CHŒUR
Marchons ; (bis.) qu’un sang impur abreuve nos [sillons,
Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés ?
Français, pour nous, ah ! quel outrage!
Quels transports il doit exciter ! C’est nous qu’on Ôse méditer De rendre à l’antique esclavage !
Aux armés, citoyens ; &c.
Quoi! des cohortes étrangères Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi! des phalanges mercenaires ‘T'errasseraient nos fiers guerriers !
Grand Dieu! par des mains enchainées Nos fronts sous le joug se plaiaient ;
ras
le
taillons ;
abreuve vos [sillons,
abreuve nos [sillons,
PS s!
ainées lent ;
De vils dessotes deviendraient Arbitres de nos destinées !
Aux armes, &c.
Français, en guerriers magnanimes, Portez ou retenez vos coups ; argnez ces tristes victimes À regret s’armant contre vous ; Mais ces despotes sanguinaires, Mais les complices de Bouillé...
Tous ces tigres qui, sans pitié, Déchirent le sein de leur mère ; Aux armes, &e.
Tremblez, tyrans ; et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis ;
Tremblez... vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix.
Tout est soldat pour vous combattre :
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La France en produit de nouveaux
Contre vous tous prêts à se battre.
Aux armes, &e.
Nous entrerons dans la carrière, Quand nos aînés n'y seront plus:
Nous y trouverons leur poussière, Et l’exemple de leurs vertus.
Bien moins jaloux de leur survivre Que de partager leur cercueil, Nous aurons Île sublime orgueil De les venger ou de les suivre.
Aux armes, &c.
Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs :
Liberté, liberté chérie,
Combats avec .tes défenseurs :
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accens ;
Que tes ennemis expirans,
Voient ton triomphe et notre gloire, Aux armes, citoyens; &ec.
RAA RAARARAIYIRPRARA RAR PASS AAA AAA
Chanson Canadienne.
Ain: Quel tourment, ah! quelle inquiétude.
Soc Canadien, terre chérie!
Par des braves tu fus peuplé ; Ils cherchaient loin de leur patrie, Une terre de liberté.
Nos pères, sortis de la France, Etaient l'élite des guerriers, (bis.) Et leurs enfans de leur vaillance N'ont jamais flétri les lauriers. (bis.)
Qu’elles sont belles nos campagnes !
En Canada qu’on vit content !
Salui, 0 ! sublimes montagnes, Bords du superbe St. Laurent.
Habitant de cette contrée, Que nature veut embellir, Tu peux marcher tête levée, Ton pays doit t’enorgueillir.
ns
< An oedun
RE
Respecte la main protectrice D’Albion ton digne soutien ; Mais fais échouer fa malice D'’ennemis nourris dans ton sein.
Ne fléchis jamais dans l’orage, Tu n’as pour maîtres que tes lois.
Tu n’es point fait pour l'esclavage, Albion veille sur tes droits.
Si d’Albion la main chérie Cesse un jour de te protéger, SOUTIENS-TOI SEULE, Ô MA PATRIE !
Méprise un secours étranger.
Nos pères sortis de la France Étaient l'élite des guerriers, Et leurs enfans de leur vaillance Ne flétriront pas les lauriers.
oire
loire.
ne.
inquiétude.
ANA VIAN AAA ARS RAR RAA RARE RAIN VE Le lendemain des Noces.
| Si vous le permettez, Madame, | Je vais vous parler franchement : | |
Vous étiez l’objet de ma flamme Quand je n’étais que votre amant ; Aujourd’hui vous êtes ma femme Et je vous aime encor beaucoup. - Mais j'aurais l’air de peu de blâme En ne vous aimant pas du tout.
Vous serez toujours la maîtresse, Commandez, décidez, Vous avez toute ma tendresse :
Vous le savez.
Je veux me soumettre à la mode Car souvent la mode a raison)
ailleurs je trouve plus commode Que de vivre en mari garçon.
Pour les chevaux et pour la chasse Je compte dépenser beaucoup ; Ainsi Madame à votre place J'économiserais sur tout.
Vous serez, &c.
Le matin j'irai chez Aline,
Où chez Clarisse ou chez Lina ; Le soir une actrice divine
Par ses talens me charmera.
Bien loin de vous gèner, madame, Je serai tout le jour absent,
Car pour bien vivre avec sa femme,
‘I ne faut pas la voir souvent.
Vous serez, &ec.
Le jeu me délasse et m'amuse,
Et je jouerai toute la nuit ;
Mais pour vous redortez la ruse
Des faveurs que l’argent séduit.
Mes amis de mes équipages
Se serviront par amitié,
Vous vous porterez mieux je gage
Si vous sortez souvent à pied.
Vous serez, &ec.
La Parisienne.
Pan Oastiern Daraviont.
RE
me: e
Vevsce Français, pétple de braves, La liberté rouvre ses bras .
‘On noûs disait: Soyez esclaves!
Nous avons dit: Soyons soldats Soudain Patis, dans sa ‘mémoire, À retrouvé son cti de gloire:
En avant, marchôns , Contre leurs canons .
‘À travers le fer, le feu des bataillons, Courons à la victoire.
'Serrez vôs'ranéé, ah'oh be ééhtiehhet
Marchons! chaque enfant de Paris
De sa cartouche citoyenne
Fait üne ‘offrande à son paÿè.
"© joùr d’étérhelle mémoire!
Paris n’a plus qu’un ‘cri de gloite:
En avant, &e,
La mitraille éh vain hoùs dévoie,
‘Elle enfante des combattans.
‘Sous les boulets voyez étlore
Ces vieüx générhux de Vingt ah,
O joùr d’éterrielle inémoirel :
Paris n’a ptas qu'un ci de glüite.
En avaht, &c.
Pour briset léüts tasses péfondei Qui'‘sonduit nos Moi sanglans”
C’est la Liberté des deux Mondes ;
C’est Lafayette en cheveux blancs.
O jour d’éternelle mémoire !
Paris n’a plus qu’un cri de gloire:
En avant, &c.
Les trois couleurs sont revenues,
Et la colonne avec fierté
Fait briller à travers les nues
L’arc-en-ciel de la liberté.
O jour d’éternelle mémoire !
Paris n’a plus qu’un cri de gloire :
En avant, &ec. |
Soldat du drapeau tricolore, D'Orkéans ! toi qui l’as porté, Ton sang se mêélerait encore A celui qu’il nous a coûté.
Comme aux beaux jours de notre histoire,
Tu rediras ce cri de gloire :
En avant, &c.
Tambours, du convoi de nos frères,
Roulez le funèbre signal ;
Et nous, de lauriers populaires,
Chargeons leur cercueil triomphal.
O temple de deuil et de gloire! .
Panthéon, reçois leur mémoire! .
Portons les, marchons, .
Découvrons nos fronts.
Soyez immortels, vous tous que nous pleura
Martyrs de la victoire.
ndes ; La Grégorienne.
lances.
$ Par Casiir DreLarerire.
ire:
Peuple buveur, ami du verre, Pour la soif murit le raisins es, On disait: buvez de l’eau claire!
Nous avons dit : buvons du vin!
Soudain chacun dans sa mémoire Retrouve le cri de Grégoire :
he. En avant! marchons !
Lâmpons des canons!
En tous lieux cherchons les celliers,les bouchons, Courons pour aller boire !
Serrez vos rangs, qu’on se soutienne !
Marchons ! que tous cabaretiers
De leur bouteille épicurienne F'assent offrande à nos gosiers.
O jour d’éternelle mémoire !
Chacun dit le cri de Grégoire :
En avant, &c.
Si le vin se baptise encore, Nos buveurs en sont plus ardens ; Sous les sceaux d’eau voyez éclore Ces vieux ivrognes de vingt ans.
O jour d’éternelle mémoire !
Chacun dit le cri de Grégoire :
En avant, &ec.
Pour briser toute cave indigne Qui conduit nos thyrses fleuris ?
Cest le nourricier de la vigne,
Le bon Silène en cheveux gris,
© jour d'éternelle mémoire!
Chacun dit le cri de Grégoire?
En avant, &ec.
La liqueur rouge est revente
Au sein de nos flacons vidés
Brillante, elle s’est répandue
Sur nos visages déridés.
‘O jour d’éternelle mémoire:
‘Chacun dit le cri de Grégoire à En avant, &ec.
Soldat du raisin que j’adore Mon voisin, toi qui l’as gouté, Ton sang se mélerait encore A celui qu’il nous a coûté.
‘Comme au temps du vineux Grégoire, "Tu rediras cé cri de gloire+
En avant, &c.
Tambours, sistres et castagnettes Donnez le délirant signal !
Que le vin coule des feuillettes »
Bacchantes, commencez le bal, Si l’un de nous meurt de trop boire, Cabaret, reçois sa mémoire.
Portons-le ! marchons, Si nous le pouvons !
kèt pour Oremus chantons dans les bouchons
Le rival de Grégoire,
Les Souvenirs.
ComBtex j'ai douce. souvenance Du joli lieu de ma naissance, Ma sœur qu’ils étaient beaux ces jours de France O mon pays, sois mes amours | Foujours !
T'e souvient-il que notre mère __ Au foyer de notre chaumière, Nous pressait sur son cœur joyeux, ma chère À Et nous baisions ses blancs cheveux ‘Fous deux,
Te souvient-il du lac-tranquille:
Qu'eiti: trait l’hirondelle agile ; Du vent qu ; rbaiït le roseau mobile, Et du sueil couchant sur l’eau Si beau ?
Ma sœur te souvient-il: encore.
Du chateau que baignaïit la Daure, Et de cette tant belle tour du Maure, Dont l’airain sonnait le retour.
Du. jour.
Te souvient-il de cette amie, Tendre compagne de ma vie ?
Dans les bois en cueillant la fleur jolie.
Hélène appuyait sur son. cœur Mon. cœur.
Ah! qui me rendra mon Hélène !
Et la montagne et le a chène !:
Leur souvenir fait. chaque jour ma per.
O mon pays, sois mes amours Toujours.
; NRA IR PP PS PPS RAP
Régrets d’Absence.
Air : Home, sweet home.
ET
Tor qui me fis connaître Un instant le bonheur, Toi qui seul as fait naître Le désir dans mon cœur....
Tu vas loin de ta mie Oublier notre amour, Ah! songe que ma vie Dépend de ton retour.
Las ! las! las! hélas! :
En vain ma voix l’appelle ; Lindor ne m’entend pas.
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