‹ Le pâturage en forêtChapitre 25 sur 89 · M FH · texte numérisé non relu

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doublé et se monterait à 127 fr. 66, soit à un peu plus de 1#r. 9% par hectare. Ennpee

Un mot sur la révolution. Comme l’a dit notre cher maitre, M. Broilliard (Cours d'aménagement, page 326), « il convient d'adopter de longues révolutions dans les forêts où doit s'exercer le pâturage. C’est l'intérêt du bétail comme de la forêt. »

Reprenons l'exemple cité plus haut d’une forêt de 100 hectares, exploitée en Laillis sous futaie à la révolution de 40 ans, et ouverte au parcours à partir de 11 ans. La contenance des sommières, des lignes et des chemins est de 3 hectares, et l'étendue des vides n’est que de 1/20. :

L’émolument du pâturage s'établit comme suit :

Pour la coupe de 41 ans : 2 h..50 X\0'r. 9 Mr:

| 42 ans : 2 h. 50 X Ofr. 41— Afr.17

13 ans : 2 h. 50 X 0 fr. 49 = 1 fr. 05

Pour les coupes de 14 à 25 ans : 19 X 9 h. 50 X 0 fr. 31 == 9fr. 30 — 26 à 30 ans: 5 X 2h. 50 X Ofr. 42 = 5fr. 2%

— 31 à 35 ans : 5 X 2h. 50 X O fr. 47 = 5fr.88

a 36 à 39 ans: 4 X 2h. 50 X Ofr. 52 = 5fr. 20

Soit, pour le taillis . . . 99 fr. 15 | Pour les lignes, sommières et chemins : 3h. X 5 fr. 50 = 16 fr. 50 Pour les vides : D = Ed 50 — 20 fr. 62 Total OS

C'est donc une bonification de 4 °/, au moins dans une forêt qui, exploitée à 40 ans, renferme d’ailleurs moitié moins de vides que si elle était coupée à 25 ans. Là encore les chiffres ont une grande éloquence, et l’on comprend aisément combien sont nécessaires les longues révolutions dans les taillis des Alpes, par exemple, où le pâturage est souvent abusif. Ici même, dans la Comté et la Bourgogne, pourtant plus riches, la révolution à 40 ans satisfait le mieux tous les intérêts. Elle est impérieusement commandée dans la grande majorité des forêts domaniales, grevées de droits d'usage au parcours qui sont ordinairement la cause toujours active de leur dégradation. Nous ne reviendrons plus sur ces faits, les tenant

pour acquis, et nous dirons que l’allongement de la révolution

est, dans tous les cas et dans tous les sols, le moyen le plus sûr de

se défendre contre la dent et les incursions du bétail. C’est égale- :

ment le meilleur moyen d'augmenter ses revenus et sa fortune. # Les partisans du pâturage en forêt nous diront : « Maïs vos

D us

calculs pèchent par la base et vous n'avez pas tenu compte du croit du troupeau. » Cet oubli est volontaire. Le bétail qui vit exclusivement en forêt, usé par les longues marches et par une nourriture insuffisante, se reconnait à première vue par son rachitisme. Dans deux fermes de notre cantonnement, où l’enforestation est régulierement pratiquée, une vache prête au veau atteint à grand’peine un prix moyen de 200 francs, alors que celles des troupeaux voisins se vendent couramment 450 à 500 francs. Dans ces conditions misérables d'existence, trois ans sont nécessaires pour faire une mauvaise vache, et la débilité du troupeau est si grande qu’un garde nous disait avoir vu le berger d’une de ces fermes « prendre ses bêtes par le cou pour leur faire passer un fossé. » Que peut être la valeur du croît en semblable occurrence ? Je laisse au lecteur le soin de répondre. |

b) Terrains argileux. — Le rendement herbager d’un vide étant

supposé de 1,000 X 2 = 2,000 kilogrammes, il faudra à une vache,

pour l’épuiser, un nombre de jours égal à Le 80.

D'où 2 hect. 25 ares de vides gazonnés titan pour assurer, pendant six mois, la subsistance d’une bête à cornes. En admettant une production de cinq litres de lait à 0 fr. 10 par jour, on arrive à un rendement de 90 francs pour la durée de l’enforestation. Déduisant, comme précédemment, pour les frais, une somme de 59 francs, il reste net 38 francs, soit 16 fr. 90 par hectare. Le prix

de location d’un hectare de vides peut être ainsi évalué à

sbnRs = 8 fr. 45. Si la forêt ne présente qu’un vingtième de vides,

en dehors des lignes et des chemins, il faudra qu’une vache puisse disposer pour vivre :

Pendant 6 mois de 45 hectares.

LRO FE 29 — 50 ares.

EoONL: — [ARE 9052

Si nous cherchons à calculer approximativement le rendement herbager de l’hectare de Llaillis en terrains argileux aux différents âges, nous trouverons les nombres suivants :

xs re FT PS OR, To x : ; LARRE A Le La me ,* 2PPRE N R v à 5 °5 RS 4 1, AU L'PNGE Ve y r $, NA bi: 'URCR > , \ JF Pr > QE x re eY ñ À 8 :

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