‹ Le Patriote canadien [microforme]Chapitre 2 sur 3 · es taxes Cnormes imposées sur chaque article · texte numérisé non relu

es taxes Cnormes imposées sur chaque article

duit ainsi en Canada,

ss instructions à peu orès semblables à celles nous vcons de citer un passage, étaient aussi ssées à chaque gouverneur afin de restreindre cation.

1 a souvent parlé de l’ignorance des Cana. |

La classe | aie Le fa la publication de journaux qui insultent les Cana.

, de leur manque d’inlustrie, &c.

nmes qui se plût à propager ce reproche fut

qui mit toujours le pus d’entraves au déve. |

ment de l’éducatior. « de l’industrie. Mans ns de prouver, l’extmait des instructions ses adressées par le ministre des colonies à ue gouverneur du Cmada, que l’autorité ane joua un grand rôle dans cet acte odieux.

1 outre, le gouvernement s’empara illégalement iens immenses du ci-devant ordre des jésuites anada, qui avaient 66 donnés expressément l'éducation, Un autre patrimoine considé.

avait aussi été légué par un roi de France, le même objet. Nots voulons parler de la ieurie de Pisle de Montréal, dont la recette elle se monte à environ $8100,000! Eh bien, ‘evenus immenses de cette seigneurie, dont ninistration est laissée À des Prètres étrangers, l'en sont que les administrateurs, et qui n’ont is voulu rendre compte de leur gestion, au detre employés aux fins pour lesquelles ils fu donnés, c’est.à.dire à l’éducation,sont dilapidés, yés en pays étrangers, et une partie employée à enir le gouvernement, En 1819, les Prètres.

ïeurs du Séminaire de Montréal, Prérèrenr |

rouvernement la somme de #240,000, pour enir aux frais de la guerre contre les améri- Cette somme ne fut jamais réclamée.. .

ais le commencement de l'insurrection, les

res-seigneurs ont fourhi de grosses sommes, souteñir êt équiper 168

didntares ue 4 reine, nassacrent les Canadiens, violent leurs femet leurs filles, et incendient leurs habitations !

a ci-devent Chambre d'Assemblée du Bas.Ca- : 0) ornl ui à l'exception

x Te) bg *

| part d’un pouvoir despotique, dont le siège est

intitulé, Le CANADIEN, fut détruite par une com. pagnie de soldats: l’imprimeur, tous les éditeurs et collaborateurs du journal furent plongés dans des cachots,

Il serait trop long de détailler 1ci, toutes les persécutions que la presse libérale eut à endurer en Canada, C'est un sujet inépuisable. Des pour. suites sans fin pour de prétendus libelles, des emprisonnements, des imprimeries détruites, &e.

Pendant notre carrière de journaliste, des

poursuites illégales Pour LIBELLE furent sans cesse |

iancées contre nous.

sieurs emprisonnements, condamuation à l'amende,

ce

Enfin on a fini par supprimer tout à fait |

Nous eûmes à souffrir plu. |

Nous avons cru devoir, dans nctre prospectus entrer dans quelques détails sur l’hiotoiro, et la position de notre pays. Nous avons aussi émis ‘es principes d’après lesquels notre journal sera ré. digé; nous combattrons nos ennemis ouvertement, et avec la franchise que nous croyons avoir mon. trée durant notre carrière publique en Canada,

Nous ne prendrons aucune part dans la politi. que des Etats Unis, ni dans les disputes religieuses. Nous respecterons les opinions des différents par. tis, et des différentes sectes, mais le TORYSME, trouvera toujours en nous un adversaire implacable ; nous en combattrons les principes partout où nous

| les trouverons.

les presses libérales, dans ce malheureux pays. |

Tandis qu'on a permis et que l’on permet encore

diens de la manière la plus basse et la plus outrageante, C’est là la liberté coloniale !

Ceux qui sont acharnés à déverser l’outrage et le blâme sur les Canadiens ne connaissent certal-

nement pas la nature des justes plaintes et des souf. | |rances que ces derniers ont eu à endurer de la |

à plus de mille lieues du Canada,

Que demandaient les Canadiens? Le redresse.

ment de leurs griefs ; un gouvernement responsable, etle privilège du système électif. Le gou. vernement anglais répondit à leurs justes demandes si souvent réitérées, par des emprisonnemens, des coups de fusils, par le meurtre et le pillage de ceux qui avaient ôsé élever la voix. Mais cet état de chose ne peut durer longtemps. La Fayette a dit: QUAND LE POUVOIR EST TYRANNIQUE, L'INSURREC— TION EST LE PLUS SAINT DES DEVOIRS, Le pacte est brisé. Les Canadiens sont donc justifiables d’opposer la force à la force. Le Canada par sa

position géographique est appelé à faire partie de la belle Républque qui Pavoisine, il sera INDÉPENDAN

Tôt ou tard LES RÉVOLUTIONS NE RG:

re, at Ts il

vatAme aus

un autre peuple.

Par un acte de la volonté du tyran qui com.

mande maintenant en Canada, la presse libérale a Ât4 tant à fuit oupprimña los imagrimaries ant été détruites, et les journalistes proscrits. La cause des patriotes est donc sans organe officiel et dé. voué, Forts d’une expérience de plus de vingt

ans, nous avons pensé à remplir cette lacune, et à

Le pe Ai CRD 4 ci à ®

ssacrent les Canadiens, violent leurs 1m: | es patriotes est donc sans organe officiel et dé-

Quoique notre buf principal soit de nous oceu. per, dans notre journal, de l’histoire et des affaires du Canada, nous consacrerons une partie de nos colonnes, à la politique étrangère et aux nouvelles les plus récentes, Nous donnerons aussi de temps en temps quelques articles de littérature et de mélanges,

Si les “diteurs de certains journaux des Etats. Unis, oubliant l’histoire de leur pays, ou sacrifiant l'avenir de tout un peuple à leurs intérêts privés, n'ont pus craint d'approuver le gouvernement anglais et d’injurier les Canadiens, nous sommes

| heureux de voir que la presse qui représente véri.

ritablement l'opinion publiaue, a élevé la voix en notre faveur. Si l'or de l'Angleterre a pu pervertir quelques hommes dans cette république, la liberté et l'humanité ont eu des échos, et il est des milliers d'hommes indépendants, prets à défendre la cause des PATRIOTES,

Les Français n’ont pas oublié non plus qu'ils ont en Canada des frères opprimés, dont le seul crime est de se souvenir que leurs pères étaient Frauçais, de chérir le nom de la GRANDE NATION et d'en conserver les principes, La presse française a pris noblement notre défence, Nous avons enfin en Europe ct en Amérique des amis puissants et dévoués, Organe des Canadiens, nous rt mercions ces hommes mag néreux dévoñment, Quelque soit le nombre des bayonnettes qui parait arrêter l’élan du peuple pour le moment, le règne de la terreur ne peut durer.— Bientot, le Canada affranchi du joug de ses tyrans,

Élbrore den memummente à ess défonsouvs. f

| | | Notre journal sera publié près dela frontière, afin d'en | faciliter l'envoi en Canada, Nous nous attendons d'a- | vance à la pRoscripriox, mais noustrouverons lesmoyens

nanimes de leur gé-

Notre journalsera publié près dela frontière, nfin d'en

notre longue Carriére qu JO Hole à Lé natale. Mais les sycophanter du gouverne-

ment, aidés de cours de justi:e corrompues et de |

leurs cachots, nous forcèrent au silence. Nous sommes LIBRES ici, sous l'égide des lois de cette belle République, et la vengeance de ces éteignoirs fanatiques et cruels ne peut nous atteindre.

En attendant, nous prions ceux qui seralent disposés à juger les Canadiens d’après les données mensongères de la presse vénale, de la presse stipendiaire de cette faction qui ne vise qu’à l'abru- {issement de ce peuple honnûte et généreux : que ceux, disons nous, qui seraient ainsi disposés, ouvrent les pages de l’histoire des anciennes colonies anglaises, maintenant les Etats-Unis, ils y trouveront l'excuse, la justification de la conduite des

, FE does | Canadiens envers un gouvernement qui s est montré

encore plus oppressif, et plus cruel contre ces der niers, qu'il ne le fut autrefois envers les Anglo- Américains.

Les Canadiens, toujours trop confiants atten-|

duient avec sécurité l’accomplissement des promesses des ministres, et comptant sur la foi des traités, qui leur garantissaient tout C@ qui leur était

cher, se berçaient de voir arriver bientôt le règne |

de la justice en Canada. Vain espoir. Lorsque déchirant tout à coup le voile diplomatique, sous lequel l’administration coloniale cachait ses projets barbares, elle lança ses satellites salariés sur une population paisible, sans armes et sans défense, Des hordes d'esclaves armés, fondirent sur nos campagnes et se saisirent des citoyens les plus respectables. Des hommes vertueux qui jouissaient de l’estime et du respect de leurs concitoyens furent violemment arrachés à leurs familles, chargés

de chaines, et jetés dans les cachots. Des canni- |

» ; sous le à volontaires de la reine, | ; : , bales connus sous le nom de vo/ Let d’avoir voulu s'emparer du Canada! TT Un jury |

choisi par les autorités, le déclara coupable ; il |

tirés des rangs de nos plus mortels ennemis, fana. tisés par le langage outré des journaux à la solde d’un gouvernement machiavélique, rivalisaient de cruautés avec une soldatesque sans frein. Le vol, le pillage, le viol, le sacrilège, l'incendie et le meurtre, laissaient sur le passage de ces brigands

sans pitié, des traces ineffacables du vandalisme le

plus affreux. Des temples furent profanés en les !

fesant servir de casernes et d'écuries, et des chevaux furent conduits en triomphe revétus d’ornements réservés au culte religieux.

Telle fat la réponse paternelle du gouvernement aux justes plaintes des Canadiens! Tel fut le remède que ce gouvernement perfide appliqua aux Maux nombreux sous lesquels gémissait depuis si longtemps un peuple honnûte, paisible et souniis.

Ds l’origine de la domination anglaise en Canada, la conduite des nouveaux venus fut marquée au coin de l’insulte, de larrogance et de l’outrage envers les anciens colons. On vit de suite s'établir entre les deux populations des distinctions frap pantes, et le couvernement au lieu de travailler à diminuer les effets que devaient produire une diffs. rence de culte, de langage et de mœurs, encouragen l'insultante conduite des Bretons envers les Ca. nadiens, en éloignant ces derniers de tous les em-

plois publies, et en ne laissant échapper aucune | occasion de les humilier, On poussa le svstôme |

d'exclusion si loin, qu'il fut d’abord défendu aux colons d'origine française de suivre la plupart des professions libérales, comme celles d'avocat, no:

taire, &e. On alla même jusqu'à les priver du

droit sneré de remplir les fonctions de jurés. On

les assujétissait à des corvées onéreuses et à un

vassalage dégradant, Les Canadiens étaient en |

outre abliwés de loger les troupes qui couvraient k

pays, car ce nest qu'à l'abri des milliers de bayon: |

nettes, qui menaculent continuel'ement les paist. bles habitans, q'ie les satellites du gouvernement o rent exercer leur brigandage et leurs cruautés.

emprisonne et détenu SeCretement quns Un Cacnol, où i! mourut, dans les fers. Un Monsieur Louis Le Couteux, appartenant à une des familles les plus distinguées de Paris, fut détenu à Québec

|pendant près de trois ans sous le prétexte futil

qu'un bonnet rouge avait été trouvé dans sa malle ! Un Polonais dont le nom ne fut jamais publié, mou-

| rut de misère, après plusieurs années de détention,

dans la prison de Montréal, n'ayant pour tout vêtement qu’une seule couverture, (un Irlandais eut le même sort dernièrement, dans la même prison.) Un juge Walker qui paraissait sympathiser avec les Canadiens eut les deux oreilles coupées par des militaires,

Un citoyen respectable, distingué par sa naissance, son éducation et sa fortune, qui habitait Mont. réal depuis plus de 24 ans, ôsa élever la voix contre tant d'abus et de cruautés, Il paya de sa vie, de celle de sa vertueuse épouse, et de celle de son jeune fils, son généreux dévoñment, Son nom était Pierre Du Calvet, Ce courageux citoyen après trois années d’un emprisonnement rigoureux et illégal, s'embarqua pour l’Angleterre dans la vue de porter plainte contre son bourreau, le tyran Haldiman d'exécrable mémoire, qui fut pendant un grand nombre d'années gouverneur du Canada, Durant la traversée l’infortuné Du Ualvet fut jeté à la mer ainsi que son fils âgé de 11 ans. Madame Du Culvet avait été asssassinée à Montréal par des soldats quelques années auparavant.

Un citoyen américain, l’infortuné McLean, plus à plaindre que coupable, fut pendu à Québec.

Des scélérats, soldés par les vampires du gouvernement anglais, qui sous prétexte de complicité, l'avait attiré dans un piège, déposèrent contre lui, Il fut condamné et convaincu de hante trahison !!

fat condamné à être pendu, à avoir les entrailles arrachées et jetées au vent ; il fut ordonné de plus

que son cœur encore palpitant fut montré au peuple |

par le bourreau, en criant: VOILA LE CŒUR D'UN rrarrre. Cette horrible sentence fut exécutée à la | lettre!

Il serait trop long d'énumérer tous les genres de

persécutions ; tous les meurtres juridiques ; tous |

| les assassinats, les emprisonnements illégaux, les

vexations en tous genres, qui signalèrent cette époque sanglante de l’histoire du Canada, Nous v’en citons que quelques-uns pour le moment qui se présentent à notre mémoire. Nous donnerons d'amples détails dans notre journal, sur toutes ces abominations,

Nous d‘fions d'avance les suppots du gouver-

citer et tous ceux que nous publierons dans la suite, Nous pourrons appuyer, au besoin, nos assertions des noms des personnes qui nous fourniront nos renseignements, Düilleurs, les mânes de tant de

ement de contredire les faits que nous venons de |

victimes crient encore vengeance, et les noms de |

Nadeau, Latresse, Du Calvet, "clean, Corbeille. Waller, Languedoc, Billetie, Chauvin,

|'Tracey, Marcoux, Barbeau, Perrault, Chénier, |

et de tant d’autres n’ont pas été oubliés, Nous m’entrerons pas ieidans les dl tails des cru autfs inouies exercées depuis un an par les volon-

taires et les troupes de la reine, sur les malheu-

reux Canadiens. Chaque numéro de notre jour. |

nal contiendra de nombreux articles sur ces scènes dégoutantes de meuttre, de pillage, de viol, d’inlcendie et de brigandage. Nos renseignements nous viendront de témoins oculaires et dignes de | foi, | r ; V2 .

Les étrangers qui ont visité le Canada se sont | jotiours réeriés contre le manque de manufaetu.

res et contre le peu d'industrie déployée en ce pays. |

On ignore généralement que des instructions se-

0 Qo 231)

qui massacrent les Canadiens, violent | mes et leurs filles, et incendient leurs hat

La ci.devant Chambre d'Assemblée d nada, composée de 90 membres, quiàl de 7 ou 8 étaient ouvertement opposés à arbitraire du gouvernement, (ce qui pro Canadiens comprenaient très-bien les du système électif) l’Assemblée disons.

sa une loi, qui fut mise en opération, p 45,000 erfans pauvres étaient instruits, aux frais de la province. Deux ou trois le Conseil Législatif, (espèce de chambre composée d'hommes nommés à vie par la qui reçurent à juste titre le surnom de vi MALFAISANES, refusa sa sanction à cette | écoles furent fermées. Il est inutile d’ ce corps nuisible, toujourssoumis aux v bitraires du gouvernement, entrava sar marche de la Chambre d'Assemblée, di les mesures qui pouvaient être favorable nadiens.

Voilà un échantillon des moyens mi par le gouvernement et ses suppots, po ser l'éducation et l’industrie en Cana devons ajouter que le clergé, la nobless gneurs, qui, autrefois, étaient tout pui la colonie, jouèrent un grand rôle da machiavélique, car ces trois classes d’hc trouvaient aussi leur intérêt à tenir le J l'ignorance, firent toujours cause com le gouvernement. Mais lorsqu’au moy forts réitérés de la Chambre d’Assemb ple sentit le prix et la nécessité de l’édi éteignoirs changèrent leurs batteries, !

trèrent favorables à l’éducation afin de parer et de la diriger.

Une circonstence sans exemple dans des gouvernements représentatifs favoi trie en Canada. Le refus de remédier breux griefs, la mauvaise administratio tice et la conduite arbitraire de tous lc du gouvernement, forcèrent la Chambr blée de refuser les subsides, qui alime vautours affamés. Le teur Dal outre, et plongea ses mains dans les c les deniers publics, et les distribua à sc Le receveur-général s'était déjà approp 8600,000! Comme ect argent Ctait moyen des taxes imposes sur les m importées, le peuple prit la résolution ( faire usage, et de ne se {ervir que d’arl facturés en Canada, ou importés des par contrebande. Pendnt le premi que cette marche fut subie en Canada, de la couronne diminuètnt de $60,00

D'après le court expoté que nous ver

| ner, on ne devrait plus s'étonner si

l'éducation ont été si hrdives en C:

joint à toutes ces causes les droits £nc pr. 100 imposés sur k librairie fran entraves qui furent toupurs mises à li LA PRESSE, LE PALLADIUM DE LA ]J PEUPLES |

Les premiers journalistes du Canad séeutés, FE fut un tenps où il ne ll même permis de publie les pouvell La malle refusait de trnsporter les g Henri Mesplet, Françus de distinct établir la pri mière gazitte à Montréi sonné pendant plusieus années sur Québec, Le vieux Join Neilson, le priftaire de la vieille Grzette de Qué ué de S'ABSENTER plusieurs fois de la} ce qu'il se montrait quelquefois tant libéral, Ce qui dépendait de la ma VENT LE L'INTÉRET fesait tourner la ;

[Li LEXCEDLION |

assacrent les Canadiens, violent leurs fem.

t leurs filles, et incendient leurs habitations !

ci-devant Chambre d'Assemblée du Bas-Ca.

composée de 90 membres, qui à l’exception | ou 8 étaient ouvertement opposés à la marche aire du gouvernement, (ce qui prouve que les diens comprenaient très-bien les privilèges stème électif) l’Assemblée disons-nous, pas.

1e loi, qui fut mise en opération, par laquelle )0 erfans pauvres étaient instruits, en partie rais de la province. Deux ou trois ans après, nseil Législatif, (espèce de chambre des lords) osée d'hommes nommés à vie par la couronne.

eçurent à juste titre le surnom de VIEILLARDS- AISANTS, refusa sa sanction à cette loi, et 1300 s furent fermées. Ilest inutile d’ajouter que ps nuisible, toujourssoumis aux volontés ar ires du gouvernement, entrava sans cesse la he de la Chambre d'Assemblée, dans toutes iesures qui pouvaient tre favorables aux Cans.

oilà un échantillon des moyens mis en usage le gouvernement et ses suppots, pour paraly- ‘éducation et l'industrie en Canada. Nous ns ajouter que le clergé, la noblesse et les sei. rs, qui, autrefois, étaient tout puissants dans lonie, jouèrent un grand rôle dans cet acte hiavélique, car ces trois classes d’honimes, qui vaient aussi leur intérêt à tenir le peuple dans orance, firent toujours cause commune avec uvernement. Mais lorsqu’au moyens des ef.

s réitérés de la Chambre d'Assemblée, le neusentit le prix et la nécessité de l'éducation, les moirs changèrent leurs batteries, ils se monent favorables à l’éducation afin de s’en empa.

des patriotes est donc sans organe officiel et dé. vouc, Forts d’une expérience de plus de vingt ans, nous avons pensé à remplir cette lacune, et à contribuer encore par nos faibles efforts au soutien de la bonne cause. Le titre de notre journal indique assez que notre but est de nous occuper de l’histoire du Canada, et de développer les difé. rentes causes qui ont amené le présent état de choses. Mais ce qu’il est important de faire con.

quelles se sont portées les troupes et principalement les volontaires de la reine contre une population sans armes et sans défense. Ces actes de férocité, prouvent jusqu'où s’étend la haine des bretons contre tout ce qui est Canadien !

Le temps qui détruit tout, fera peut.être bientôt

triotes qui prirent une part active dans le grand drame dont le Canada est le théâtre. C’est principalement à eux que nous nous adressons pour les prier de nous fournir tous les faits dont ils ont été les témoins. C’est à eux de les relater, sans fiel et sans partialité, afin de les livrer à la publi. cité. Tous ces matériaux réunis serviront à l’his-

présente insurrection,

Nous déclarons d'avance que nous n’aurons aucun iménagement pour personne. Nous dénon.

cerons tous les coupables sans exceptions et sai: égards, au tribunal de l'opinion publique, n’importe dans quelle nation, dans quelle classe, dans quel rang de la société nous les trouverons. Nous respecterons cependant la vie privée des individus, | lorsque leurs actions n'auront été d’ancun poids dans la balance politique.

r et de la diriger.

Îne circonstence sans exemple dans les annales gouvernements représentatifs favorisa l’indusen Canada, Le refus de remédier aux nomx griefs, la mauvaise administration de la jus-

et la conduite arbitraire de tous les employés |

gouvernement, forcèrent la Chambre d’Assem- : de refuser les subsides, qui alimentaient ces tours affamés. Le re, et plongea ses mains dans les coffres, vola deniers publics, et les distribua à ses mignons. receveur.général s'était déjà approprié environ 10,000! Comme ct argent ctait prélevé au yen des taxes imposes sur les marchandises ortées, le peuple pritla résolution de n’en plus e usage, et de ne se jervir que d’artieles manu.

turés en Canada, ou importés des Etats-Unis |

contrebande. Pendant le premier sémestre » cette marche fut suirie en Canada, les revenus la couronne diminuè#nt de $60,000,

, A 2 ] D) apres le court expoie que nous venons de don-

, on ne devrait plus s'étonner si l'industrie et |

lueation ont été si hrdives en Canada, si où ht toutes ces causes les droits normes de 30

100 imposés sur k librairie française, et les | st-c n |puse permettre ainsi de semblables écarts? Ces | hommes ont été sans miséricorde pour les morts,

traves qui furent toupurs mises à la presse... PRESSE, LE PALLADIUM DE LA LIBERTÉ DES UPLES | Les premiers journaistes du Canada furent pereutes, “ne permis de publie les nouvelles d'Europe.

umaile refusait de trinsporter les gazettes. M, enri Mesplet, Francis de distinetion, qui vint ablir la première guztte à Montréal, fut empripné pendant plusieus années sur des pontons à uébec, Le vieux Jon Neilson, le présent pro-

taire de la vieille Gazette de Québec, fut obli- |

: de S'ABSENTER plusieurs fois de la province, par-

ral, Ce qui dépenlait de la manière dont le

ENT LE L'INTÉRET fesait tourner la girouette !

œttour Dalhousie passa |

FL fut un tenps où il ne leur était pas |

leur état, leur éducation et leur influence, auraient pu puissamment coopérer au salut de la patrie. | Cependant leur position leur interdisait de pren- | dre part à la politique. Aussi, quelques-uns se respectèrent assez (et nous le disons avec plai- | sir) pour s’en abstenir. Mais d’autres, oubliant ce qu'ils se devaient à eux-mêmes et à leur caactère, se Iancdrent dans l'arène, et firent de la chaire de vérité une tribune politique, et du tribunal de la pénitence un engin puissant pour induire les faibles à trahir la cause de la patrie. On en a vu d’autres pousser le fanatisme au point de poursuivre jusque dans la tombe les malheureuses | victimes de la férocité anglaise en leur refusant la sépulture ; d’autres crièrent, du haut de la tribune,

ANATIHÈME contre tous les patriotes ! 1 Quelquesl'uns, emportés par un 2°/e tout charitable, proclas mèrent r prouvés tous ceux qui étaient tombés, les armes à la main, en defendant leur malheureuse atrieltt!

Ah! detels excès de fanatisme font frémir.

| Pourquoi nous trouvons nous dans la nécessité de Îles retracer, Mais notre devoir de journaliste {nous y oblige. Est-ce bien au 19e siècle qu’on a

[triotes expirants, sans ménagement et sans res:

veuves, des sœurs et des orphelins, ils doivent s'attendre aux représailles,

| promettre les innocents et de ne faire aucune in: |

Linsticc au clergé canadien, nous d | [el

teurs, d'hommes et de citoyens,

Let pendant lPinsurrection, sans préjugés en fera justice.

naître, ce sont les cruautés et les horreurs aux- |

disparaitre de la scène politique, les courageux pa- |

toire du Canada, et principalement à celle de la!

Il est en Canada une classe d'hommes, qui, par

| sans commisération pour nos malheureux compapect pour la sensibité des pères, des mères, des | Afin de ne pas com: |

onnerons les noms e ecux qui out aipsi méconnn leurs devoirs de pas-

Nous aurons aussi occasion de publier et de com-

|menter les Maindements politiques lancés par l'E.

‘qu'ilse montrait quelquefois tant soit peu trop | VEQUe Lartigue et les Evêques de Québec, avant | plitsburgh, | querq | Nrmelois

Le publie éclairé de

Notre journal sera publié près dela frontière, üfin d'en faciliter l'envoi en Canada. Nous nous attendons d'avance à la PRosSCRIPTION, mais noustrouverons les moyens d'en étendre la circulation. Il sera publié une fois la semaine sur un format propre à être conservé et relié, afin qu'il puisse servir par la suite à la rédaction de l'histoire du Canada.

On comprend parfaitement qu'un journal qui devra presqu'exclusivement s'occuper de l'histoire de notre pays, et de la biographie des hommes aui prennent une part active dans les affaires, nécessitera beaucoup de tra- | vail et de nombreux correspondants.

Plusieurs collabore.

| teurs devront être attachés à l'établissement, ce qui occasionnera quantité de frais, car nous n'épargnerons rien pour renire le journal intéressant et pour nous procurer des renseignements corrects, sur lesquels nos lecteurs pourront compter. Le prix de l'abonnement est de $ 4 par |an, et de 82.50 pour un semestre, PAYABLES D'AVANCE.

Nous ne nous dissimulons pas toutes les difficultés qu'offre notre entreprise, mais forts d’une longue ex- | périence acquise dans la vie publique, et dans laquelle, [nous osons le dire, nous croyons nous être attiré la | confiance et l'estime de nos compatriotes, qui dans différentes occasions nous en donnèrent des témoignages pu” blices, nous ne balancons pas à nous dévouer pour la patrie,

Lacause Canadienne a certainement un avocat bien habile, bien zélé et bien persévérant dans ja GAZETTE DE Mackenzie, mais ceux qui n’entendent pas la langue dans laquelle ce journal est publié, sout privés de ses avantages.

Il existe dans toutes les parties de l'Union un grand nombre de nos compatriotes aisés, ainsi que des Français et autres qui sont tous favorables à la cause de la liberté, noussollicitons leur appui, ainsi que celui des Américains qui entendent notre langue.

Nous adressons notre prospectus à plusieurs maîtres de poste, à nos amis et connaissances dans les différentes parties des Etats-Unis, &c. Nousles prions de faire toutes leurs diligences afin de nous procurer autant d'abonnés que possible, et de nous faire parvenir leurs noms avec leur adresse, sans délai, le tout bien distinetement afin d'éviter les méprises,

loutes communications ou lettres, devront nous être [ŒF FRANCHES DE port, à BURLINGTON, état de Vermont, près de la frontière du Bas-Canada.

adressces

Le premier numéro du journal paraîtra aussitôt qu’on nous aura assuré un nombre suffisant d'abonnés pour Afin d'éviter les retards et autres difficultés, nous avons pris des arrangements

subvenir aux frais d'npression.

pour nous assurer de tous les matériaux nécessaires pour monter une imprimerie.

LUDGER DUVERNAY, New-York, Déc. 1658.

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