PARTIE II, CHAPITRE VII
fois, les auteurs du Rapport pour l'aunée 1854 assurent que, « dans la catégorie des sociétés approuvées^ on compte comparativement moins de petites sociétés que dans les autres et que la moyenne générale du nombre des sociétaires par sociétés est plus élevée dans les premières que dans les secondes (p. 24). » Voici un tableau indiquant comment se sont modifiées, de 1854 à 1859, les conditions d'existence des sociétés privées et approuvées :
Nombre moyen Recette Dépense
par société des membres moyenne moyenne
ri participants. ni . ■ par
Hono- .^~~.Ji^J.^.^ — Total par membre P""" P^'"
'"^"■"^- HommesFemmes Total, général. société j,^^^, p^^^ société membre.
Sociéw Approuvées 30.9 1]5 17 132 163 2,566 21.88 1,779 13.50 1854JPrivées . . 5.1 87 11 98 103 1,719 16.70 1,460 14.90
^Approuvées 23.0 97 19 116 129 1,992 15.45 1,580 13.60 1859\
^Privées . . 4.2 85 12 97 101 1,814 17.96 1,665 17.15
« D'après ce tableau, le rapport des membres honoraires au nombre des sociétés aurait faibli assez sensiblement de l'une à l'autre année, pour les deux catégories. Il en aurait été de même du nombre total des membres honoraires e#participants. Même observation en ce qui concerne la recette moyenne par société et par membre, mais seulement^ chose assez remarquable en ce qui concerne les sociétés approuvées. La dépense moyenne par société et par membre s'est notablement abaissée pour les premières et non moins notablement accrue pour les secondes. Quand à la mortalité, en la déduisant de la moyenne des années 1856, 1857 et 1858, on trouve qu'elle a été de 1,11p. 100 dans les sociétés approuvées, et de 1,42 dans les autres. Ainsi, en résumé, les sociétés privées n'ont eu l'avantage qu'en ce qui concerne l'accroissement de la recette moyenne. A tous les autres points de vue, il est resté à celles que l'Etat patronne. Mais il n'en demeure pas moins acquis que, des deux côtés, le nombre relatif des membres honoraires ou participants a faibli. Quant à la supériorité de la recette moyenne des sociétés approuvées , elle s'explique en grande partie par les subventions de l'État, des départements et des communes, dont les autres sont privées, et par le chiffre sextuple de leurs membres honoraires.
« L'excédant annuel de la recette sur la dépense a varié ainsi qu'il suit de 1854 à 1858. Il a été en moyenne, par société approuvée, de 787 fr. en 1854, et de 412 en 1858 ; par associé de 8 fr. 38 c. en 1854, et seulement de 1 fr. 85 c. en 1858; — par société libre, de 259 fr. en 1854, et de 149 fr. en 1858; par associé, de 1 fr. 80 on 1854, et de 0,81 c en 1858. De l'une à Tautre année, pour les sociétés approuvées, la diminution du boni moyen a été par société de 91, par associé de 353 p. 100 ; pour les sociétés libres, de 73 par société, de 123 par associé. L'affaiblissement du boni a donc été beaucoup moins sensible pour celles-ci que pour les premières. »
Un des tableaux ci-dessus résume les résultats du service médical pour quatre années entre 1852 et 1863. — Yoici les résultats particuliers de cette dernière année d'après le rapport paru à la fin de 1864.
Le nombre des malades a été de 157^635, dont 130,752 hommes et 26,883 femmes; ce qui donne une moyenne de 26,95 malades pour 100 sociétaires. La proportion est, pour les hommes, de 26, 41 ; pour les femmes, de 29, 93.
Il a été ^^yé 3,098,583 journées de maladie, savoir : 2,679,076 pour les hommes et 419,507 pour les femmes. La moyenne des journées payées a été de 20 33/100, pour chaque homme malade, et de 15 60/100 pour chaque maladie chez les les femmes.
Le nombre moyen des journées de maladie a été pour chaque sociétaire de 5, 29, dont 5, 41 pour les hommes et 4, 67, pour femmes.
Le nombre des décès survenus pendant l'année a été ihî 7,712 ; ce qui donne une moyenne de 1, 32 sur l'enserablc des sociétés.
Il a été fait, en 1854 et 1855, sur les grandes divisions territoriales de la France, considérées isolément, des travaux semhlal)l(îs à coux qui sont dressés annuellement pour la France «Mitiène relativemiMit au nombre des journées de maladie payées. Les quatre-vingt-six départements ont été groupés en six régions d'étendue à peu près égale, comprenant chacune quatorze k quinze départements. Les résultats régionaux et les résultats généraux ne présentent presque pas d'écart. « Il est bon