‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 9 sur 112 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

ment, et incompatibles, dans leur anarchie actuelle, avec l’existence d’un gouvernement quelconque en France, furent fermés. L’imagination publique se rassura; le crédit remonta; le travail reprit dans les grands centres manufacturiers du pays. La République, que les terroristes, les anarchistes, les clubisles et les socialistes radicaux dépopularisaient partout par leurs menaces, par leurs vociférations, par leurs systèmes, par leurs violences, regagna par le rétablissement gradué de l’ordre tout ce qu’elle avait perdu dans les esprits par les folies, par les tyrannies et par les excès de ses faux amis. Dès qu’on ne vil plus la démagogie, on reconnut et on aima la République.

Cependant on ne régularise pas en un jour une immense révolution. L’organisation de la démocratie est l’œuvre continue et successive d’un siècle. Comprenons bien quelle est la nature de république que la France de 1818 veut instituer en rapport avec sa nature, ses pensées et ses intérêts actuels.

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