CONCLUSION
des classifications rigides et exclusives. Nous devons nous résoudre, au risque d’y perdre un peu en clarté, à laisser un certain vague dans nos conclusions.
Où doit s'arrêter le Paternalisme ? Quelles limites lui imposer ?
À cette question, nous ne pouvons faire qu'une répouse : c’est que cen’est pas au théoricien à y répondre, mais aux mœurs, à l'opinion publique, à M. Tout-lemonde. La solution variera avec les races, avec les pays, avec les climals, avec le degré de civilisation, comme l’a si bien montré Dunoyer, dans son ouvrage sur La Liberté du travail (4). Elle variera surtout avec les idées de chaque époque.
A l'heure actuelle, nous assistons au combat de deux graudes doctrines : Ja doctrine socialiste d’une part, la doctrine iudividualiste de l’autre.
La première, qui jouit encore du prestige de la nouveauté, voudrait nous amener à une mainmise complète de l'Etat sur l'Individu. Tous les services étant monopolisés par l'Etat, tout homme est un rouage de l'Etat, et, comme tel, il appartient à tous. Sa vie même ne lui appartient plus. Il n’est plus un homme ; il est une parcelle de la Société.
À l'opposé de cette théorie, se trouvent les individualistes extrêmes : les Nietzsche et les Stirner, Pour eux, au contraire, l'individu forme à lui seul un être complet,
(1) Voy. Dunoxer, De la liberté du travail, t. I, pages 109 et suivantes.
RL