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Valeur du pâturage en forêt.
Relation entre cette valeur et le revenu forestier. .
1° Taillis sous futaie. — L’agriculteur s’est de tout temps apercu
que la récolte directe du fourrage en forêt ne lui laissait qu’un bé-
néfice illusoire ; aussi a-t-il cherché à uliliser l’herbe d’une manière indirecte, en la faisant päturer par ses bestiaux.
Pour évaluer la valeur du pâturage en forêt, nous admettrons qu'une vache de taille moyenne consomme environ 25 kilogrammes de fourrage vert par jour, et que, pour tenir compte de la dessiccation et de la remonte ou de la repousse de l’herbe, dans le cours de l’année, il y a lieu de doubler les rendements fourragers en sec (1).
a) Terrains calcaires. — Cela étant, on voit qu'un vide, dont la production fourragère est en moyenne de 650 kilogrammes, peut rendre, exploité comme herbage, à peu près 1,300 kilogrammes de foin vert. En supposant une enforestation de six mois, du 15 avril au 15 octobre, on trouve qu’une vache consomme 180 X 25 = 4,500 kilogrammes de fourrage vert. Il faudra donc un peu plus de o hect. 40 pour la nourrir pendant ces six mois.
Cherchons maintenant le rapport. Une vache moyenne, appartenant à un garde et convenablement nourrie pendant l'hiver, lui
(1) Les agronomes admettent pour le foin de prairie un coefficient de dessiccation de 64 °/,, supérieur de 14 °/, à celui que nous avons adopté. Le foin forestier étant toujours récolté à complète maturité, perd moins, par la dessiccation, que le foin de prairie ; il comprend, en outre, beaucoup d'espèces semi-ligneuses ou peu nutritives qui ne sont pas broutées en vert par le bétail; enfin, la ration journalière en vert devant être augmentée dans la même proportion, le rapport, qui donne la possibilité herbagère et le revenu en argent, est indépendant :h coeflicient.
Ces déductions théoriques ont été pleinement confirmées par l'expérience. C'est ainsi que des pesées rigoureuses, faites en 1899, ont donné : | 29 kilos de foin sec pour 71 kilos d'herbes vertes, dans une prairie RARE des bords de la Saône, sise sur le territoire de la commune de Chivres (Côte-d'Or);
48 kilos de foin sec pour 52 kilos d'herbes vertes, dans les vides de la forêt domaniale de Val-Suzon (Côte-d'Or), située sur des calcaires arides du bathonien moyen. | d
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donne environ, pendant l’enforestation, cinq litres de lait par jour à 0 fr. 10 l’un, ci : 0 fr. 50. Mais elle ne reste que deux mois (mai et juin) sansration complémentaire. Pendant les quatre autres mois, on ajoute environ 2? kil. 500 de luzerne, de trèfle ou de sainfoin à Sa nourriture quotidienne. Dans les fermes, riveraines de la forêt, où le bétail ne recoit aucun appoint de nourriture, le rendement par vache n'est certainement pas supérieur à trois litres par jour. Le rendement brut par vache peut donc s’établir comme suit :