‹ Le Passe-tems ou Nouveau recueil de chansons, romances, vaudevilles, & c. &c. [microforme]Chapitre 13 sur 56 · IX: Si je trouvais à ma guise uh amant · texte numérisé non relu

IX: Si je trouvais à ma guise uh amant

loix T'endre et soumis sans être languissant ; Qui, bien aimé, craigniît de le paraître.

tille ; Je le voudrais d’une taille agréable,

uté. L'air gai, l’œil vif, plein d’esprit et dé feu, |

LE Qui de l’amour ne se fit point un jeu, | Qui de tromper n’eût point l’air détestable. à

teridre, D'un important qu’il n’ait point le costume,

: Qu'il soit sensé, mais non sur le retour ; isirs, Dans les beaux jours le flambeau de l’amour

Quand il s’éteint, d’un rien on le rallume.

De la gaîté qu'il fasse sa déesse; Des ris, des ieux qu’il s’occupe toujours ; Le feu d'amour brûle un instant du jour, | }

Mais la gaîté nous amuse saris cesse.

Je veux le voir même au sein de l’ivresse, Me reprocher que j’ai trop combattu, Et si pour lui je manque à la vertu, Qu'il m'en console à force de tendresse.

La Prévoyante.

Vous me grondez d’un ton sévère D'’aveir, malgré votre leçon, L'autre jour, dans notre maison, Q:

Reçu, même écouté Valère ; J'é Il reviendra ce soir, je crois ; T Ce soir, je crois, Et Maman, grondez moi pour deux fois,

Le nom d'amour, qui m’effarouche Il me le fait si bien goûter,

Qu'on jurerait, à l’écouter, Et Qu'il est innocent dans sa bouche.

Il reviendra, &c.

Il me conjure avec instance De lui laisser prendre un baiser ; Et Me taire, c’est le refuser : | Mais il n'entend pas mon silence:

Il reviendra, &c.

qll Je devrais fuir ce téméraire,

fl Pour agir selon vos désirs :

I] Mais quand on ne sent que plaisirs, juil Comment bien marquer sa colère ?

pu Il reviendra, &c.

En vain, contre un amant si tendre, De vos leçons je veux m'aider ;

Il a l’art de persuader,

Mieux que vous ne savez défendre, Il reviendra, &ec,

Le pouvoir de l'Amour.

Air: La jeune Iris, &c.

Quanp tu m’aimais, inconstante Sophie J'étais heureux, je chérissais le jour ; Tu m'as quitté. l'espérance est enfuie, Et mon bonheur n’était que mon amour,

Quand tu m’aimais, le dieu de l’harmonie Pour te chanter, m’inspirait chaque jour Tu m’as quitté. j'ai perdu mon génie, Et mon talent n'était que mon amour.

en rs

me

Quand tu m’aimais—aux larmes accessible Du malheureux je cherchais le séjour.

Tu m'as quitté—mon cœur est moins sensible, Et ma vertu n’était que mon amour,

PARA VAAAVAARANAPNRRARANRRANYS VARAANRAANARARARARARANARNS RAA Arr: Que ne suis-je la fougère.

IL faut bien à la jeunesse

Passer quelque amusement ;

Une amoureuse faiblesse

N'est pas un crime si grand :

Quand le dieu d’amour nous blesse, Pour excuse on a souvent L’exemple de la sagesse,

Qui, sans bruit, en fait autant.

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Cela me gène.

Am ‘

En tout objet, pour réussir, 1

Je sais fort bien comme on intrigue ;

Et j’en puis avoir le plaisir

Si j'en veux avoir la fatigue.

Je sais comme on se fait un nom

En courtisant quelque Mécène ;.

Mais flagorner..… Ah! ma foi, non, Cela me gène.

Je puis avoir des ennemis ; | Mais à leurs traits je m’abandonne, Me venger me fût-il permis :

Par paresse je leur pardonne.

Peut-être connais-je aussi, moi, Quelques gens dignes de ma haine ; Mais les hair... Oh! non ma foi ;

Cela me gène.

Quand il faut, que pour mon pays,

Pour un enfant, pour une femme,

Pour de bons et de vrais amis,

Du fourreau je tire la lame.

Mais aller à la garnison

Trainer... une... ennuyeuse chaîne...

A droite ! à gauche !.… Oh! ma foi, non, Cela me gène.

L APE en me mettant en frais e soupirs, de soins, de tendresses,

Comme tant d’autres j’obtiendrais

Les bontés de quelques maîtresses.

Plaisirs d’amour valent, je crois,

Le passe-temps de Diogène ;

Mais soupirer.. Oh! hon, ma foi, Cela me gène.

Tous les arts veulent du travail,

Et ma paresse s’en désole ;

Sans ce füneste épouvantail

Thalie eût été mon idole

Je puis rimer une char , |

Gaiment esquisser quelque scène ;

Mais travailler... Oh! ma foi, non, Cela me gène.

« Peut-é're gourmand, ou buveur,

« Vous apprendrez ce qu’il en coûte»

Me dit sans cesse le docteur.

Eb bien, docteur, j'aurai la goutte.

Le vin tout pur, je le conçoi,

M’échauffe plus que l’eau de Seine ;

Mais le tremper... Oh ! fon, ma foi, Cela me gène.

Au calcul je ne rohnais rien, Quoiqu’on me l’ait appris en classe; Quand j'ai de l’argent tout va bien, Quand je n’en ai pas je m'en passe.

Si le vin manque à la maison, Eh bien ! je bois à l’'Hyppocrène ; Mais calculer... Oh! ma foi, non, Cela me gène.

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