MAT
chiffres indiqués. Quant à l’âge minimum de fermeture, il dépend de l'importance comparée du laillis.et de la réserve. Dans les sols où la fulaie prime de beaucoup le sous-bois, on devra réserver les cinq dernières coupes ; ailleurs, ce pourra n'être que les 4, 3 ou 2 dernières enceintes. Voici, à titre d'exemple, comment peut être traitée la question de défensabilité dans les taillis sous fulaie du bassin de la Saône :
2 D EE ASE A SE RSR CHINE ERA
RE AGE te à RÉVOLUTION nn. de OBSERVATIONS
: DE FERTILITÉ. . : D'OUVERTURE | FERMETURE Alluvions modernes . . 25 ans. 11-12 ans. 91 ans. Sables po Marnoiee 30 ans. 12-13 ans. 21 ans.
Aregil QE
ges. 3) ans. 13-14 ans. 33 ans.
Calcaires marneux .
Roches solides . :
40 ans. 14-15 ans. 38 ans.
2. Futaies SE — L'abroutissement des semis dans les futaies pleines, feuillues ou résineuses, constituant une perte irréparable pour le sylviculteur, le parcours ne peut s'exercer que très lard dans de telles forêts, pas avant quarante ou cinquante ans : il doil cesser aussilôl que commence la régénéralion.
4. Futaies jardinées. — Dans les Alpes, l’âge minimum de défensabilité adopté pour les futaies jardinées est de cinq ans ; c'est-àdire que l’on autorise l'introduction du bétail cinq ans seulement LS après le passage de la hache dans chaque enceinte. Mais les années
| de semence se succédant à six, sept ou huit années de distance, le semis ne se trouve pas avoir le temps de-se produire, ou, s’il se produit, il est exposé à être détruit par le sabot et par la dent des troupeaux. L’enlèvement de chaque arbre donne ainsi naissance à un vide; la forêt se creuse indéfiniment et finit bientôt par dispa- raître, faute de postérité. Il est donc impossible de concilier jardinage et pâturage, surtout depuis l'introduction RAS des méthodes d'aménagement par volume.
Considérons une série jardinée, divisée en cinq parcelles A, B, C, . D; E, dans laquelle la rotation est de quinze ans et la possibilité de 80 m. c.
Le matériel des vieux bois supposé réalisable au cours de la
rotation dans chaque parcelle étant de :
250 m. c. dans A
190 m. c. dans B
160 m. c. dans C
100 m. c. dans D
900 m. c. dans E on voit que : A fournira 3 annuités + 10 m. c.
Dir 2 — + 30 m., c (D ee EN AE ose
D, 2 ARS EL) He de G'OUSTES + 20 m. c.
Les coupes annuelles n'étant pas renfermées dans une enceinte déterminée et leur assielte en montagne affeblant les formes les plus bizarres, le bétail sera forcément introduit dans des parcelles que le marteau n'aura pas encore quittées. La restriction imposée en faveur des jeunes coupes, déjà illusoire par elle-même, restera lettre morte ; le berger sera maître de la forêt, et, s’il lui arrive quelque accident, il pourra plaider sa bonne foi, non sans apparence de raison. Le désordre et les dommages seront d'autant plus grands, que la série sera plus étendue et les parcelles moins nom: breuses. Pour des raisons économiques et cullurales, la surface
des parcelles en montagne devrait toujours êlre comprise entre
> hect. et 12 hect. Mais ce qui est un desideratum dans les forèts de tout repos devient une nécessité dans les forêts pâlurées. Or, les aménagements par contenance, — ävec ou sans limilation
d'arbres, — en forçant les aménagistes à éludier leurs massifs en . détail, à les couper et à les recouper, conduisent à ce résultat. Ils:
permettent, en outre, de résoudre à peu près ralionnellement la question du pâturage. Voici comment :
Revenons à la forêt de tout à l'heure, mais divisée en douze parcelles à peu près équiproductives et portant les numéros de 1 à 12. La rotation étant de 12 ans, chaque coupe annuelle sera renfermée dans une parcelle ; donc point de confusion : on verra toujours clair. -
Cela fait, la série sera partagée en quatre groupes de trois coupes. Le premier groupe sera mis en défens pendant toute la durée de la première rotation, soit pendant douze ans; il aura ainsi le temps de se regarnir. Quant aux autres groupes, ils seront successivement abandonnés au parcours, ainsi que l'indique le diagramme ci-après.
1 — 1899 | | 2 — 1900 Mise en défens pendant 12 ans.
3 — 1901 | 4 — 1902 3 re = 5 — 1903 |- he ù 61941 | £
PER LA MAT RS RRPE ES ———— rs en D 1908 © |£ « È 8 — 1906 |3 |- = 9 — 19075 |£ É
Pendant la deuxième rotation, on mettra en défens les coupons 4, 5 et6 et l’on rendra au parcours 1, 2 et 3, etc. |
Tel est le procédé qui nous parait le mieux, sinon supprimer, du moins atténuer les inconvénients fâcheux du pâturage dans les futaies jardinées, tout en laissant au parcours moitié de la forêt, ce qui doit êlre. suffisant.
5. Plantations. — Les plantations feuillues ne doivent jamais être päturées avant leur première coupe ; c’est, en effet, pendant cette phase qu’elles se fortifient, se créent un sous- -bois fertilisateur et se complètent en essences spontanées.
On pourra, plus tard, les traiter comme un taillis simple, sans cependant oublier que de tels peuplements sont loin d'offrir la résistance des anciennes forêts el qu’il suffit de peu de chose pour les briser, les ouvrir et les détruire.
Quant aux plantations résineuses, elles ne sont guère défensables avant trente ou quarante ans. |
2° Durée du pâturage.
Régions de plaines. — Dans les bois soumis au régime forestier, le pâturage s'exerce du 1” mars au 31 décembre, du lever au coucher du soleil. Cependant, ce n'est pas avant le 1‘ avril que l'on observe une repousse sensible de l’herbe, en dehors des espèces vernales et vénéneuses. Le bétail introduit prématurément dans les coupes est donc naturellement conduit à se nourrir de bois ou de bourgeons; il risque ainsi de contracter de dangereuses hématu-