‹ Le pâturage en forêtChapitre 75 sur 89 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Technique des coupes : Extraire les arbres secs et dépérissants de foutes catégories; jardiner les bois sains de

. 0m30 de diamètre et plus, en desserrant çà et là les bou-

quets trop denses et en évitant soigneusement de rompre le mélange naturel des essences; respecter les taillis d’aune vert ou se contenter de supprimer les rejets courbants appliqués contre terre, qui nuisent à la production de l'herbe et entravent le passage du bétail; assurer la

régénération des résineux par la création d’enclos fermés

au parcours; laisser ouverts les taillis d’aune vert dont les vaches re broutent pas la feuille. -

Taux de boisement et enclos de régénération. — Taux de boisement

insuffisant dans la plupart des parcelles. On devra s’efforcer de

couvrir moitié au moins du terrain. Cela implique la nécessité d’ac- croitre le boisement pee voie de régénéralion des arbres :

dans

A sur .:9 h.47

| C, sur 12 09 ul -sur:/ 2: 190 301h.:22'a.

EXSur: 4 199 PF. sur:.9: 39".

On D anéra ce travail sur deux to donc sur 36 ans. Dans A, la lande est lrop épaisse pour que le bélail puisse y

circuler el y trouver sa nourrilure. Il n’y a pour ainsi dire pas de ‘terre végétale en dehors des combes occupées par l'aune vert. Il. suffira de hâtler la propagalion de cette essence sur les sommets,

n de

en répandant de loin en loin quelques cônes dans les endroits les plus frais et les plus propices à la germination des graines. Confier celte besogne au garde du lriage, moyennant une gratificalion.

Dans B, la proportion du boisement est normale; les vaches et les génisses ne peuvent y aller, en raison de la pente et des rochers. C’est pourquoi nous l'avons mise en tèle du roulement. Pas de travaux à exécuter.

Dans C, le bétail a partout accès. On cherchera donc dans la lande, en dehors des grands vides gazonnés, les points où se sont produits des semis de mélèze ou d’épicéa. On enveloppera ces semis d'une haie de ronces artificielles, posées sur crochets. et pouvant être facilement déplacées. Les enclos de régénération à créer sur 6 hectares devront avoir une superficie de 50 ares à un heclare. Dans chacun d'eux, on jellera des cônes d’épicéa sous les genévriers, s’il n'existe pas de semis naturels; puis on arrachera, tous les dix mètres, par exemple, 3 à 4 mètres carrés de rhododendrons, en lirant avec la main; on épandra enfin sur le sol remué des graines d’aune vert, d’aune blanc ou de mélèze. On remuera avec un râteau et on foulera légèrement avec le pied.

Même opération dans D et E, où l’on enclora 2 h.

— ‘ dans F, où l’on enclora 2 h. 50 a.

Les parcs devront être visilés chaque année et maintenus en bon état par le garde du triage. Ils seront maintenus fermés jusqu’après formation d’un gaulis défensable et POURONS seulement alors être rendus au libre parcours.

Devis des travaux. — L'achat, le transport à pied d'œuvre et la pose. d’un double cordon de ronces artificielles, sur piquets distants de 3 m. et hauts de 1"50, reviennent à 0 fr. 50 par mètre courant. La clôture d’un hectare coûte environ 200 fr. La préparation de 80 placeaux de 4 mètres carrés de superficie se monte à 60 fr.; la récolle, le transport et la mise en place des graines pour les ensemencer, s'élèvent à moins de 40 fr. La préparation d’un hectare de lande absolument dépourvue de semis naturels reviendra donc au maximum à 300 fr. :

Le montant des travaux a effectuer s’'apprécie facilement ainsi :

Ge ie USA SRG LR 800 = MSS OURS DESSERTE TORRES 2 X 300 — 600. tin ELA NEA ME TE 2 X 300 — 600 S ER Re CCE CAP MN ET ES 2,50 X 300 = 750

Totale "2087600

La coupe vendue en 1896 ayant donné 5,000 fr. et la commune ayant retenu une somme de 1,666 fr., il reste 3,334 fr. à consacrer à la transformalion de la lande. On peut donc; courant au plus pressé, exécuter immédiatement les travaux forestiers prescrits et consacrer encore 584 fr. à l'amélioration de l’herbage, qui sera poursuivie avec les ressources provenant des ventes futures.

Traitement à appliquer au pré-bois.

Les parties les plus fertiles et les mieux placées pour la production de l'herbe seront soigneusement reconnues; on Ss'efforcera d’y maintenir le gazon en bon élaten faisant extirper à la pioche les plaques de rhododendrons qui s’y jellent et qui finissent par dévorer le pré. On s’altachera à conserver autour de ces clairières un rideau continu d'arbres qui barrent le chemin à la lande, l’étiolent, la dépriment et empêchent l'évolution normale de ses graines. On aura soin, toules les fois que l’on rencontrera un jeune semis résineux, de le sertir de branches de genévriers, qui lui feront un manchon protecteur.

Les grandes clairières seront reliées entre elles par des chemins de 10 mètres de largeur, créés en défrichant progressivement la lande. Pour ce faire, on utilisera les sentiers déjà existants, où les buissons sont moins denses et où le défrichement sera beaucoup moins onéreux et beaucoup plus rapide.

Des irrigalions seront assurées d'une facon économique, soit en

pratiquant des saignées dans les nants peu encaissés, soit en barrant ces mêmes nants avec des digues en pierres sèches ou des

enrochements rendus élanches avec de la glaise.

L'importance de ces travaux sera proporlionnée aux ressources que fourniront les ventes. On espère pouvoir y consacrer près de

3,000 fr. pendant la première rolation et créer, avec celte somme, 20 hectares de bonnes prairies nouvelles, pouvant doubler le revenn herbager de la lande. La forêt el L'ACEUARE s'enrichiront donc en même temps. |

Observations. — L'aménagement des prés-bois offre les combinai- . Sons les plus variées. Pour ne pas allonger indéfiniment ce travail,

nous avons dû nous borner à en donner deux exemples. C’est assez pour montrer la tendance de notre esprit à tout subordonner à la

contenance. Pour les prés-bois feuillus, il est impossible d'opérer

autrement; pour les prés-bois résineux, c’est encore le guide le plus sûr. L’accroissement du matériel ligneux, la produclion de la prairie sont des facteurs du sol el du milieu, les résultats de tel ou

tel mode de culture. Limiter le plus possible son champ d'action

pour mieux embrasser le détail; porter dans ce champ restreint toute son altention sur l'arbre, enlilé vivante, et sur le milieu dans lequel il évolue; vérifier par des comptages rapides si la population forestière augmente ou diminue, tels sont les points principaux qui doivent solliciter l'attention du pralicien. La forme des arbres, l'accroissement, le volume à exploiter annuellement, par exemple, sont des variables échappant à loute analyse; au contraire, le . nombre d'arbres à enlever est une donnée sûre et Rae chacun peut comprendre. |

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