‹ Le patron, sa fonction, ses devoirs, ses responsabilitésChapitre 24 sur 26 · LK PATRON · texte numérisé non relu

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sonnel, sans opérer de retenue sur les salaires, sauf à Hirschbacit, où la loi prussienne l'y oblige. Les veuves ont au moins la moitié de la retraite ; sj le mari meurt de maladie avant le temps de la retraite, la veuve et les enfants reçoivent des secours proportionnés au nombre d'années de service du mari. S'il meurt par suite d'un accident à l'usine, la veuve jouit de 11 retraite du mari, et reçoit une part pour les enfanta, jusqu'à ce qu'ils aient atteint quatorze ans. Les ouvriers blessés reçoivent, comme indemnité, la moitié de leur gain ; les soins médicaux et les médicaments leur sont donnés gratuitement. Les ouvriers qui veulent acheter des terres sont encouragés par les facilités que voici ; la maison leur avance, sans intérêts, une somme égale à celle qu'ils ont économisée et qu'ils remboursent par un prélèvement mensuel sur leur gain. (Assoc.catA.,}!m\: 1876, p. 184-185.)

Quatre compagnies du bassin de Saint-Etienne, et une du bassin de Rive-de-Gier, ont formé une caisse centrale de secours, administrée par un conseil composé, moitié de patrons, moitié d'ouvriers. Le fonds résulte d'un prélèvement sur la retenue opérée sur les salaires, et d'une subvention, égale à ce prélèvement, faite par les compagnies. La répartition s'opfere, entre les diverses eNploitations, dans la proportion des secours et pensions provenant de leur chef. Cette combinaison, avantageuse à plusieurs points de vue, a pourtant l'inconvénient de favoriser l'instabilité des engagements : comme, en effet, pour la répartition des secours, il importe peu que les services aient été rendus à la même compagnie, l'ouvrier passe trop aisément de l'une à l'autre.

Dans la compagnie d'Ânzin, lorsque l'ouvrier mineur est impropre à tout travail, il reçoit, pour le reste

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de ses jours, une pension annuelle, proportionnée à son âge et à ses années de service, et réversible en partie sur la tête de sa veuve. Les orphelins reçoivent un secours mensuel de 3 francs pour les filles, jusqu'à l'âge de 10 ans, et de 4 francs pour les garçons, jusqu'à ce qu'ils soient admis dans les travaux. Quand un ouvrier est tué au service de la compagnie, les frais funéraires sont payés par elle, et un secours extraordinaire est accordé à sa veuve ; il lui est alloué en outre une pension viagère de 15 francs par mois. Les orphelins d'un ouvrier tué reçoivent également un secours mensuel. Si l'ouvrier tué est célibataire, on accorde à la famille, soit une somme une fois donnée, soit, quand la famille est nécessiteuse, un secours mensuel, que l'on continue parfois pendant 'plusieurs années. Les ouvriers pensionnés et les veuves d'ouvriers reçoivent, comme les ouvriers qui travaillent, le charbon nécessaire à leur chauffage.

Sur le point des indemnités à accorder aux ouvriers victimes d'accidents dans leur travail, une question se pose : convient-il que l'ouvrier contribue à l'ahmentalion des caisses qui, en cas d'accident, pourront le sauver de la misère? La question a été résolue affirmativement en plus d'un endroit, comme le montre ce passage de l'exposé des motifs d'une proposition de loi déposée à la Chambre des députés par M. le comte Albert de Mun, Mgr Freppel, M. le vicomte de Bé!izal et M. Thellier de Poncheville :

« En Allemagne, le comité de direction des associations de prévoyance dans les cercles miniers est assisté desanciens auvriersf KnapJiscAa/tsàâfgrsejt ),eten Belgique, les mineurs sont aussi largement représentés dans les commissions administratives des caisses de

secours. Chei: nous, dans la Compagnie du cheiata de fer d'Orléans, tout employé, de puis le directeur jusqtiW simple ouvrier, peut être membre des conseils d'administration des caisses de prévoyance. M. CJbbon, i. Comraentry, applique les mêmes procédés, et partooi ce système a donné les meilleurs résultats. Les ouvriers y trouvent à la fois une juste satisfaction et une gaitmtie qui leur est précieuse. »

Ajoutons que ce système a été également adopté dans la Corporation chrétienne de Saint-Nieolas,x^aO' ment fondée il I.ille pour les patrons et ouvriers de l'industrie du fil.

Plusieurs industriels se sont préoccupés de résoudre les problèmes qui se rattachent à la stabilité des enga-

Lors de la grande enquête parlementaire de 1870,. M. André, directeur des forges de Cousances (Meuse), put répondre en ces termes à la g= question :

« Dans notre industrie de Champagne (métallurgie), les patrons croiraient véritablement manquer à leur devoir en ne conservant pas dans leurs usines, et pourainsi dire jusqu'à leur dernier jour, en leur assignant un semblant d'emploi, lorsque leurs forces ne leur permettent plus un travail actif, ceux de leurs ouvriers dont l'existence ne serait point assurée. »

M. André citait, à l'appui de son dire, des exemplessignificatifs, et M. Simon, directeur des forges-laminoirs, au Clos-Mortier, écart de yaînt-Dizier, forma-' lait des déclarations identiques.

L'usine du Creusot n'a pas cessé, dejiuis prfes du cinquante ans, d'occuper en pleine activité, toute 1A' population qu'elle groupe autuur d'elle, et qui s'élève' àdixmiile

Au corps législatif de l'Empire (séance du 2 1 janvier 1870), M. Mony, directeur de la société de Commentry-Fourchambault, signalait l'idée qu41 avait eue de déployer une bannière portant cette devise : Vingt ans de travail continu. Le nombre des ouvriers qui avaient pu, comme lui, marcher derrière cette bannière, s'élevait à cent quatre-vingt-douze.

La crise de 1848 avait réduit M. Marne, le grand imprimeur de Tours, à vendre une propriété importante. Il ne voulut cependant pas priver ses ouvriers de leurs ressources; il les réunit donc, et leur annonça que chacun d'eux pourrait toucher à la caisse ce dont il aurait besoin jusqu'à concurrence de son salaire normal. Les ouvriers vécurent, les bras croisés pendant plusieurs mois, aux dépens de leur patron, mais ils répondirent à sa générosité par la discrétion de leurs prélèvements. Plus tard, le travail reprit ; la prospérité revint ; M. Mame put racheter sa campagne.

Les forges de Niederbronn furent atteintes par la même crise. Les ouvriers et employés décidèrent spontanément qu'ils travailleraient sans salaire jusqu'à des temps meilleurs, sauf à vivre de leurs économies antérieures et du travail agricole. (E. Cheysson, La Fer-

manence des Engagements^ Assoc, cath,y mai 1876.)

Conserver le foyer à la famille de l'ouvrier, tel est encore un des objets proposés à la sollicitude du patron. Les exemples que nous mentionnerons ici se rattachent en même temps à la question, traitée plus loin par l'ouvrage, des habitations ouvrières.

Dans la note remise par l'administration du Creusot au jury de l'Exposition universelle de 1867, on constatait que, sur 1480 propriétaires fonciers, 1230 travaillaient à Tusine ou y avaient travaillé. De même,

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l'administra.tïon a fait construire des maisons séparées, composées d'une grande pièce, d'une chambre contiguë, d'une cave, d'un grenier et d'un petit jardin. Elle les loue à bas prix, 6 et 8 francs par mois, et offre ans habitants la facilité d'en devenir à la longue propriétaires. (Étude svr les itahlissetittnts du Creuset, pM M. l'abbé Gauthey, Assoc. cath., juin 1876, p. 891-891 et 897.) La compagnie d'.^nzin, dont les ouvriers habitaieni naguère des maisons groupées en corons, a désorm^s adopté le système des maisons isolées. Elles sont généralement établies en plein champ, mais à proximité des villages ; bien aérées, elles présentent un aspect de propreté, de confortable et même d'élégance, surtout pour les dernières construites. Le petit jardin qui les entoure, cultivé en légumes, renfermant presque toujours quelques fleurs, rompt la monotonie des constructions et leur donne une apparence que n'offrent pas les habitations de l'intérieur des villages, et surtout celles des cités ouvrières des villes.

La compagnie d'Anzin possède ainsi 2494 maisons; en 1872, l'enquête faite par la Société de l'Industrie minérale n'en constatait que 1998. Et cependant, déjà le rapporteur, M. Vuillemin, pouvait affirmer la supériorité du bassin du Nord et du Pas-de-Calais. En effet, tandis que dans les centres belges il n'y a qu'une maison par 3800 tonnes de houille produites et par 26 ouvriers, dans le Nord et le Pas-de-Calais il existait déjà une maison par 630 tonnes de houille et par 4 à s ouvriers employés, soit six fois plus.

En 1872, à Saint- Brieuc, la charité privée a construit, sur un terrain acheté tout exprès, trente maisonnettes, irréprochables au point de vue hygiénique, auxquelles on a joint deux écoles, l'une de filles, l'autre de gar-

çons, et cette Œuvre des familles ouvrières fonctionne sous la direction d'un prêtre dont la sollicitude s'étend aux membres d'une association disséminée dans toute la ville. Le loyer de ces maisonnettes est acquitté chaque premier jour du mois et d'avance, et les fonds perçus sont destinés à l'acquisition de nouveaux terrains, pour y établir, comme propriétaires au bout de dix ans, les familles les plus méritantes. (Rapport de M. Ach. du Clésieux au Congrès catholique de Paris, 1873 P- 469.)

Parmi les sociétés de coopération, préconisées par cet ouvrage sous les réserves nécessaires, celle de Rochedale, près de Manchester, en Angleterre, a une notoriété pour ainsi dire classique. A son exemple, il s'en est fondé des centaines en Angleterre et en Allemagne. Le capital ou fonds de roulement de ces Coopérative Stores est fourni par les actionnaires, ouvriers ou autres ; mais Ton n'en voit guère où l'initiative soit venue du patron. De plus, les avantages qu'elles offrent ne laissent pas que d'entraîner certains inconvénients, comme le mécontentement du commerce régulier, victime de la concurrence des Sociétés coopératives. C'est contre ces inconvénients que luttent les sociétés de coopération fondées, soit par M. Harmel au Val-des- Bois, soit par \ Œuvre du Cercles catholiques d^ ouvriers dans plusieurs villes de France.

Dans les exemples qui précèdent, nous avons seulement fait mention des patrons qui, sur un point ou sur un autre, remplissent les devoirs inhérents à leur fonction sociale. Mais il en est, grâce à Dieu, qui remplissent tout le programme dont cet ouvrage

recommande Tadoption. Décrire les œuvres de ces patrons, ce serait recommencer l'ouvrage lui-même. Bornons-nous donc ici à nommer, en leur décernant un juste tribut d'éloges, MM. Harmel frères, qui, dans leur usine chrétienne du Val-des-Bois, présentent le spécimen le plus complet d'ateliers pacifiés d'après les préceptes de la charité catholique. Le Manuel de la Corporation chrétienne^ de M. Léon Harmel, est une monographie parfaite de cette usine, et, à vouloir l'analyser, on risquerait de l'amoindrir.

Mentionnons l'essai récemment tenté, dans des proportions forcément moins grandioses, par M. de Bailliencourt, filateur, près de Douai. Cet essai a été, jusqu'ici, couronné de succès, et les journaux ont décrit les splendeurs des fêtes d'inauguration de la nouvelle usine chrétienne. Ouvertes par les bénédictions de Mgr l'archevêque de Cambrai, ces fêtes se sont terminées par un banquet auquel ont pris part plusieurs centaines d'ouvriers, désormais unis par les liens de la fraternité chrétienne. Rien n'existait pourtant, au point de vue religieux, dans cette usine, qui compte un personnel de 600 ouvriers, quand, il y a un an, M. de Bailliencourt appela M. l'abbé Lecovec, qui changea rapidement la situation. Il y a maintenant une chapelle, un cercle pour les hommes, un patronage pour les jeunes garçons, des sœurs de charité pour les petites filles et pour l'infirmerie, un immense réfectoire pour les femmes et les jeunes filles qui, venant de deux lieues à la ronde, mangent à l'usine. Des associations de jeunes filles, établies de concert entre l'aumônier et les curés, existent de plus dans chaque paroisse, tandis que les hommes et les jeunes gens passent en partie le dimanche à l'usine, sous la direction de l'aumônier et de deux frères des écoles chré-

tiennes. L'organisation économique comporte une caisse de retraite, une caisse de secours pour les temps de maladie, une caisse d'épargne, une caisse d'assurances, une boulangerie coopérative, une autre société coopérative pour l'acquisition du charbon de ménage et un patrimoine corporatif.

Signalons ici une congrégation, fondée par le R. P. Sambin, de la Compagnie de Jésus, sous l'action du zèle apostolique de Mgr Fava, évêque de Grenoble, et spécialement vouée à concourir aux œuvres de Tusine. Nous avons nommé les Petites-Sœurs de l'ouvrier. Plusieurs maisons de Tourcoing ont fait aj^pel à leur dévouement, et en sont aujourd'hui précieusement récompensées.

Il nous faudrait parler également des œuvres que M. l'abbé Garnier dirige à Caen, et qui présentent une heureuse alliance des institutions économiques les plus salutaires et de l'esprit propre à restaurer, en les rajeunissant, les antiques corporations.

A Watten (arrondissement de Dunkerque), chez M. Van Desmet, filateur ; à Châtillon-Commentry ; à Trith-Saint- Léger ; dans les Vosges, au banc de la Roche ; dans la fabrique de MM. Steinheil, Dieterlen et C*«; dans l'exploitation de M. Chagot, à Montceaules-Mines; dans la cristallerie de Baccarat, si complètement étudiée par M. de Vilmorin; à Saint-Chamond, dans la fabrique de lacets de M. ThioUière j dans les fabriques d'horlogerie du Haut-Rhin et du Doubs; dans les fabriques de Saint-Gobain ; dans les forges de la Rivière, dans l'Isère ; aux manufatures de Vizille et Pont-de-Clair ; dans celle des Mazeaux, etc., etc., nous voyons fonctionner, à côté d'institutions religieuses, des sociétés de secours mutuels, des caisses de retraites, des caisses pour les veuves, des caisses de

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prêts, des sociétés coopératives pour les denrées alimentaires, des fourneaux économiques, etc.

A Paris, des institutions analogues de prévoyance et de charité fonctionnent dans les usines de MM. Durand, Breton, Taîllefer, Colcombet, Lacroix, Sardat, à la chapellerie de la rue Montigny, etc.

M. Laurent de Montgolfier, à Vidal on-lès-Annonay, et MM. Pavin de Lafarge, au Teil, grâce à des institutions dont la Société d'économie sociale de Paris a entendu l'éloge, transforment en éléments de paix sociale les ouvriers les plus haineux.

D'une lettre que M.Andréécrivait en janvier 1876 au directeur de l'Association catholiqut, il résulte qu'une grande usine des environs de Saint-Dizier, dont les dépendances comportent près de zoo maisons d'ouvriers, était pourvue, dès cette époque, d'un ensemble assez important d'institutions économiques : asile, ouvroir, patronage, économat, pharmacie, fourneau économique, dispensaire, dortoirs pour les ouvriers sans famille. Au lieu d'être hebdomadaire, le salaire y est payé à certains ouvriers par à-compte quotidiens, sous forme de jetons qui ont cours à l'économat et au fourneau. « Cette organisation, ajoutait M, André, est suivie de plus ou moins loin par quelques autres usines de la région. 'f>

Pour que cet appendice corresponde à l'ouvtage lui-mÉme, nous devons mentionner ici quelques tentatives de retour aux corporations.

Les syndicats mixtes, dont \ Œuvre des cercles favorise la création, et auxquels la loi nouvelle sur les syndicats professionnels apporte moins d'entraves qu'on ne l'avait cru d'abord, sont un premier pas vers la restauration définitive de la paix dans le monde du

travaU. Au témoignage de M. Mazaroz, H les commissions mixtes » de patrons et d'ouvriers a ont rendu les plus grands services en Angleterre et à Nottingham en particulier, où elles sont arrivées à concilier tous les différends qui existaient entre les patrons et les ouvriers et qui se traduisaient par des graves et des luttes continuelles. > ( Union nationale des Chambres syndicahs, procès-verbal du 6 novembre 1875.)

Dans cet ordre d'idées, Mayence possède, grâce à l'initiative de Mgr de Ketteler, une association catholique d'ouvriers et une association catholique de patrons. L'association des ouvriers met à leur disposition un logement sain (k raison de 13 fr. par mois), et une bonne nourriture (0,46 centimes par repas); elle comptait en 1876 trois cents membres, entretenait soixante lits, et recevait à table une centaine de membres. Elle était pourvue d'un cercle et d'une caisse d'épargne; les ouvriers de passage y recevaient gratuitement l'hospitalité. L'association des patrons prend part à la vie de celle des ouvriers, lesquels répondent à cette protection par un dévouement réciproque, en assistant, par exemple, aux funérailles des patroiïB, {Ass. rnth., mars 1876, pages 404-425.)

La dernière assemblée générale de YŒuvre des Cercles catlioUques d'ouvriers a constaté, à cet égard, de réels progrès, et le syndicat, base de la corporation à venir, est désormais entré dans le monde des faits.

C'est ainsi que Poligny, dans le Jura, possède un syndicat, muni d'une caisse de crédit mutuel, grâce au zèle du marquis de Froissard. Dans la Charente, un syndicat, fondé par MM. Georgeon et Sevenet, réunit les propriétaires de vignobles par l'achat en commun des engrais et des ceps de vigne, par des secours mutuels contre la mortalité des bestiaux, et

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aussi par des missions rurales, des bibliothèques roulantes et des fêtes patronales. Dans TOrne fonctionnent vingt-cinq syndicats, qui groupent 250 agriculteurs. Signalons aussi les frairies de la Basse-Bretagne, les syndicats de Larra (Haute-Garonne), de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), de Martel (Lot), et de Grisolle-Montech- Verdun (Tarn-et-Garonne). Il faut dire que les syndicats agricoles dépassent en nombre les syndicats industriels.

Mais les uns et les autres ne sont encore que des types fort éloignés de la corporation libre et chrétienne, telle qu'elle doit résulter de l'association de plusieurs usines d'une même région. Ici, nous avons plus de vœux à faire que de résultats à enregistrer. Lille a donné le signal dans cette application complète des solutions catholiques, par l'établissement de plusieurs corporations où les patrons s'unissent non moins que les ouvriers. La corporation chrétienne de Saint- Nicolas ^ composée des trois industries de la filature, du tissage et de la filterie, possède ou possédera un conseil syndical, une caisse corporative, une agence de placement, un bulletin corporatif, une caisse d'assistance et de charité mutuelles, et, en général, toutes les institutions économiques énumérées au cours de cet ouvrage.

La voie est donc ouverte, et. Dieu aidant, le nombre grandira de ceux qui voudront y entrer.

Paul Tailliez.

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