‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 219 sur 331 · METTENT OBSTACLE A CETTE PROPAGATION · texte numérisé non relu

METTENT OBSTACLE A CETTE PROPAGATION

L'émigration des populations rurales dans les villes. — Fixation des dunes. — Les institutions d'assistance dans les campagnes. — Les médecins cantonaux : simple palliatif. — Les sociétés mutuelles. — Enquête générale. — Opinion des conseils municipaux. — Réfutation des objections et des prétendues impossibilités. — Dans le présent état des choses, la mutualité se généralisera-t-elle dans les campagnes d'elle-même et sans impulsion?

S'il est un fait qui, depuis quelques années et surtout depuis le dénombrement de 1855, préoccupe au plus haut point l'opinion publique, c'est ce déplacement toujours croissant des populations rurales, abandonnant les campagnes pour les villes. Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on a remarqué que le progrès de la population était beaucoup plus sensible dans les villes que dans les communes rurales, et personne ne s'étonnait bien vivement de voir la population des campagnes s'accroissant de moins de 45 p. 100 depuis 1789, taudis que celle des villes s'augmentait de 120 à 130 p. 100 '; mais, quand on a vu dans le recensement de 1855, le département de la Seine s'accroître à lui seul de 305,000 Ames, alors que la population entière du pays ne s'était augmentée que de 250,000 âmes, et que dans 54 départements il y avait eu diminution sur l'ensemble ; alors une sorte de cri d'alarme a retenti dans toute la France ^; on a montré la production agricole compromise, la principale source de la prospérité publique atteinte.

' Dans ses Systèmes de culture en France, M. II. Passy établit les proportions suivantes de 163(1 à iKôl : villes de plus de 10,000 âmes, 24 |). 100; villes de 3,000 àme» à 10,000, 1 3 p. 1 00 ; communes rurales, 2 i/2 p. 100 ; toute la France ensemble, G 1/2 p. 100.

^ Voir les notes de M. L. de Lavert,'ne à l'Académie des sciences morales et politiques, et les discussions de l'Académie sur ces notes (janvier) février et mars 1857.)

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