‹ Le passé, le présent et l'avenir de la photographieChapitre 4 sur 7 · Hyposulfite de soude à saturation · texte numérisé non relu

Hyposulfite de soude à saturation

rose le cliché afin d'enlever complètement les iodures.

Le cliché terminé, on le fait sécher en le mettant verticalement et en le posant soit sur une feuille de papier buvard, soit au-dessus d'une lampe à esprit de vin, ou enfin, et ce qui vaut mieux, devant un feu de braise, en ayant soin de chauffer toutes les parties également, afin de ne pas s'exposer à le faire éclater.

Quand le cliché est bien séché, et quand la glace est un peu refroidie, on verse sur le côté collodionné un vernis quelconque, soit un vernis simplement à la gomme laque, soit le vernis Shœnée que, pour notre pratique personnelle, nous préférons à tous les autres. Nous recommandons d'observer pour cette opération les mêmes précautions que nous avons indiquées pour verser le collodion, c'est-à-dire de faire couler la couche aussi égale que possible; après ce travail, le cliché est complètement terminé.

De ce cliché, que nous supposons réussi dans les meilleures conditions possibles, il reste à tirer des épreuves. Or, ce tirage est le complément de toute l'opération, et c'est ici encore que se manifestera plus ou moins le goût personnel du photographe. C'est de la part de soin, d'attention, de sentiment même que l'artiste apportera dans cette opération du tirage, que dépendront la beauté et l'harmonie de l'épreuve.

Le premier soin doit être d'étudier minutieusement le cliché pour en reconnaître le fort et le faible; car il est possible de modifier la venue de l'épreuve

LK PRÉSENT

(laps les parties faibles et dans les parties vigoureuses.

Cette étude faite, l'opérateur se servira des procédés matériels que nous allons décrire, en les modifiant; toutefois suivant son inspiration d'artiste.

Nous n'avons pas la prétention, dans ce manuel très-sommaire, d'enseigner complètement l'art du photographe et d'initier à toutes les préparations chimiques dont on fait usage dans la pratique. Nous avons voulu seulement faire connaître les principes fondamentaux de l'art, et indiquer la méthode usuelle que nous suivons nous-même journellement. L'étude dans l'atelier et l'expérience pratique du laboratoire, animées par le goût et le sentiment de Fart, feront le reste.

Quant aux préparations chimiques, nous nous bornons à les indiquer par les noms sous lesquels elles sont connues et vendues dans le commerce.

Vouloir enseigner à les manipuler soi-même, ce serait risquer d'égarer l'esprit du lecteur dans un dédale de prescriptions et de formules.

Après un certain temps de pratique, si l'on veut s'occuper des préparations chimiques, on peut avoir recours au savant traité de M. Davanne, qui vous initiera aux détails de la fabrication et des combinaisons de ces produits.

Il peut être compromettant pour le succès des premières expériences de préparer soi-niême les papiers cirés, salés, albuminés, de faire et d'employer tels ou

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tels procédés de collodions secs ou autres; ce qu'il y a de plus sage et de plus simple, au début, c'est de se procurer tous les produits et les ustensiles dans une maison recommandable par le soin qu'elle apporte à ses préparations. Nous citerons au premier rang, dans ce genre, les frères Puech\ fabricants de produits chimiques en même temps que photographes distingués, qui se font un plaisir de donner les conseils les plus utiles sur l'emploi de tous les produits et aussi sur la pratique de leur art.

Toutes ces recommandations bien observées, il nous reste à procéder.

On doit avoir préparé, dans une cuvette en porce- * laine, un bain dit positif^; on prend une feuille de papier Saxe salé ou albuminé que l'on cornera à un des coins ; puis on la fait glisser sur la surface du bain, en l'y laissant surnager trois à quatre minutes, après avoir eu soin de s'assurer qu'il n'y a pas de bulles d'air entre le papier et le liquide.

Après ce délai, on retire le papier sensibilisé et on le suspend dans un coin obscur en le fixant par une épingle à un corps en saillie de façon à préserver la feuille de tout contact.

Quand cette feuille est complètement sèche, on essuie parfaitement l'envers du cliché, et on le pose verre contre verre dans un châssis-presse; on place le côté sensibilisé du papier sur le côté collodionné

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