‹ Le paupérisme et les associations de prévoyance (volume 2)Chapitre 37 sur 331 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

RECETTES ET DÉPENSES DES SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS; LEUR COMPTABILITÉ, LEUR GESTION FINANCIÈRE.

Principales sources de recettes. — Système de la cotisation proportionnelle à l'impôt foncier.— Examen critique.— Principales espèces de dépenses— Journées de maladie. — Jurisprudence de la Commission supérieure pour le taux et ];> durée du paiement de ces journées. — Limitation et décroissance. — Difficulté pour le paiement des journées d'hôpital. — Mode de comptabilité des anciennes sociétés. — Mode réglementaire actuel. — Modes de placement des fonds. — Caisse des déiiôts et consignations. — Caisse d'épargne. — Caisse des retraites. — Situation particulière des sociétés privées, approuvées, reconnues, quant aux versements dans les caisses publiques. — Examen r.isonnè des diverses sortes de placements. — Placements en renies sur l'État. — Sur les jia-ticuiiers. — Dans le commerce. — Les sociétés mutuelles doiventelles apprendre la vie économique en faisant des expériences?

Les cotisations des membres participants, ordinairement payées par mois; le droit d'admission, c'est-à-dire la somme que chaque membre doit payer au moment de son entrée ; les souscriptions des membres honoraires ; les subventions des communes, des départements ou de l'État; les amendes, les dons et les intérêts des fonds placés : voilà les principales sources de recettes des sociétés de secours mutuels. Les allocations quotidiennes en cas de maladie ; les honoraires des médecins; les frais de médicaments; les frais funéraires; les allocations au décès; les pensions d'infirmités ou de vieillesse : voilà leurs principales espèces de dépenses.

Le chiffre de la cotisation mensuelle varie entre 1 fr, et 2 fr. 25 ; la moyenne en est de 1 fr. 50, à Paris de 2 fr. '. Dans

* Nous avons vu fonctionner des sociétés, notamment deux sociétés Israélites de Bor.leaux, où ce cliinTre n'est (|ue de 2h c; mais fondées dans des conditions tout cxccplionnellos, et recevant des dons relativement considérables, elles com[)tent un (;rund nombre de membres qui ne réclament jamais les secours de la société. Elles ne peuvent donc être prises pour exemples.

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