Le Patriote canadien [microforme]
Un auteur célèbre a dit: “ l’histoire du Canada est riche de faits extraordinaires et intéressants.” Cependant, ce vaste et beau pays, peuplé de plus d’un million d’habitans, est demeuré longtemps ignoré du reste du monde. i bien peu d'années que la presse étrangère a commencé à s'occuper des affaires du Canada.— Mais sait mauvaise foi chez quelques écrivains, où manque de renseignements corrects chez quelquss autres, les intérêts de cette malheureuse colonie ont généralement été mal représentés, sa situation politique inconnue, et ses habitans calomniés. Il faut convenir aussi que ceux, qui, à l'étranger, en. treprirent de traicer ce sujet, furent toujours induits en erreur par la presse mercenaire du Canada, soldée et protégée par le gouvernement anglais, toujours injuste et partial, tandis que la presse libérale était baïllonnée et persécutée à outrance. Ce ne fut donc qu’à travers mille difficultés que la vérité put se faire jour. Les satellites du gouvernement parvinrent donc à cacher jusqu'aux traces de leurs méfaits, en mettant des entraves à l’édu. cation et en supprimant les journaux qui dénonçaient leur conduite arbitraire,
Le peuple du Canada, dont la majorité est fran-
çaise, et qui a religieusement conservé la langue, les |
mœurs et les usages de ses ancôtres, gémit depuis près de quatre-vingts ans sous une domination étrangère, courbé sous un joug de fer.
Ce qui s’est passé en Canada depuis que par les intrigues d’une des maitresses de Louis xv, la domination anglaise y fut établie, offre un vaste
champ à l'historien et au publiciste, C’est une | iniquités de ceux |
mine féconde à exploiter : les qui dominent encore dans ce l'ont rendue inépuisuble.
On conviendra facilement qu’il nous est impos-
malheureux pays,
sible d'entrer, dans notre prospectus, duns des!
détails bien circonstanciés, sur toutes les différentes causes qui ont amené l’état de crise dans lequel se trouve maintenant plongé le Canada. Ces dif. férentes causes, nous tâcherons de les dévelonner sans partialité ni restriction, dans le journal que nous espérons publier bientôt, avec laide d’un pu. blic éclairé et libéral, Les grandes vérités que
nous avons à mettre au jour, nous avons tenté |
plusieurs fois de les rendre nubliaues. durant notre longue carrière de journaliste, sur la terre
natale, Mais les sycophantes du gouverne.
ment, aidés de cours de justice corrompues et de |
Nous
à cette
achots, nous forcèrent au
silence, PA :
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notre longue PE | LU!
Aanbhantor cotivorne., |
Ce n'est que deruis |
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PROSPEC
Les troubles sérieux qui éclatèrent bientôt dans les colonies qui forment aujourd’hui cette Ré. publique, si fle -isseute et qui porte tant d’oinbrage aux tôtes couronnées, procurèrent au gouvernement anglais, une nouvelle occasion de persécuter les canadiens. On les accusa de SYMPATHISER AVEC LES ‘ SUJETS RÉBELLES” D’AIDER DE LEURS VŒUX. “CES BRIGANDS, CES PILLARDS” QUI OSAIENT SE REVOLTER CONTRE UN GOUVERNEMENT PATERNEL !
Cela n’empêcha pas néanmoins un grand nombre de
tel Washington (en dépit de la /oi de neutralité ! 1!) et de verser leur sang pour la cause de la liberté de leurs voisins.
La noblesse et les seigneurs qui prévoyaient la perte de leurs nombreux et injustes privilèges, si le Canada devenait libre, offrirent seuls d’aider les troupes à repousser les Américains, qui en 1775, avaient envaln le Canada, Ils demandèrent des armes au commandant anglais qui refusa de leur en livrer,
La haine du gouvernement envers les anciens colons, augimentait en proportion des succès que les Américains obtenaient chaque jour sur leurs ennemis, Et lorsqu’à l’aide des Français et des Canadiens 11 nouvelle république fut établie sur des bases solides, les Anglais se vengèrent de leur défaite sur les malheureux Canadiens. Les vie. times de cette injuste persécution furent entassées | par centaines sur des pontons infects, où un grand | nombre trouvèrent dans une mort préinaturée le | seul soulagement que leur offrait la barbarie de leurs oppresseurs, D’autres y languirent long. temps sous le poids des plus cruelles souffrances, et n'en sortirent que pour terminer dans les dou. leurs un reste d'existence malheureuse. Plusieurs, |peut.être moins infortunés, furent pendus, sans aucune forme de procès.
La révolution de France qui éclata vers cette époque, fut un nouveau prétexte pour le gouverne. [ment, de sévir contre tout ce qui était Canadien,
Pa 1! À | VU &iiu trICTNIO
| plusieurs Français de distinction qui voyageaient, Quelques-uns de ces derniers, furent même déte. ous pendant plusieurs années, Le Canada eu aussi son masque.de.fer! Un gentilhomme fransais jimnlssatiels- lama, emprisonné et détenu secrôtement dans un cachot, où il mourut, dans les fers, Un Monsieur Louis Le Couteux, appartenant à une des familles les
dont mu ma prit
daetenut SeCrCTCment qa Vs ss Tlu Manainiih
prsonne eo 1 CaChot, EEE Tales
Canadiens de s’enrôler sous le drapeau de l’immor. |
jusqu à fourmenter et empri sonner |
{plus distinguées de Paris, fut détenu à Québec |
crètes étaient adressées àfchaque gouve le ministre colonial, pour Kdécourager,
“et restreindre toute tente d’éiever « “ factures, et cela pour avancer et augmen ‘ merce de l'Angleterre,” &c. Voilà | dont le gouvernement se servait pour fav | commerce et appauvrir le pays, eu y sant tous les produits de ses manufactui | tirant tout l’argent possibleet en écrasan par les taxes énormes imposées sur cha introduit ainsi en Canada,
Des instructions à peu rès semblable dont nous vcaons de citer un passage, ét adressées à chaque gouverneur afin de :
l'éducation.
On a souvent parlé de lignorance diens, de leur manque d’inlustrie, &e.
d'hommes qui se plût à propager ce rer celle qui mit toujours le pus d’entrave loppement de l'éducation et de l’industri venons de prouver, lextmit des instru crètes adressées par le ministre des chaque gouverneur du Cmada, que l’a glaise joua un grand rôle dans cet acte a
En outre, le gouvernement s’empara ill | des biens immenses du ci-dvant ordre 4 en Canada, qui avaient 66 donnés exf pour l'éducation. Un autre patrimoin rable avait aussi été légué par un roi « | pour le même objet. Nois voulons p seigneurie de Pisle de Montréal, dont annuelle se monte à environ #100,000 ! les revenus immenses de cette seigné l’administration est laissée À des Prètres qui n’en sont que les administrateurs, e junais voulu rendre compte de leur £ lieu d’être employés aux fins pour lesqui rent donnés, c’est-à-dire à l’éducation,son envoyés en pays étrangers, et une partie « soutenir le gouvernement, En 1819, 1 seigneurs du Séminaire de Mantréal, 1 au gouvernement la somme de #8240 subvenir aux frais de la guerre contre ‘ains. Cette somme ne fut jamais ré Depuis le commencement: de l’insun
Prêtres.seigneurs out fourpi de grosse pour SOuteNT êt équiper 168 "Volontaires qui massacrent les Canadiens, violent
mes et leurs filles, et incendient leurs ha
a ci-devent Chambre d'Assemblée « 0) mernbres, qui à
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qui massacrent les Canadiens, violent leu
+ Biographique et Politique.
GER DUVERNAY, ex-éditeur et propriétaire de RVE, DE MONTREAL.
l'Insurrecdon est le plus saînt des devoirs La Faverre.
DSPECTUS.
s étaient adressées àfhaque gouverneur par { En 1810, l'imprimerie d’un journal de (}ébec,
nistre colonial, pour Kdécourager, empêcher restreindre toute tentuve d’éiever des manu.
ures, et cela pour avancer et augmenter le com. rce de l'Angleterre,” &c. Voilà les moyens
le gouvernement se servait pour favoriser son : nerce et appauvrir le pays, en y introdui. |
tous les produits de ses manufactures, en re. t tout l'argent possibleet en écrasant le peuple