‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 231 sur 331 · LES ASSURANCES SUR LA VIE ET LES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS · texte numérisé non relu

LES ASSURANCES SUR LA VIE ET LES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS

Rang qu'occupe dans les friendly societies le paiement d'une allocation au décès. — Ce que font les sociétés françaises. — L'assurance sur la vie en An};leterre et en France. — Intérêt des classes sans capital. — Le salaire est-il suffisant pour ce nouvel objet? —Le service de l'allocation au décès par les friendly societies seules, — par leur affiliation aux compagnies d'assurances sur la vie. — La loi des grands

] nombres. — Vœu de la création d'une association générale d'assurances sur la vie, à laquelle se rattacheraient, pour cet objet, les sociétés de secours mutuels.

Nous avons vu quelle est dans l'ensemble des buts poursuivis par les Friendly societies anglaises la place des assurances en cas de mort, c'est-à-dire de l'allocation payée, au décès du sociétaire, à sa femme ou h ses enfants. Dans son traité sur les sociétés d'amis ^ M. A. Scratchley n'hésite pas à énoncer que parmi tous les objets embrassés par les associations, l'allocation en cas de maladie et le paiement d'une somme à la mort du sociétaire, sont les deux points les plus importants.

En France, les sociétés mutuelles se préoccupent en général d'attribuer à la veuve une allocation pour l'aider à franchir le premier et si pénible moment de l'isolement; mais, pour un nombre imperceptible de sociétés ' qui ont organisé ce service avec quelque logique, qui n'accordent l'allocation que quand la prévoyance de la famille en a réuni les éléments et qui ont une caisse distincte, la plupart de celles qui ont le souci du veuvage font un prélèvement sur la caisse sociale ou imposent, au décès, une cotisation à chaque membre, ou même, — quand elles sont, proi'cssi(»nnelles, — font des quêtes dans les ateliers. Tous ces efforts très-intéressants et très-méritoires ne constituent pas un système.

Nous avons dit ce que nous pensons des assurances .sur la

' Celle du faubourg Saint-Denis, par exemple.

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