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ACTE TROISIÈME

BRACONY

Je ne sais pas de quoi ça dépend, mais vous êtes plus jolie à la campagne qu'à Paris.

DOMINIQUE

Je suis moins laide ici parce que nous sommes entre nous. Le monde ne me va pas, à moi.

Elle est charmante, en liberté.

BRACONY

Elle a vingt ans!

MAURICE

Depuis un mois.

DOMINIQUE

Vingt ansl Quelle chance !

MAURICE

C'est égal ! je préférais la Dominique de Paris, celle qui ne mettait pas de henné dans ses cheveux.

DOMINIQUE

Vous n'êtes jamais content, vous.

MAURICE

Je voudrais bien l'être !

BRACONY

Tâchez donc d'être un Oreste gai.

DOMINIQUE, se regardant dans une glace.

Voyons cette jolie femme! Hum! Pas brillante. (Avec mélancolie.) Et dire que l'année prochaine, je regretterai ce visage-là!

BRACONY, à Dominique.

Allons, montez, dépêchez-vous',

MAURICE, tendrement à Dominique.

Ne vous dépêchez pas.

Dominique, souriante.

Je sens que je vais manquer de parole à tout le monde, aujourd'hui.

M U'IUCK

J'aime autant ça.

Dominique, s'arrêtant en cliomin.

Oh! cette bande d'hirondelles sur la maison d'à côté.

MAURICE

Signe d'orage.

DOMINIQUE

Comme elles sont serrées les unes contre les autres!

BRACONY

Signe d'union!

MAURICE

Pourquoi diable regardez-vous toujours par là?

BRACONY

Vous avez l'air de guetter quelqu'un.

DOMINIQUE

Je croyais voir entrer le père Bouquet dans mon atelier.

MAURICE

Le père Bouquet?

Son praticien.

DOMINIQUE

Je lui ai écrit de venir prendre le buste de la petite Hélène.

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