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Ugines, la Compôte, le Reposoir renferment les modèles du genre.
Adenostyles alpina, Mulgedium alpinum, Prenanthes purpurea, Pteris aquilina formaient, en juillet et en août, de mal odorants fourrés, hauts de 1°50, où l’on marchait avec peine. En novembre, la neige avait rabattu tout cela, et le sol était stérilisé par un épais matelas de frondes et de hampes qui offrait un obstacle insurmontable à la germination des graines. En particulier, la parcelle E d’Ugines se trouvait dans cet état depuis vingt ans, et un troupeau de génisses n'avait cessé d’y pâturer. Nous n’avons pas constaté, contrairement à ce qui a eu lieu pour le Massacre, que ce pâturage ait beaucoup servi la forêt; bien au contraire, les rares semis que nous avons pu observer se trouvaient à l’entour de perches de hêtre ou sur les troncs des arbres abattus, autour desquels faisaient effort les herbes envahissantes. D'où le remède : élever de loin en loin des tertres de 0"60 à 0"70 de haut, en retournant la molle el en enfouissant les herbes. L'’a-t-on fait? je l’ignore. Le moyen était pourtant infaillible. Quant au bétail, il avait frayé des chemins qui reliaient entre elles les clairières préexistantes et qui les prolongeaient. Ilavait donc accru l'étendue des vides; etc’esttout.
D'après ce qui précède, on voit combien il est difficile d’évaluer le rendement herbager des futaies jardinées, puisque cela dé-
pend de leur situation et de leur densité. On ne peut le faire que.
pour les vides et d’une facon approchée. Voici notre estimation que l'on pourra comparer avec les données du bulletin du ministère de l’agriculture (n° 5, octobre 1898, page 943).