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ACTE TROISIÈME

DOMINIQUE

Tu ne m'accuseras pas d'un zèle trop ardent, plein d'arrière-pensées ?

ANTOINETTE

Je t'estime et je t'aime.

DOMINIQUE

D'ailleurs, rien ne prouve que les choses iront toutes seules.

ANTOINETTE

Je suis tranquille là-dessus. Raymond m'aime toujours.

DOMINIQUE

En attendant, il m'a l'air assez monté contre toi.

ANTOINETTE

Tu plaideras si bien ma cause !

DOMINIQUE

Je suis quelquefois très gauche, je t'en avertis.

ANTOINETTE, s'animant.

Mais je n'admets pas que tu échoues. Il faut employer tous les moyens pour le convaincre.

J'essaierai.

Antoinette, s'animant de plus en plus.

Il faut lui persuader que le bonheur de sa fille dépend de cette réconciliation... Il faut remuer tous ses sentiments. Il faut... au .besoin, emmène Hélène avec toi, puisque la vue de cette petite l'émeut toujours... Voilà un moyen noble.

DOMINIQUE

Je ne demande pas mieux.

ANTOINETTE

Elle n'est pas rentrée, je crois.

DOMINIQUE

Elle joue à l'entrée du parc. C'est mon chemin. Je la prendrai en passant.

ANTOINETTE

Je t'accompagne jusque-là. Nous causerons encore. Et puis, j'ai une dépêche à envoyer.

DOMINIQUE

A qui?

ANTOINETTE

A Ferrand.

DOMINIQUE

Tu étais déjà munie d'un avocat?

Au premier moment, j'ai été affolée. Mais je vais lui télégraphier de ne pas m'attendre ce soir, comme c'était convenu. Ce n'est plus la peine que je me précipite à Paris, puisque toutes les difficultés seront peut-être aplanies dans un quart d'heure.

DOMINIQUE

Je te demande une demi-heure.

ANTOINETTE

Voilà justement Odile avec ton manteau.

DOMINIQUE, prête à sortir.

Où donc ai-je posé mes gants?

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