EXPANSION DES SOCIETES DE SECOURS MUTUELS
Concordiâ res parvœ crescunt.
Le gland deviendra chêne.
Autant que personne, nous l'avons dit, et nous allons le prouver, nous avons foi dans l'avenir des sociétés mutuelles et dans leur expansion indéfinie ; autant que personne , nous sommes certain que chaque jour verra éclore dans leur sein une nouvelle et féconde application du principe d'association et de réciprocité '; mais autant que personiie aussi nous croyons à l'absolue nécessité des bases rationnelles, à l'inanité des promesses en disproportion avec les sacrifices, à la nécessité de ne jamais compter sur les concours extérieurs. Étendez, autant que vous le voudrez, le cercle d'attributions de votre société; faites entrer l'un après l'autre dans sa sphère d'action chacun des objets poursuivis par les sociétés voisines ; demandez même au principe les plus inconnues parmi les innovations qu'il renferme encore ; mais qu'à chaque dépense obligatoire, quelque minime qu'elle soit, corresponde une contribution ; que la balance soit toujours en rigoureux équilibre. Les fautes et les mécomptes seront ainsi évités ; des expériences hasardeuses et une générosité mal calculée n'auront pas compromis la sécurité de l'institution dans le présent, sa fortune dans l'avenir.
Cette règle nettement posée, nous allons successivement pas-
' « Nous sommes dans l'enlance de la mulualilc; nous bégayons nos premiers mots ; nous ne liasardons que nos premiers pas; il y aurait témérité à imposer d'avance des limites aux tentatives de l'avenir. » (De Melux.)
DU PAUPERISME.
ser en revue les applications les plus importantes tentées jusqu'à l'heure actuelle, en dehors des statuts originaires. Nous exposerons aussi quelques-unes des idées dont l'éclosion plus ou moins générale nous paraît prochaine. Nous indiquerons enfin quelques desiderata plus ou moins lointains de la mutualité.