‹ Le Passe-tems ou Nouveau recueil de chansons, romances, vaudevilles, & c. &c. [microforme]Chapitre 12 sur 56 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Hommes, qui voulez éprouver Jusqu'où va notre patience,

Vous pourriez bien aussi trouver

Le prix de votre impertinence.

Plus de pitié que de courroux,

C’est ce qu’on doit à votre injure ; Les femmes valent mieux que vous, Et j'en rends grâce à la nature. (bis.)

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Le Bal.

ROMANCE

Ain : Allons, Babel.

VorrA qu'il part, il me quitte, il s’élance !

En souriant, il m’a dit : « À demain !»

Il court au bal. Lorsqu’à lui seul je pense, Sa main, peut-être, engage une autre main.

Le bruit, le bal, la foule ont tant d'ivresse ; Et puis je l'aime... .On voudra l’entratner.

J'entends l’accord!... A danser qui les presse? Pour un regard peut-il m'abandonner ?

Ah ! je devais suivre au bal l’infidèle !

Au bal, peut-être, un succès obtenu

M'eût à ses yeux fait paraître encor belle,

Et près de moi l’orgueil l’eût retenu.

Il est heureux. ...En irritant l’envie,

Il croit régner. . . .Son cœur n’est pas jaloux... De loin l’accord accroît ma jalousie ;

C’est des tourmens le plus cruel de tous.

Pourquoi pleurer et tonjours des alarmes ?. . J1 faut sourire et croire à son amour,

Pour lui cacher que j'ai versé des larmes,

Et sans mourir l’entendre à son retour

Parler du bal et nommer la plus belle... .

L’amour soumis est toujours délaissé. . . .

Déjà l’accord. . . .Il accourt auprès d'elle... Je n’y vois plus... .Le bal a commencé.

Les Mœurs de mon Village.

Air : Ton humeur est, Catherine.

Autrefois dans mon village, On én usait sans façon ;

Le bon ton, le bel usage N’étaient connus que de nom :

Aujourd’hui dans notre asyle, Les beaux arts ont pénétré ; Et l’on est, comme à la “ille, Élégant et manièré,

Autrefois dans mon village,

On s’aimait tout bonnement ; Et d’un joli persiflage

On ignorait l’agrément ;

Mais dans le talent utile

De déchirer son ami,

Presque aussi bien qu’à la ville On réussit aujourd’hui.

On avait la bonhomie

Avec peu d’être content ;

On passait toute la vie

A rire et chanter gaiment ; Mais d’une joie inutil=

On est fort bien revenu ;

Et presque autant qu’à la ville ; Le plaisir est inconnu.

On eut longtems la sottise PD'économiser se É

Et chacun suivani sa guise F'aisait valoir ses moyens.

| On n’est plus si makbabile, | Or mange ce qu’on n’a pas ; | On jeûne comme à la ville, pl Pour donner de grands repas.

| Chacun allait le dimanche (| couter notre curé; , | Tout vieillard à grande manche,

Wa Tout docte était révéré.—

| Maintenant sur l’évangile

On raisonne en avocat ;

Et, de même qu’à la ville, Chacün veut régler Pétat.

D'un amour de tourterelle On languissait tristement ; C'était assez d’être belle, Pour captiver un amant.

À présent c’est inutile,

On calcule beaucoup mieux ; Et l’or, tout comme à la ville, L'emporte sur les beaux yeux.

La timide pastourelle

Ignorait le nom d'amour, N'ôsait lever la prunelle,

Et travaillait tout le jour.

À présent elle est subtile, S’enflamme à commandement, Et sait, tout comme à la ville - Vous aimer pour votre argent.

ô7 L’Arébitecture.

Ain: De tous les copuèins du monde.

Aurlecteur, dans la nature,

Il est plus d’une architecture.

L'expérience enseigne à tous, (Et sa leçon n’est point suspecte) Qu’à sa mode chacun dé nous Est bon ou mauvais architecte.

Lorsque je vois à satoïlette, Une laide et vieille coquette, Bâtir sur son chef rüineux, Postiché et brune chevelure, Pour elle jé suis tout honteux :

La ridicule architecture !

L'édifice d’une fortune

N'est pas chose aujourd’hui commune, Pour les vértus, pour les talens ;

Mais la bassesse et l’imposture Souvent en sont les fondemens :

Quelle odieuse architecture !

Ai : JVous sommes précepteurs d'Amour.

On met l'Amour au rang des dieux ; J’avais cru longtems cette fable.

Êglé n’a fait sentir ses feux,

Ce n’est pas un diét, é’est un diable,

=. Conseils,

Air : Des simples jeux de mon enfance,

Saxs vouloir trop chérir la vie,

Par nos soins sachens l’embellir ; Mais n’ayons pas la fantaisie

De chérir toujours le plaisir.

Pour le trouver, il faut l’attendre :

Quisans cesse court après !u1.

Au moment qu’il croit le surprendre, Souvent n’embrasse que l'ennui,

Des faux biens craignons l’imposture.

La vanité fait peu d’heureux:

Aux vrais plaisirs de la nature, .

Sagement bornons tous nos vœux.

S’il se peut, de l’amour volage Fuyons le séduisant attrait :

Trop rarement il dédommage

Des sacrifices qu’on lui fait.

Cependant, si de sa puissance Nous:'ne pouvons nous garantir, Goûtons le plaisir qu’il dispense, En attendant le repentir. { Aux douceurs que l’amitié donne, Qui consacre le plus d’instans, Eprouvera que son automne Diffère peu de son printems.

Gardons-nous d’avoir la manie Be toujours prétendre à l’esprit :

Préférons l’aimable folies;

Ne par!'ons point comme on écrit.

En tout évitons la contrainte; .

Aimons ces premiers modvemens :

Que le cœur sans art et sans feinte, Laisse échapper $és sentimens.

Défendons à l’indifférence De jamais glacer nofre éœür :

Elle éteint toute jouissance ;

: Par elle on est mort au bonheur.

Finissons ; la morale ennuie, Et de rien ne sait garantir ; Il faut, pour jouir de la vie, Raisonner peu, beaucoup $entir.

RARAAVAAAAAAR AN AVAAAUAANRIANRAUIAS, LARANANRA IAA MUR VAE

Le Petit Ruisseau.

Am: Je l'ai planté, je l'ai vi naître.

Que je me plais à ton murmure, Doux et charmant petif ruisseau !

Couché sur la molie verdure,

Que j’aime à voir couler ton eau !

Embellir toujours la prairie, Doux et charmant petit ruisseau !

Mais à mon vin, je t’en supplie, Ne viens jamais mêler ton eau.

Les Souvenirs du Peuple,

Ox parlera de sa gloire Sous le chaume bien longtems ; L’humble toit dans cinquante ans Ne connaîtra pas d’autre histoire.

Lors viendront les villageois Dire alors à quelque vieille :

Par des récits d’autrefois, Mère, abrégez notre veille ; Bien, dit-on, qu’il nous ait nui, Le peuplé encor le révère ; Oui, le révère, Parlez-nous de Jui, grand’mère, Parlez-neus de lui.

—Mes enfans, dans ce village, Suivi de rois, il passa :

Voilà bien longtems de ca, S Il venait d’entrer en ménage. Il

A pied grimpant le côteau S

Où pour voir je m'étais mise, |

Il avait petit chapeau 5

Avec redingote grise, Près de lui je me troublai

Il me dit : bon jour, ma chère, J Bon jour, ma chère. J

—]1 vous a parlé ! grand’mère Il Il vous a parlé! Ma

L'an d’après. moi pauvre femme, :

À Paris étant un jour,

Je le vis avec sa cour :

Îl se rendait à Notre-Dame.

Tous les cœurs étaient contens :

On admirait son cortège ; Chacun disait : quel beau tems, Le ciel toujours le protège !

Son sourire était bien doux D'un fils Dieu le rendait père, Le rendait père.

— Quel beau jour pour vous! grand'mère, | Quel beau jour pour vous !

Mais quand la pauvre Champagne ut en proie aux étrangers, Lui, bravant tous les dangers Semblait seul tenir la campagne.

Un jour, tout comme aujourd’hui, J'entends frapper à ma porte,

J’ouvre, grands Dieux, c'était lui Suivi d’une faible escorte.

Il s’assied où me voilà S’écriant : Ah ! quelle guerre, Ah ! quelle guerre !

—]l s’est assis là! grand’mère, Il s’est assis là !

J'ai faim, dit-il; et bien vite, :

Je sers piquette et pain bis.

Il fait sécher ses habits ;

Mème à dormir le feu l’invite.

Au réveil voyant mes pleurs, Il me dit : bonne espérance, Je cours de tous ses malheurs Sous Paris, venger la France,

Il part, et comme un trésor

J'ai depuis gardé son verre, Gardé son verre.

—Vous l’avez encor ! grand'mère, Vous l’aveg encor.

Hélas! bientôt à sa perte Le héros fut entrainé ; Lui qu’un pape a couronné

Est mort dans une île déserte ;

Longtems aucun ne Pa cru, On disait il va paraître.

Par mers à est accouru, L’étranger va voir son maître.

‘D’erreur quand on nous tira,

Ma douleur fut bien amère, . Oui, bien amère,

—Dieu vous bénira, grand’mère, Dieu vous bénira.

Sar les Maris d’à-présent.

Am: Avec les. jeux dans de village.

Sr, pour'avoir son Eurydice, Orphée alla jusquanx enfers, Et se rendit leur Dieu propice, Au son de ses tendres Concerts :

Pour femme au tombea érséendue, On ne yoit plus ce désespoir :

On chapte après l'ayoir perdue, Mais.ce n'est pas. pour la ravoir.

11 faut que tout le monde vive.

Arr : J'aime la force dans le vin.

O mes amis ! quand le plaisir Nous invite à rimer à table, Dieu me préserve de choisir

Un sujet tendre, ou lamentable !

Avec vous trinquant et buvant, Je préfère, en joyeux convive, Ce vieux refrain d’un bon vivant :

Il faut que tout le monde vive!

J’admire, avec vous, nos guerriers, Je me sens fier de leur courage...

Mais, chez Béllone, les lauriers , Sont toujours le prix du carnage :

Plus favorable à nos hameaux, L’arbrisseau qui porte lolive Nous dit, en joignant sés rameaux ; Il faut que tout le monde vive!

Fillette aimable et faite au tour, Dont le cœur ne bat point encore, Laisseras-tu mourir d'amour L’innocent berger qui t'adore ?

Non, non, je prévois le moment Où, plus sensible et moins craintive, Tu diras charitablement :

Il faut que tout te monde vive!

Vous qui, dans vos couplets divers, Lancez toujours des épigrammes, E

Aux froids auteurs en prose en vers, Aux partisans des mélo-drames, ° ‘ Pourquoi ces éternels assauts ?

Faat-il qu’en masse on les proscrive ?

Oh! laissez respirer les sots !.…..

Il faut que tout le monde vive!

Puissent, quelque jour, les huissiers, Les avocats, les hommes d’affaires, Les cabaleurs, les financiers,

Et mille autres pareils corsaires, Mais surtout plus d’un vieux docteur, Dont je connais l’humeur rétive, Avec nous répéter en chœur :

Il faut que tout le monde vive !

Je vous ai parlé sans détour,

Je neveux la mort de personne !.… Pourtant il faudra bien qu’un jour, Notre dernière heure, enfin, sonne ; Alors, gaillards et triomphans, .

Courons peupler la sombre rive,

Et faisons place à nos enfans…. De Il faut que tout le monde vive! Pou Ad RAÉURNS Con Arr : De lous les capucins du monde. On; Come un chien dans un jeu de quille Nou On reçoit une pauvre fille, : | A l'instant qu’elle vient au jour :

A quinze ans, quand elle est gentille Sont

Elle nous recoit à son tour, Comme un chien dans un jeu de quille. Glis:

ille

quille.

Les Patineurs.

Air : du vaudeville de Jean Monnet.

Duru ! tout se gèle sur place, 08 vins, nos fruits, nos amis !

ous les esprits sont de glace, °us les cœurs sont refroidis !

aintenant |

ominant, Le froid Bagne tout le monde, Et ce n’est plus que sur l’onde Qu'on s’échaufte. en patinant,

Un franc patineur se moque Que le bois soit cher ou non ; a, quand l’hiver le bloque, a rivière pour salon, ' es glaçons our tisons, Ses dix doigts pour allumettes,

>es deux patins Pour pincettes, Pour soufflet les aquilons.

Comme on voit glisser sur l’onde A Peut voir glisser ailleurs ; ous glissons tous à la ronde, ous sommes tous Patineurs.

Ces patins ‘ * n patins

Sont ] image de nos belles,

: souvent ces demoiselles

lissent même en eSCarpins,

On glisse sur la justice, Sur la vertu, sur l'honneur; Sur la contrebande on glisse ; On glisse sur mainté erreur.

Le plus fin Prouve enfin Qu'en cé siècle d'incartades, De glissades en glissades On peut faire son chemin.

En glissant avec adresse, On ne tombe pas toujours ; Glissons, glissons aù Pérmésse, Glissons avec lés Amours.

Les c'imats,

Les frimas, Ne font rien au cœur sincère ; Ainsi, glissons, ma Glicère, Dussious-nous faire un faux pas.

Si de même que la Séine Et le canal Saint-Martin, Le froid glaçait l'Hiprocrène, Apollon courrait soudain,

Flûte en mains,

Les chemins, Chaussant le socque élastique Et le patin gymnastique Par-dessus ses brodequins.

C'est ça.

Air: Tontaine, tonton.

Mrs amis, il faut que je chante :

A-t-on du Champagne? En voila.

C’est ça, c’est ça, mes amis, c’est ça.

Voyons, sa mousse pétillante Me charme et m'inspire déjà :

C’est ça, mes amis, c’est ça.

On poursuit le bonheur sans cesse;

Mais Bacchus nous dit: Le voilà :

C'est ça, c’est ca, mes amis, c’est ça.

Rang, dignité, crédit, richesse, Dans ma bouteille tout est là :

C’est ça, mes amis, c’est ça.

Gare ! pan! pan! le bouchon vole :

Vite, buvons ; le vin s’en va :

C'est ça, c’est ça, mes amis, c’est ça.

De plaisir nous tenons école ; Argumentons sur ce fait-là :

C’est ça, mes amis, c’est ça.

Je érois qu’amour, ce petit drôle, Sommeillait dans ce flacon-là :

C'est ça, c’est ça, mes amis, c’est ça.

Je l’ai gobé, sur ma parole:

Dans mou cœur je le sens déjà :

C'est qu, mes amis, c’est ça.

Fripon, tu désertes Cythère !

Eh bien ! on t’y reconduira ::

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C’est ça, c’est ça, mes »1"!s, c'est ça.

Je veux ce soir à ma vergère Remettre ce polisson-là :

C'est ça, mes amis, c’est ça.

Le Pauvre Aveugle.

Aim: De la Romance de Joseph.

O vous dont la richesse est grande!

Vous qui voyez l'éclat des cieux; Un peu de pain que Dieu vous rende Si jamais vous perdez les yeux.

Le jour fuit, et dans l’aumonière Depuis hier je n’ai plus rien!

Assistez, heureux de la terre,, ,

Le paure aveugle et son vieux chien.

Du bonheur j’ai connu l'ivresse ;

J’ai vu la clarté des beaux jours:

Longtemps l’amitié, la tendresse,

De ma vie ont charmé le cours :

J'ai perdu ces biens qu’on adorez Plus d’amours, plys d'amis, plus rien!

Mais le malheur unit encore

Le pauvre aveugle et son vieux chien.

Par un bienfait, aimable enfance, Doublez le prix de vos chansons :

Vous êtes riche d'espérance ; Médor et moi nous vieillissons :

Les yeux se troublent.. ma voix tremble...

Encore un sou :.. demain plus rien !

Demain verra finir ensemble

Le pauvre aveugle et son vieux chien.

RAARAA VAR RAA AAA PAPAS

Je vous en souhaite.

Am: Ma tante Urlurette.

Le jour de l’an va sonner ; Comme l’on va se donner Maint bonbon, mainte courbette, Turlurette, (bis.) Je vous en souhaite.

Vous, petits obscurantins, Qui, chez les ignorantins, De l'esprit faites cueillette, Turlurette, (bts.) Je vous en souhaite.

Quand le trois pour cent patit, Vous qui perdez l’appétit, De Villèle pique-assiette, Turlurette, (bis.) Je vous en souhaite,

Vous qui, singeant Poquelin, Cherchez, d’un pinceau malin, Les couleurs de sa palette, Turlurette, (bis.) Je vous en souhaite.

Maris qu'hymen rend vainqueurs, Qui croyez forcer des cœurs La porte neure et secrète, Furlurette, (bis.) Je vous en souhaite.

Vous qui cherchez un lecteur, Court et badin Moniteur, Impartinente Gazette, Turlurette, (bis.) Je vous en souhaite.

Peuples, qui, payant l'impôt, Voulez des poules au pot, Si votre marmite est prête, Turlurette, (bis.) Je vous en souhaite.

Encore des Amours.

Air: Aux champs heureux de l'antique Ausonte,

Je me disais: Tous les dieux du bel âge M'ont délaissé ; me voilà seul et vieux ; Adieu l’espoir que leur troupe volage M'avait donné de me fermer les yeux!

Je le disais, lorsqu’une enchanteresse Vint, et, d’un mot, ravit mes sens troublés, Ah! c’est encor quelque beauté traîtresse !

Tous les amours ne sont pas envolés,

chos bent 2 Vu jui © ,

Qui, c'est encor quelque sujet de peine ; Mais du repos je suis si fatigué !

Lorsqu’à trente ans je pliais sous ma chatne, Plus malheureux, pourtant j'étais plus gai.

Le ciel m'envoie une reine nouvelle :

Coinbien d’attraits les siens m'ont rappelés ! Roses d’automne, effeuillez-vous pour elle!

Lous les Amours ne sont pas envolés,.

Mes yeux encore ont des pleurs à répandre ; Ma voix encore a des chants amoureux.

Ainons! chantons ! la beauté vient m'apprendre À triompher des destins rigoureux.

Tout me sourit : les fleurs brillent plus belles, Les jours plus purs, les cieux pius étoilés.

para D Dins l’air, plus doux, j'entends battre des aîles : Tous le Amours ne sont pas envolés.

VAVAI NVAA VAAA AAA AAA LAN WAAA ASS MANIA LAMAMIA/S VA

e Ausonie, Atm: Du Prévol des Marchands.

age Je vous donne avee grand plaisir, De trois présens un à choisir :

La belle, c’est à vous de prendre Celui des trois qui plus vous duit ; Les voici, sans vous faire attendre ; blés, Bon jour, bon soir, et bonne nuit.

ss !

ve

Es

C’est autre Chose.

Air : Londres qu’on m'a tant vanité.

Dans le siècle où nous vivons, Ah! que d’utiles lecons!

On n’y parle que maximes Ptilantropiques, sublimes ; On n’y voit que magistrat, Soldat, Prélat, Offrir leur vie à l’état :

Mais si de leur bourse on dispose, C’est autre chose.

Philinte est officieux, C’est un homme merveilleux, Poar vous rendre des services ; Vous faire des sacrifices, Offrant à chacun son bien Moyen, Soutien, Quand on n’a besoin de rien:

Mais sur lui si l’on se repose, C’est autre chose.

Pamphile en société 3 Est charmant, plein de gaîté; I] sait toute la chronique

À persifier est unique ;

Ses traits sont toujours saillans, Piquans, Plaisans,

Pleins de sel et d’agrémens ; Mais si c’est de lui que l’on glose, C’est autre chose.

Aux bergères du hameau,

Le sensible pastoureau,

De son vif et pur hommage,

Présente sans fin le gage ;

Et chaque jour il leur fait Couplet, Bouquet, |

De violette et d’œillet :

Mais quand il a cueilli la rose C’est autre chose.

Sn

ae ent 5 M cree a

Quand pour un futur époux, Un penchant tendre et jaloux Fait soupirer une belle ; C’est la Colombe fidèle, Qui vous offre avec son cœur, Douceur, Candeur, Accorte et gentille humeur :

Mais sitôt qu’hymen en dispose, C’est autre chose.

sl !

Pour tous ses adorateurs Bélinde n’a que rigueurs, Au public donnant sans cesse, De la rigide sagesse L’exemple très peu commun.

C’est un Œil brun,

Qui désespère un chacun :

Mais dans une chambre bien close, C’est autre chose.

Après moi le Déluge.

Atr : Tous les bourgeois de Chartres.

Aux peines de la vie Voulez vous résistes, A ma philosophie Il faut vous arrêter.

Ennemi déclaré du tracas, du grabuge,

Je vis en vrai Roger Bontemps,

Et comme il vient je prends le temps, Après moi le déluge.

Sur la machine ronde, Amis, que voyez-vous ?

Maint censeur qui vous fronde, Des fourbes, des jaloux.

Hélas! effrontément, on vous trompe, on vou

[gruge;

De tout cela moi je me ris ; | C’est que pour maxime j’ai pris, (Il Après moi le déluge.

Ain

| Quand la fièvre m’attrappe, ji 1! Au sortir d’un diner,

DURE | L'élève d'Esculape AL M'ordonne le Séné

M Yous vous moquez, Docteur, avec ce fébriluge, Bacchus m’en offre un, c’est le mien, Si je n’en reviens pas, eh bjen!

Après moi le déluge,

Je fais ma seule affaire De chasser les ennuis; À l’isle de Cythère J’aborde——quand je puis.

Des disputes des rois je ne me rends point juge ; Pourvu quon me laisse en repos Ranger et vuider mes tonneaux, Après moi le déluge.

LS

TS Rs DS MP +2

Après mon héritage, Fruit de mes longs travaux, Soupirent, je le gage, Tous mes collatéraux.

Empressé de jouir, chacun d’eux se l’adjuge : Moi, je ne me refuse rien ; Et si je mange tout mon bien, Après moi le déluge. |

eg mom 2

La triste expérience Vient nous prouver, hélas!

Qu'il faut, sans résistance, Déloger d’ici bas.

Ainsi la mort sera notre dernier refuge— __ Mais jusques là. buvons, chantons, Et sans la craindre, répétons, Après nous le déluge.

D POS PPT SAR Re non à à Dé

be

RER ARE mer

Portrait d’une Maîtresse Désiréé.

Air : Je suis Lindor, &e.

D'’armer jamais si je fais la folie,

Et que je sois le maître de mon choix:

Connais, Amowr, celle qui sous tes loix Pourra fixer le destin de ma v:e.

Jé la voudrais moins belle que gentille ; Trop de fadeur suit de près la beauté.

Simples attraits peignent la volupté ; Joli minois de feu d'amour pétille.

Je la voudrais moins coquette que tendre, Sans être Agnès ayant peu de désirs ; Sans les chercher se livrant aux plaisirs, Les agmentant en voulant s’en défendre.

Je la voudrais sans goût pour la parure, Sans négliger le soin de ses appas ; Quelque peu d’art qui ne s’aperçoit pas, Ajoute encore au prix de la nature.

> bed pen be

Je la voudrais n’ayant pas d’autre envie, D'autre bonhevr que celui de m’aimer.

Si cet objet, Amour, peut se trouver, De te servir je ferai la folie,

bel bo Con

Portrait d’un Amant Désiré.

«ème air que le précédent.

Av traître Amour je me firais peut être,

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