‹ Le paupérisme et les associations de prévoyanceChapitre 199 sur 254 · DES · texte numérisé non relu

DES

Sociétaires.

Malades p. 100.

Jours

de maladie

par»

société.

Jours

de maladie

par

malade.

(( D'après les faits ci-dessus, qui ne sont fournis que par une observation de deux années et ne portent que sur un certain nombre de sociétaires (beaucoup de sociétés n'ayant pu fournir de renseignements sur l'âge de leurs membres) : 1° le rapport des malades aux sociétaires a été moins élevé dans les sociétés libres à l'âge de 16 à 35 ans, mais la durée moyenne des maladies plus longue ; 2^ le même résultat s'est produit de 36 à

55 ans, au moins quant au nombre relatif des malades ; ^^ de

56 à 75 ans, les mêmes sociétés ont eu à la fois un plus grand nombre de malades et de journées de maladie par malade ; 4° il en a été de même de 76 à 95 ans (sauf une exception en 1854, au préjudice des sociétés autorisées), particulièrement en ce qui concerne la durée des maladies. Le même tableau contient cet autre renseignement, qui n'est pas sans intérêt, que les sociétés libres (plus anciennes, pour la plupart, que les sociétés approuvées) comptent un plus grand nombre de membres âgés

de 56 ans et au-dessus (14,07 dans les premières et seulement iO,15 dans les secondes).

« Les premiers rapports de la commission supérieure contenaient une statistique intéressante qui n'a pas été continuée, comme beaucoup d'autres relevés de même nature ; c'est la répartition des sociétés d'après la quotité de leurs membres. Ou s'accorde généralement à penser que, dans les sociétés peu nombreuses et dont les membres habitent une circonscription restreinte, la gestion des intérêts communs est plus facile, et, par conséquent, plus efficace, les sociétaires pouvant plus aisément surveiller et prévenir les indispositions simulées, ce fléau des grandes associations de bienfaisance. Mais, d'un autre côté, dans les sociétés trop peu nombreuses, les éventualités, les imprévus jouent un rôle trop considérable pour qu'on puisse leur appliquer les calculs de probabilité déduits de grands nombres. A ces divers points de vue, les sociétés d'importance moyenne paraissent réunir la plus grande somme d'avantages, et il eût été à désirer que l'administration fît connaître, sinon chaque année, au moins à des intervalles rapprochés, le résultat de ses efforts pour en favoriser la formation.

(( Voici quelle était en ,1853, 1854 et 1855, la composition des sociétés d'après le nombre de leurs membres :

De lUU membres et au-dessus.

SOCIÉTÉS p. 100

- ^"^"^^ ■" du total

Approuvées. Lbies. Total. des sociétés.

Plus (le 300. 1854. 00 80 140 4 9

« Ces documents indiquent une diminution assez marquée, de 1853 à 1855, du nombre des sociétés de 100 à 300 membres et un accroissement correspondant de celles de plus de 300 personnes. H est à regretter que le tableau ci-dessus ne donne que des chiffres absolus pour les sociélcslibres et autorisées et qu'ainsi il ne soil pas possible de constater les différences que chaque catégorie peut présenter quant à sa composition numérique. Toute-

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