‹ Le patronage Saint-Agnès [microforme]Chapitre 4 sur 4 · PAROISSE DE SAINT-JACQUES · texte numérisé non relu

PAROISSE DE SAINT-JACQUES

Pour nos chères petites; pour les garder bonnes et heureuses dans l’œuvre qui les protège, qu’elles fréquentent et qu’elles aiment; afin de défrayer les dépenses du loyer,

de l'éclairage, du chauffage, de l'ameublement de leur

Mason, comme aussi de leurs jeux et de leurs Promenades, Nous vous demandons respeclueusement

Au nom du Sacré-Cœur, de Notre-Dame du Rosaire, de Sainte-Agnès, la petite contribution annuelle de vingtcinq sous.

Nos petites prieront Dieu de vous récompenser et de vous bénir. »

Cette rédaction charmante vainquit les répugnances des fières zélatrices: elle devait, par la suite, conquérir les paroissiens eux-mêmes, ear le livre d’or du Patronage compte maintenant plus de deux cents bienfaiteurs, pour qui le Fondateur de l'Œuvre fait chanter une messe chaque mois.

L'œuvre du Patronage est d’ailleurs si captivante qu'elle est une de celles auxquelles les paroissiens s'intéressent le plus généreusement. Ses deux fêtes annuelles : la séance et le «euchre-avalanche », sont toujours accueillies avec sympathie. La séance a généralement lieu pour la fête de Sainte-Agnès; on y vient applaudir aux jolis talents des petites patronnées. Quant au « euchre-avalanche », il se donne fin décembre. Les amies de l'Œuvre y assistèrent cette année, après avoir reçu cette originale invitation :

{ Voulez-vous rire, vous amuser, jouer aux cartes, tout en faisant la charité? Oui?... Alors, venez à la Salle du Saint-Rosaire, soubassement de l'Église Saint-Jacques, mardi, le 17 décembre prochain.

Le Patronage vous souhaïtera la bienvenue ainsi qu'aux & mitaines » que vous voudrez bien apporter pour l'arbre de Noël de ses petites filles. »

Le mot entre guillemets variait avec chaque invitation et les jeux, les mitaines, les bonbons, les fruits nous sont venus en « avalanche ». C'est ainsi, ne vous déplaise, que chaque année le Patronage

procède pour peuvoir offrir à ses enfants trois beaux sapins chargés de merveilles !

Dans l'avenir, il y aura encore, au profit de notre douce petite œuvre, des euchres et de jolis concerts. Quand il faudra combler de sa Caisse les vilains déficits,

‘ des zélatrices placeront leurs petites cartes jaunes si gentiment rédigées. Les paroissiens souriront à tout cela et comme ils feront bin. Le Patronage, ont écrit les jeunes filles à la dernière page de leur cahier, est une œuvre magnifique. C'est une de celles qui naissent dans l’Église, sous le souffle de Dieu.

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