‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 7 sur 112 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

C’csl le parti très-sage, selon nous, que prit le président de la République. Il se plaça, comme il devait le faire, en dehors et au-dessus des partis; il voulut offrir à tout le monde une République impartiale. Pour une République impartiale il fallait un ministère d’hommes honnêtes, éclairés, fermes, mais neutres entre les partis. Celte pensée était d’un homme de bien et d’un homme d’Etat. Elle popularisa le chef du gouvernement dans la masse raisonnable du pays et dans l’esprit de l’Europe.

Quelques jours après l’installation du président , des symptômes d’émeute se manifestèrent autour de l’Assemblée nationale; les clubs, ce gouvernement convulsif de l’anarchie en France, parurent vouloir, comme au 19 mars , comme au 16 avril, comme au 15 mai, comme au 25 juin, livrer bataille au gouvernement régulier, décimer la représentation, substituer la souveraineté de l’attroupement à la souveraineté du peuple. La troupe et la garde nationale n’eurent qu’à se lever pour faire disparaître ces rassemblements. L’Assemblée constituante termina scs travaux et remit ses pouvoirs à l’Assemblée législative.

§ iv.

A peine l’Assemblée législative était-elle installée, que la minorité des républicains d’exagération et de turbulence, s’alliant avec les chefs de sectes socialistes et communistes, suscita de perpétuels orages dans la représentation, demanda la mise en accusation des

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