SES
D'un si lointain voyage Accusant le destin, Chaque jour sur la plage lg Je viens gémir en vain ;
fl Si je conte ma peine
Il ces flots mugissans,
{l Le vent qui les entraine
| Redira mes accens :
A! Las! las! las! hélas !
|| En vain ma voix l’appelle ; Lindur ne répond pas.
ti
Ah! de mon. infortune .
Qui donc prendra pitié ?
Tout ici m’importune, Tout jusqu’à l’amitié; Le tourment que j’endure Me cause tant d'eftrei Que toute la nature Semble dire avec moi:
Las! las! las! hélas!
En vain ma voix l’appelle, Lindor ne revient pas !
MARA RER AREA
Les Peines de la Vie.
| dit De Joconde.
Pourquoi tant languir en amour ?
Faut-il qu’on sacrifie
Au plaisir souvent d’un seul jour,
. Le bonheur de sa vie ?
Toutes les belles à nos yeux N'en doivent faire qu’une :
La blonde a ses droits sur nos vœux T'out autant que la brune.
Chaque fleur a dans ce jardin Un tribut de son onde.
Voyez de ce ruisseau voisin a course vagabonde !
Si pour quelques momens séduit, Il ralentit sa Fes,
ss ko flot pressé du flot qui suite,
Soudain la:préci
Aujourd’hui Lisette:a ma foi :.
Mais si je suis fidèle, ‘| C'est au plaisir qui fit ma lois, C’est lui que j'aime en elle.” Dès demain, si} paraît s'enfuir,
Adieu, je bats des ailes :
Le sage est'constant au plaisir, * Maiïs.point du tout aux belles,
Les Bons. Amis de Faris.
An : Il était.un. p'tit hèmme.
Ma fortune était mince à.
Mais j'avais un parent Dont le rang Annonçait que di prince.
J était bien:conng, Bien venu...
gens me flatta, acun me fêta, Ghacun me visita. ...
Qu'ils sont polis !. Qu'ils spnt jolis, Nos bons ämig. ” D'Paris!
Mais (affreuse disgrace!}, Bar un coup du dbtine. L Va matin,
Le mon- parent en plaaæ La faveur disparut ;, Il mourut !
Chacun défila,, Chacun détala,
. Chacun me planta 14.
Qu'ils sont jolis! &re:.
L’acte testamentaire Qu’avait fait mon parent En mourant, ; Me nommant légataire:
D'un large coffre-fort:
Rempli. d’or ;
On me reflatta, On me refêta....
On me revisita,
Qu'ils sont polis! &e:.
Esancé dans. les. affaires.
Par l’appât d’un. butin.
Incertain, Des calculs téméraires.
Ayant réduit à rien:
Tout mon bien, On redéfila.. On redétala,.
On me replanta là...
Qu'ils sont polis! &e:
Par pure bonté-d’äme, Ea charmante Elisa M'épousa.
Descharmes de ma femme:
la.
Le bruit se répandit, S’étendit..
On me reflatta, On me refèta, On me revisita. , Qu'ils sont polis, &c.
L'un d’entr’eux qui sans cesse D’amitié me comblait, .
M'accablait.
Un jour de ma princesse M'enleva les appas, Les ducats :
On redéfila, On redétala, On me replanta là...
Qu'ils sont polis, &c.
De mon argenterie Je fis ressource, et crac, Dans un sac, Vite à la loterie, Le magot fut donné :
Il Je gagnai..
il}! On me reflatta, I On me refêta,
On me revisita. .( Qu'ils:sont polis! ke.
Une fièvre din à
M'ayant glacé de son Noir frisson ;
Chez moi l’on vit à peine Succéderle docteur Au traiteur, Qu'on redéfila, On redétala, | On me replanta là....:
Qu'ils sont polis, &é. .
é Malgré soins et prières, .
La fièvre prévalut ; sa I fallut aù Mettre ordre à mes affaires. ... 1 | | Au bruit du testament, | 1 Poliment, | L (NS On me reflatta, nu 1 On me refêta, ; qu On me revisita.... | Qu'ils sont polis ! &ec.
Mais comme, sur leur compté J'ouvrais enfin les yeux Un peu mieux, , Aucun d'eux, à sa honte, | N’étant même héritier | D'un denier : | On redéfila, On redétala, On me replanta ]à. . ..
Qu'ils sont polis! &c. |
Voyant, chez mes ancêtres, Mon voyage remis, | | | . J'ai promis ci ter | Qu'’après ma mort 0 prêtres,
evant le trépassé. | Délaissé,:: °°" ù Pour tout oremus,.
Pour tout in monue- A Ghanteraient.en chorwes::; € Qu'ils sont: ke À Qu'ils sont jolis, A Nos bons amis
Besoïn d’aïmer.
Arm: Te bien aimer, &:ma «hène. Zélie..
PLaiGnEz mon:sert; gez.æa tristesse,
O vous qu’Amour sait Jong-tems enflammer!:
Partout je cherche à fixer ma. tndresse ; Mais c’est en vain, je.ne peux.plus:aimer..
Ge que je sens près de femme jolie,
N'est pas ce feu qui. vient tout:animer » .
Je suis aux cieux dans.les bras de Julie;. , Mais c’est jouir, et ce. n’est pas aimer.
L’éclat du jour et là fraicheur de l’ombre.
Ne savent plus aujourd’hui me charmer :
Is me donnaient des voluptés sans nombre, Au tems-heureux où je: pouvais aimer,
Si javais vu de nombreuses jouruées,
Ge froid mortel pourrait moins: m'alevmer;.
Mais Torsqu’à peine an compte vingt années, H est affreux de.ne pouvoir aimer.
Amour, rends-mai:ta. véritable ivresse,
Ces feux constans, dont tu sus m'’enflammer; Amour, sans toi, rien.ne plait, n’intéresse : Ah! c’est mourir que de.ne plus aimer !
CLARA AAA AAA AA MAÉ VAE LAS AA MARS VAR VLRA AAA, ragtens Je vous écris.
Arr: Je suis à. toi. |
Je vous. écris, à. l’ombre du mystère,
ne. Zélie.. Puisque s’écrire est se parler tout bas :- (.
Mais je avoue, en ce lieu solitaire | (ristesse, Tout est tranquille, et mon cœur ne l’est pas; nfanmer!: Je vous écris.
resse; g.aitper..
Le tems s’arrête, il n’a plus d’avenir ; Ah! loin.de veus, je n'ai.qu’une pensée, Et le bonheur n’est plus qu'un souvenir;.
Je vous écris: quand l’âme est oppressée,. | M | | |
ep >.
[Julie ;: Je vous écris. É mer. |
Ç Je vous écris: M’aimeriez-vous encore ?: | l'ombre: Si votre cœur n’est plus tel qu’autrefois,. | armer : Faites du moins, faites que je Pignore ;. 4 || s nombre, S'il est constant, dites-le, je le crois ;. | imer. Je vous écris. | nées,
alevimer ;.
Air: Un jour pür éclairait mon âme.
IL le faut donc, à peine extrême, 1 1) Il faut obéir malgré moi ; | | Quoi! Zélie, dès l’instant même,
(| Je ne dois plus songer à toi:
Mais l’ Aurore, ma douce amie,
Est la compagne de l’Amour; Al Ah! situ veux que je t’oublie, Permets-moi d'attendre le jour....(bts.)
(LR Le jour a remplacé l’aurore, | Mais, vois si je suis malheureux :
Une rose qui vient d’éclore Soudain te rappelle à mes yeux. .
Hélas! dans chaque fleur jolie Je crois sans cesse te revoir ; Ab! si tu veux que je t’oublie, Permets-moi d’attendre le soir.
Le soir, rêveur et solitaire, Je m'’égare dans un vallon; Mais, hélas ! à douce chimère!
L’écho fait entendre ton nom.
Je ne sais par quelle magie
. L’écho sans cesse le redit.
Ah ! si tu veux que je t’oublie, Permets-moi d’attendre la nuit.
La nuit vient fermer ma paupière ; Bientôt dans uh rêve enchanteur Je crois voir ma chère Bergère, Même la presser sur mon cœur...
De t’oublier, Ô ma Zélie, Je vois que je m’efforce'en vain; Ah! si tu veux que je t’oublie,
Permets-moi d’attendre à demain.
âme.
Mais demain reviendra l’aurore, La rose charmera mes yeux ; Je t’entendrai nommer encore Par un écho mystérieux.
Corame tous les jours dans la vie, Sont tous semblables dans leur cours, Ah! si tu veux que je t’oublie, Permets-moi d'attendre toujours.
(bis.)
S et CE