OBSERVATIONS
Avant d’entrer en matière, je vais essayer d’analyser le diamètre, le module, ses parties, et la division de l’échelle, sans le secours desquels on ne peut dessiner correctement aucun ordre.
T^e diamètre n’est autre chose que la largeur qu’on veut donnera la colonne d’un ordre quelconque. Ce
(1) M. Durand nous en donn<? de grandes idées; et les travaux immortels de la eommission d’Égjpte nous en donnent des preuves incontestables.
diamètre sedivise en deux parties égales, qu’on nonnne modules ; chaque module se divise en douze parties pour les ordres toscan et dorique seulement , et en dix-huit parties poui' les ordres ionique, corinthien et composite : ainsi donc, le module devient l’arbitre et la règle de tous les ordres en général.
Exemple. Je suppose qu’on veuille dessiner un édifice orné de colonnes toscanes ou doriques de deux pouces de diamètre à leur naissance. Alors on place l’échelle de division de cette manière : on commence à tracer une ligne horizontale de huit pouces ; puis , tout près de celle-ci , on tire une seconde ligne parallèle dont le trait doit être plus fort que le premier; ensuite on divise cette longueur en huit parties égales en traçant de petites lignes transversales; ce qui donne quatre diamètres aux huit modules ; puis on divise un module en douze parties, comme on le voit indiqué aux détails de l’ordre toscan, planche 1 1 3 .
On donne à l’échelle plus ou moins d’étendue, c’est-à-dire on la compose de dix diamètres ; ce qui donne la hauteur des plus grandes dimensions dont l’architecture soit susceyjtible.
Le diamètre varie à l’infini , selon la pensée du dessinateur ; mais sa division est invariable , étant toujours de deux modules, que l’on divise en douze parties pour les ordres toscan et dorique, et en dix-huit parties pour les ordres ionique , corinthien et composite.