CHANSON FAITE LE JOUR D'UN ÂANNIVERSAN
Ai : Femmes, voulez-vous éprouver.
Oui, j'ai vu cinquante printemps, Cinquante étés, cinquante automnes :
Cinquante fois, j’ai vule temps Qui prend naissance aux froides zônes :
Oui, malgré tous les accidens ::
Qui barrent le cours de-la vie, J’existe depuis.:cinquante ans
Avec l'amour et la folie.
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Qhis.)
âme;
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âme :
hère :
s dit:
3 taire.» (bis.)
ti)
taines.
ANNIVERSAIR
s éprouver.
Je suis juste à moitié chemin De la plus longue course humaine ; Ami, je.compte bien, demain Commencer l’autre cinquantaine :
D'’aller au bout je suis certain ;
Ce monde est une loterie ;
J’eus toujours un heureux destin, J'aurai le quine de la vie.
Puissent mes derniers cinquante ans, e nes premiers être l’image !
Lors un siècle d’heureux instans Aura formé ce long passage :
Non, sans pleurs, sans maux, sans douleur, Non, sans quelques jours un peu sombres ; J'en ai mieux senti le bonheur!
Il n’est point de tableau sans ombres.
Je n’aurai plus du jeune tems L’imprévoyante insouciance,
Ces désirs de quelques instans Qu'’éteint bientôt la jouissance :
Mais j'aurai, dans l’autre moitié Du siècle que je prétends vivre, Constance, amour, tendre amitié, Lt-déjà cet espoir m’enivre.
TE ie ge que tb om tr +
La Fauvette,
Cœurs sensibles, cœurs fidèles,
ui blâmez l’amour léger,
essez vos plaintes cruelles :
Est-ce un crime de changer ?
Si l’amour porte des ailes, "N'est-ce pas pour voltiger? (bis.)
Le papillon, de la rose ns le premier soupir ; e soir un peu plus éclose, Elle écoute le zéphir.
Jouir de la même chose, C'est enfin ne plus jouir.
Apprenez de ma fauvette Qu'on se doit au changement; Par ennui d’être seulette
Elle eut moineau pour amart :
C'est sûrement être adroite, Et se pourvoir jpliment.
Mais moineau sera-t-il sage ?
‘Voilà fauvette en souci.
S’il changeait—Dieux! quel dommage Mais moineaux aiment ainsi.
Puisqu’Hercule fut volage,
Moineaux peuvent l'être aussi.
Vous croiriez que la pauvrette En regrets se consuma :
Au village une fillette,
Aurait ces faiblesses-la ;
Mais le même jour fauvette Avec pinçon s'arrangea.
es, Quelqu'un blâmera peut-être , e nouveau choix qu'elle fit, | n jaseur, un petit-maître...
C'est pour cela qu'on le prit :
(bis.) Quand on se venge d’un traître
Peut-on faire trop de bruit ?
Le moineau, dit-on, fit rage ; C’est là le train d’un amant :
Aimez bien, il se dégage ; N’aimez pas, il est constant.
L'imiter, c’est être sage; Aimons, et changeons souvent.
L’Hirondelle et le Proscrit.
Sre. Hécene, 1821.
Pourquor me fuir, passagère hirondelle, Ab! viens fixer ton vol auprès de moi!
Pourquoi me fuir lorsque ma voix t’appelle, e suis-je pas étranger comme toi? (bis.)
Peut-être, hélas ! des lieux qui t'ont vu naître, Un sort cruel te chasse ainsi que moi ; Viens déposer ton nid sur ma fenètre, Ne suis-je pas voyageur comme toi?
A * ra deu 1 12
Dans ce désert le destin nous rassemble; Ah! ne crains pas d’y rester avec mois Si tu gémis, nous gémirons ensemble :
Ne suis-je pas exilé comme toi?
Quand le printems reviendra te sourire, T'u quitteras et ton exil et moi, Tu voleras au paÿs du zébphire,
Ne puis-je, hélas ! y voler ‘comme toi ?
Tu reverras ta première patrie,
Le premier nid de tes amours. ... et moi Un sort cruel confine ici ma vie:
Ne suis-je pas plus à pliindre q'ie toi ? :
Les Regrets.
Le sombre hiver va disparaître, |
Le printems sourit à nos vœux ; | Mais le printems ne semble naître, s bis Que pour les cœurs qui sont heureux. $ °**
Le mien que la douleur acçable,
Voit tous les objets s’obscurcir ;
Et quand la nature est aimable, ? bi Je perds le plaisir d’en jouir. ‘%$"*
Je ne vois plus ce que j'adore,
Je n’ai plus de droits 'au plisir; Pour les autres tout semble éclore, s bis.
Et pour moi: tout: sembile:finir. re
mble; Ë | oi 4" Les souvenirs errent en foule le ; Autour de mon cœur abattu, Et chaque moment qui s'écoule , Me rappelle un plaisir perdu.
rire, | + Que m'importe que le tems fuie ?
Heures, dont je crains la lenteur, oi ? Vous pouvez emporter ma vie, Vous n’annoncez plus mon bonheur.
et moi Je n’ai plus la douce pensée , Qui s’offrait à moi le matin, toi ? Bt qui vers le soir retracée RER M'entretenait du lendemain.
VA IA AA AA Mon œil voit reverdir Ja cime Des arbres de ce beau vallon, Et de l’oiseau qui se ranime, J'entends la première chanson.
e, 5 bis. Ah! c’est vers ce tems que Thémire Ireux. , mes yeux parut autrefois, C'est là que je la vis sourire ; C'est là que j'entendis sa voix. l bis Les témoins, la crainte et l'envie, piride Combattaient souvent mes désirs ; Mais sous l’œil de la jalousie L'amour sent croître ses plaisirs.
re, < bis. Les atts dont li pompe éclatante D' À mes yeux vient se déployer,
Me rappellent à mon amante, Loin de me la faire oublier!
Mon âme aujourd’hui solitaire, Sans objet comme sans désir, S’égare et cherche à se distraire Dans les songes de:l’avenir.
Tel quand la neige est sur la plaine, L'oiseau n’ôsant plus la raser, Voltige d’une aile incertaine,
Sans sävoir où se reposer.
Je nr’aperçois que sans contrainte, Mon cœur pour tromper son ennui, Se permet une longue plainte Qui ne veut occuper que lui.
Mais qu'importe qu'on s'intéresse Aux maux qu’on ne peut soulager !
Je veux épancher ma tristesse,
Et non ix faire partager.
Que dis-je ? hélas ! je me repose Sur ces désolans souvenirs. - .
Ce sentiment est quelque chose :
C’est le dernier de mes plaisirs.
Un jour quand la froide vieillesse.
Viendra retrancher mes erreurs, Peut-être que de la tendresse
Je regretterai.les douleurs,
Alors à cet Age on s’eflace L'illusion de nns beaux jours,
Je veux dans ces vers que je trace, Retrouver ençor mes amours,
ne,
Les deux époques de la vie. | Ain: De la Pipe de Tabac, | [EE
À deux époques de la vie, L'homme prononce, en bégayant, Deux mots dont la douce harmonie À je ne sais quoi de touchant. D cl L'un est maman et l’autre j'aime ; [pa L'un est crié par un enfant, BLEU Et l’autre arrive de lui-même, | AE TA Du cœur aux lèvres d’un amant. (bis.) AN
Quand le premier se fait entendre, BLUE LE Bientôt une mère y répond. | LE La jeune beauté devient tendre,
Si son cœur entend le second.
Ah! jeune Élise, prends-y garde, Le mot j'aime est plein de douceur Et souvent tel qui le hazarde
N'en connut jamais la valeur.
Ii faut une prudence extrême, Pour bien distinguer un amant.
Celui qui dit mieux, je vous aime, Est plus souvent celui qui ment.
Qui ne sent rien parle à merveille ; Craïns un amant rempli d'esprit, C’est ton cœur et non ton oreille, Qui doit écouter ce qu’il dit.
A une Mère.
Le sort au printemps de ma vie
Me sépara de mes parens ;
Je fus banni de ma patrie
N'ayant d'autre or que mes talens...….
Je vis une terre étrangère,
Où je né trouvai point d’amis.
Ah! Dieu quand verrai-je ma mère (is) Quand reverrai-je mon pays. ç$
Toujours nourri dans l'opulence,
Je ne connaissais que plaisirs ;
J'avais toujours avec aisance,
Pu contenter tous mes désirs.
Mais, bonheur n’est qu’une chimère ;
Je ne connais plus que soucis
Depuis que j'ai laissé ma mère s (bis.) j À
Et que j'ai quitté mon pays.
Vous qüe tourmente mon absence, Tendres parens mes bienfaiteurs, Vous priîtes soin de mon enfance
Et moi je fais couler vos pleurs.
Mais un jour viendra, je l’espère, Que Dieu touché de mes ennuis
Saura fendre un fils à sa mère c (bis) Un citoyen à son pays. ;
Couplets