CHAPITRE V
Idée générale des sociétés de secours mutuels actuelles.
But actuel dos sociétés de secours mutuels. — Parallèle avec les caisses d'épargne. — Immense supériorité des sociétés mutuelles. — Objections : encouragement prétendu des institutions de mutualité à l'égoisme; émoussement de l'activité; les filières de la prévoyance; impossibilité de la cotisation par suite de l'exiguité du salaire ; les sociétés mutuelles ne sont pas viables; dangers politiques. — Réfutation des objections. — Répugnance de l'ouvrier pour l'hôpital ; retard qu'il apporte à soigner ses maladies : amélioration générale de sa santé. — Statistique des hôpitaux et hospices. — La prime à verser dans la caisse de l'association mutuelle devra entrer dans tous les calculs relatifs au salaire. — L'associé mutuelliste est en possession, sinon en détention, d'un véritable capital, sorte de propriété, première assise de la propriété. — Puissance de la sympathie chez l'ouvrier appliquée à l'œuvre des sociétés mutuelles. — Elles ennoblissent les côtés inférieurs de l'épargne. — L'as.sociation des capitaux modifie les faits ; l'association mutuelle change les hommes 132