‹ Le Passe-tems ou Nouveau recueil de chansons, romances, vaudevilles, & c. &c. [microforme]Chapitre 43 sur 56 · LE · texte numérisé non relu

LE

Quand tout-à coup monte un cri d’allégresse ; À Marengo Buonaparte est vainqueur.

Nous nous taisons; un autre chant commence ; Nous célébrons tant de faits éclatans ;

Les Rois jamais n’envahiront la France.

Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans!

Quittons ce toit, où ma raison s’enivre, Ah! qu’ils sont loins ces jours si regrettés ! Je donnerais ce qui me reste à vivre | Pour un des mois qu'ici Dieu m’a comptés, Pour rêver gloire; amour, plaisirs, folie,

Pour dépenser sa vie en peu d’instans,

la useile. LE D’un long espoir pour la voir embellie.

Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans.

inesse se:

VAPRVAAARAAARAAS AAA AAA LÉ VAT AAA VINS VAS AVS MALADE resse, er atiSONS. Ode Bachique.

sages, pe EniES, Am: Du Vaudeville de Figaro.

étaves.

A la main une bouteille, Et le plaisir dans les yeux, C’est à toi, Dieu de la treille

vingt ans! (Li

qu'on l’ignore

n dur: Que j'offre aujourd’hui mes vœux ; ncore Puisse jusqu’à ton oreille ‘ | sur le mur. Parvenir ce doux refrein,

| âge « Vive Bacchus et le Vin.» (bis.)

> femps,

Le vin conserve la vie, C’est l’eau qui donne la mort, Oui de l’eau je me défie, Enfin je hais l’eau 5} fort,

montre en sf à vingt ans !

richesse, ci caœur,

Que RMqE Re me barbife, u lieu d’eau dans mon bassin, .

Je veux qu’on mette du vin.

On dit qu'il est agréable,

Je veux croire qu'il est doux, D'’aimer une femme aimable, De languir à ses genoux ; Moi qui n’aime que la table,

Je ne vois rien audessus, Du bon vin et de Bacchus.

Une cadence légère, amais ne me ravira,

. Rien pour moi n’est somnifère Comme un superbe Opéra ; Aux plus beaux chants je préfère Le glouglou d’un enfonnoir, | Ou les efforts d’un pressoir.

Je n'empêche pas qu’on sente Avec délice les fleurs, | D'une cuvé qui fomente,

Moi j'aime mieux les vapeurs ; Une chose encor me tente, C’est de mourir dans un bain, Mais je veux qu'il soit de vin.

Les pan, pan.

Ain: Allez, allez, oui je vous le conseille.

Mess chers amis, pour jouir de la vie Le verre en main, narguons la faulx du temps ; Et pour Momus prodiguant notre encens, Que sa marotte nous rallie.

: Joyeux troubadours, Répétons toujours ; | Et non, non, non, non, point de mélancolie. Oui, le vrai bonheur Est au son flatteur De tons les pan pan, les pan pan de nos bouchons, Pe tous les glou fi les glou glou de pa fla- | | | -[cons.

ère Pe tous les lan la, les lan la de nos chansons.

Dans un concert, qu’une voix magnifique De ses acrens ravisse l'auditeur ; M 4 Lafon sur son luth enchanteur rornène son archet magique...

| A tous .çes grands airs A tons ces concerts, | À tous ces fron, fron, fran, fron de la musique. Je préfère encor Le joyeux accord De tous les pan pan, &c.

Un vieux guerrier, à la ques fidèle, . De son pays qui défend les remparts, .

St Mars l'appelle sous ses étendards,

S'anime d'une ardeur nouvelle,

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Ïl n’est jamais-sourd Lorsque du tarubour Le.pan ran tan plan, ran tan plan le raprelte. i Maïs sous l'olivier Ce vaillant guerrier Révient aux jan, pan, &c.

Pour obtenir d’une jeune filletté

L’aveu charmant que retient sa pudeur ; Joyeux lurons : cherchons avec'ardeur À trinquer.avec la pauvrette.

à ‘Si le jus divin Pénètre en son sein,

Et non, non, non, ron, elle n’est plus. muette ;

‘Et le tendre aveu | ‘Part avec le feu De tous les pan, pan, &c.

À mon convoi, puisqu'il faut que je meure, Amis; pour cieérge apportez un flacon, Et qu’un tonneau'de: Beaume ou ce Mäccn Æasse ma dernière demeure, Au temple divin Le verre à la main, Et din, din, din, din, din, din, din, sonnez l'heure +: ..: Remplis du doux jus Chantez l’oremus - Au bruit des pan pan, des pan pan de es “Has [chon

Au bruit des glou glou, des £lou glcu de no RSR Bon pl f -[flac

Au braitdes-lan le;.des-lan la de nos chansens

lus, muette :

je meure, acon, ce Mêâccen

onnez l’Leure

m de nos bou [chon

u glcu de no : [flaco nos chansens,

La Colonne Vendôme.

Sazur ! monument gigantesque De la valeur ét des beaux arts !

D'une teinte chévaleresque

Toi seul brille dans nos remparts. (bis.)

De quelle gloire t’environne

Le nom de Kleber et Desaix !

Ah! qu'on est fier d’être Français Quand on regarde la colonne! (ter.)

L’Europe qui dans ma patrie

Un jour pâlit à ton aspect,

En brisant la tête flétrie

Pour toi conserva du respect. (bis) Car des vainqueurs de Babylone

Des héros morts chez l’étranger

Les ombres pour la protéger Planaient autour de la colonne. (fer.)

Anglais, fier d’un jour de victoire Par vingt rois conquis brèvement, Tu prétends, pour tromper l’histoire, Imiter ce beau monument ?.. (bis.) Souviens-toi donc, race bretonne, Qu'en dépit -de tes factions,

Du bronze de vingt nations

Nous avons formé la colonne. (ter.)

« Avec eux la gloire s’exile,»

Osa-t-on dire des proscrits. . ....

Et chacun vers le champ d’Asile Tournait ÉT LEPS vrpE is (bis.)

Maigré les rigueurs de Bellone

La gloire ne peut s’exiler

Tant qu’en France on verra briller

Des noms gravés sur la colonne. (ter.)

Proscrits. sur l’onde fugitive Cherchez un destin moins fatal ; Pour moi, comme ja sensitive Je mourrai loin du sol natal. (bis) Et si la France un jour m’ordonne . chercher au loin le bonheur ‘rai mourir au Champ d’honneur Ou bien au pied de la colonne. (ter.)

Et vous qui domptez les orages Guerriers, vous pouvez désormais Du sort mépriser les outrages Les héros ne meurent jamais. (bis.) Vos notns, si lé tems vous moissonne; Iront à la postérité. *‘‘ Vos brevets d’immortalité Sont burinés sur la colonne. (ter.) dns. ART Race: Us CL

| Impromptu.

. Tousours ton souvenir Oh mon aimable amie L'e ma paisible vie Occupe le loisir. :

Et le tems ni l’absence Qu’amour redoute tant.

N'ont pu de ma constance Triompher Un instant.(bis.)

Le Langage des Mains,

Canson Panromine.*

Ain : Jeunes mans, cueillez des fleurs.

ter.)

À mes:leçons, jeunes humains,

Prêtez une oreille attentive ;

Je vais du langage des mains

Vous montrer la règle expressive :

Avec la main, nous affirmons,

Avec le ‘poing, l’homme menace,

Avec le doigt, nous indiquons ;

Les mains jointes demandent grace. (bis.)

La bonne foi vaus prend la main,

Et vous la serre avec franchise ;

Avec le revers, le dédain

Rejctte celle qu’il méprise :

La main dit non, la main dit oui,

La main flatte, la main caresse ;

Combien l’amant est réjoui

Quand ses mains pressent sa maîtresse! (bis.)

De loin, la main, mieux que la voix, Dit qu’on avance, ou qu’on recule ; La frayeur écarte les doigts,

Avec eux, l’ignorant calcule :

L'homme pensif'frotte son front,

La main applaudit, prend et donne ; Elle interroge, elle répond, :

Elle remereie, elle vrdonne. (bis.)

#* Cette Chanson n'a rien de piquant si la personne qui la thante n'exprime par ses gestes ce qu'elle dit.

L'espoir lève les mains aux cieux, Pour implorer la Providence ;

La honte les met sur les yeux ;

Sur son sein, les met la décence :

Le sage, en l'air les élevant,

Tâche d’appaiser le tumulte,

Du plat de la main, vivement Toucher la joue, est une insulte. (bis.)

Le comédien, ou l'orateur,

Sans mains, serait un corps sans âme ;

La main qu'on porte sur son cœur, : :

Du tendre amour nous peint la flâme :

Ce dieu charmant a de l'esprit | Jusqu'au bout des doigts, à Cythère ;

Sur sa bouche un seul doigt nous dit :

« Pour être heureux, sachez vous täire.» (bis.)

L'AAVAVE AAA VIA VE VAS LÉ VUE AA ANS VAS VARA Mes deux Cinquantaines,

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