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Toutes les fois que ces conditions ne seront pas remplies, le bétail se trouvera dans la nécessité de ronger la forêt. Il n’y manque pas.
Partant de ces données, nous avons essayé de nous rendre compte approximativement du rendement herbager d'un hectare de taillis dans le cours de son développement. Pour cela, nous avons doublé la production fourragère donnée au tableau de la page 43, afin de tenir compte de la dessiccation, de la repousse et de l'herbe qui, ne pouvant être récoltée par la faucille, peut néanmoins être facilement broutée par le bétail. Nous avons enfin supposé que la ration journalière d’une vache étail toujours de 25 kilogrammes de fourrage vert et que son rendement était de 5 litres de lait par jour. Le tableau suivant résume les faits.
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A l’aide de ces données, on peut facilement résoudre les différents problèmes que soulève le parcours. Supposons, par exemple, qu'il s’agisse de déterminer l’émolument du pâturage dans une forêt de 100 hectares, exploitée en taillis sous futaie à la révolution de 25 ans, et dont les peuplements de 11 ans ont été reconnus défensables. On a calculé que la contenance des sommieres, des lignes et
des chemins était de 2 hect. 50 ares et que l'étendue des vides était
de 1/10 environ.
On trouve facilement :
Pour la coupe de 11 ans: 4h. X O fr. 52 — 9 fr. 08
— 12 ans : 4h. X Ofr. 47 — 1 fr. 88
— 13 ans: 4h. X Ofr. 42 — 1 fr. 68
Pour les coupes de 14 à 24 ans : 44h. X O0 fr. 31 = 18 fr. 64
Soit pour le taillis :: 0. . 19 fr. 28 Pour les lignes et sommières : 2 h. 50 X 5 fr. 50 = 13 fr. 75 Pour les vides : %=— . . . 5h. 60 x 5 fr. 50 — 30 fr. 80 HO mOnoialet is. :09 fr 83
Telle est la valeur raisonnable maxima du pâturage dans celte forêt de 100 hectares. C’est un peu plus de 0 fr. 60 par hectare.
Remarquons enfin que ces 56 hectares peuvent tout au plus suffire à nourrir, par leur herbe, 5 vaches pendant 4 mois de l’année ; aussi nous ne devons pas nous étonner des dommages occasionnés au taillis par le séjour, sur une telle contenance, d’un
troupeau de cent et quelques bêtes à cornes, comme on a coutume de l’autoriser dans les bois communaux, où l’on tolère deux bêtes par hectare. 4
Un conservateur des forêts, homme éminent, nous contail naguère que, balivant une coupe en coteau calcaire, il avait été effrayé de . la différence de rendement constaté dans le taillis d’une révolution à la suivante, et qu'il en avait cherché le motif dans une exploitation vicieuse, dans la saute du piquet. La hache était pour peu de chose dans cette aventure, et le bétail de certain châtelain peu commode en était la cause inconsciente. Il fallait bien qu’il vécût. Et, ne trouvant plus d'herbe, il avait brouté le bois.
Nous avons envisagé le cas de la jouissance d’un tiers dans une forêt qui ne lui appartient pas. S'il s'agissait d’un propriétaire exerçant le droit de parcours pour luiet les siens, — et c’est ce qui a lieu dans les forêts communales, — le bénéfice du pâturage serait