‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 19 sur 112 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

que les familles plébéiennes possédaient une auti* e portion du pouvoir, et que les esclaves, les ilotes, les étrangers à la ville capitale de la république ne possédaient rien.

Il y a eu des républiques oligarchiques, comme à Venise, où quelques centaines de familles souveraines formèrent des conseils de gouvernement secrets, absolus, ombrageux, terribles, et exercèrent sous le nom de république une tyrannie ombrageuse, jalouse, pleine de délations et de pièges, républiques sous la forme de l’inquisition.

Il y a eu des républiques aristocratiques, comme jadis en Pologne, où quelques milliers de nobles opprimèrent , dépouillèrent, avilirent des millions de serfs, élirenl et déportèrent des chefs qu’ils appelèrent rois, et se disputèrent perpétuellement, les armes à la main, le pouvoir à la fois violent et anarchique dans des diètes ou dans de grands clubs d’aristocrates à cheval et en plein champ. Ces républiques furent tout bonnement des anarchies militaires et chevaleresques; elles saignèrent, elles sucèrent le peuple; elles agitèrent leur pays jusqu’à ce qu’elles l'eussent démembré et livré au joug étranger.

Il y a des républiques municipales, fédérales, comme en Hollande, en Allemagne, en Italie, en Amérique, où différents États ayant des législations diverses et des gouvernements particuliers, se liguent en républiques confédérées.

11 y a des républiques théocratiqucs ou sacerdotales, avec un chef élu par un conclave de dignitaires ecclésiastiques, comme le gouvernement de Rome sous la papauté.

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