‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 28 sur 112 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

nalisme du célibat. Le vrai christianisme revint sur leurs pas, reconnut et sanctifia tout cela en rougissant des exagérations de ses sectaires. Il n’en resta rien que quelques institutions oisives et mendiantes, qui n’auraient même pas pu mendier s’il n’y avait pas eu des propriétaires et des travailleurs pour les nourrir d’aumône et d’oisiveté.

Il y eut un de ces accès en Orient quelque temps après Mahomet. Les mahomélans socialistes se rassemblèrent en armée nombreuse et fanatique dans les montagnes de Tauris. La désorganisation se mit à l’instant parmi eux, la disette les poussa sur les provinces voisines, ils saccagèrent quelques villes, enlevèrent les biens et les femmes de quelques tribus. L’Orient tout entier se leva contre eux; ils fondirent dans leur sang comme un rêve de barbares.

11 y eut un de ces accès en Allemagne du temps des anabaptistes. Les communistes des bords du Rhin établirent leur religion de la communauté des biens et des femmes pendant quelques mois. Ces mois de délire ne furent qu’une orgie et qu’une extermination continues, jusqu’à ce que les chefs se pendirent les uns les autres, et que les sectaires finirent par être décimés jusqu’au dernier, et chassés dans les bois comme des bêtes féroces.

Il y eut un de ces accès en Angleterre après Cromwell. Une armée de niveleurs ou de communistes ouvriers et paysans anglais , professant tout ce que professent aujourd’hui les clubs communistes, s’avança au nombre de quatre cent mille hommes jusqu’aux portes de Londres. La tour de Babel n’élail

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