ACTE QUATRIÈME
DOMINIQUE, radoucie.
Puisque vous aviez tant résolu de quitter votre maitresse, pourquoi ne l'avez- vous pas fait loyalement?
Parce que .juste au moment oùj allais le faire je me suis trouvé en face d'une femme malheureuse et desemparée. .
DOMIMQUE FRANÇOIS
J'ai été lâche, voilà mon crime.
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bien^è/T bieU été CrUe' aV6C m°1Jadis' vous pouviez Uienletre avec une autre.
FRANÇOIS
Je n'ai rien à répondre.
Un silence.
Dominique, avec colère.
Dans tous les cas, en supposant que j'ajoute foi à vos expirations, ce n'est pas à présent, c'était tout à heure a notre première entrevue, que vous me deviez 1 aveu de tout ce tripotage.
T . FRANÇOIS
Je le reconnais.
Dominique, avec indignation.
Pourquoi m avez-vous trompée, quand je vous ai demandé si vous étiez libre? Pourquoi m'avez-vou menti? Pourquoi?
FRANÇOIS
Parce que je vous adorais. Le bonheur d*être aime' m'a ôté toute raison.
DOMI.NIl.iUE
A vous ?
FRANÇOIS
Rappelez-vous les paroles solennelles que vous avez prononcées et mon trouble en les écoutant.
DOMINIQUE
J'aurais mieux fait de les étouffer, ces paroles, puisque vous n'aviez pas rompu formellement avec votre maîtresse. Ce qu'une femme dit quand elle croit un homme libre, elle ne le dit pas quand il est enchaîné, car vous avez beau vous trouver des excuses, il ne suffit pas de se considérer comme délié pour l'être. Ce serait trop commode. Vous ne le savez peut-être pas, mon cher, un pacte conclu entre deux personnes ne peut être annulé que du consentement de ces deux personnes.
FRANÇOIS
Vous avez cent fois raison, mais tout à l'henre, grisé par vous, si près de la joie, je n'ai pas pesé toutes ces choses. Je n'ai pas d'autre explication à vous donner. Quel homme à ma place n'aurait pas agi de même?
DOMINIQUE
Vous ne comprenez donc pas que vous étiez tenu à plus de délicatesse qu'un autre, après tout le mal que vous m'aviez fait. Il ne devait y avoir entre nous aucun malentendu, aucune équivoque. Le plus léger mensonge vous était défendu.
FRANÇOIS
J'en conviens, j'en conviens.