‹ Le Pauvre Jacques, comédie-vaudeville en un acteChapitre 16 sur 16 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

Les Précédems, MARCEL , en costnmc de nuirin, east/uette de cuir, etc.

J/VCQUES , eo«ra/ir à lui et i'emtira^iunt tendrement. Mon ami , que je t’endir.asse !

MAKCEL. Volontiers.. (.J //er/.) Elle est encore là !

J.ACQIIES. Ce que lu as fait..,, cet argent oli! ça ne m’étonne p.is de ta

part mais c’est inutile, mon ami

Grâce à cet ange, je n’ai plus besoin de rien... tiens, regarde. (Lut muntrant /Imè- 11e.) Celle belle (lame , cette inconnue dont tu me parlais tant.... c’est ma fille, cest mon enfant... c’est ma fille!

MARCEL. Que dit-il? Il serait pos-

sible ! , ,

BERNARD. Sa fille!... Allons!., le voilà qui redevient fou.

AMÉLIE , serrant la rnainde Jartjues. Non, monsieur, il dit vrai.

BERNARD. Sa fille !

JACQUES. Oui sa fille.... sa belle fille!

(A Marcel.) 'l’u l’entends. Que nous allons être heureux tous les trois !

MARCEL. Tous les trois!... Non.... ça ne se peut plus.

JACQUES. Comment , ça ne se peut plus?

Eh! mais... je n’avais pas remarqué

Marcel , qu’est-ce que c’est que ce costume-là , hein?.... Je ne vous connaissais pas cette vcste-là... 11 y a des ancres sur

les boutons!... oh! je devine lu veux

partir... Ah! Marcel! je n’aurais jamais cru ça de toi... partir!... Eh! que m’importaitla misère avec toi?... Si M. Bernard m'eût chassé...

BERNARD. Oh ! VOUS pouvex croire...

JACQUES. Vous vouliez bien faire vendre mon piano. {A Marcel.) Est-ce que tu

n’étais pas là, toi, pour me recueillir dans ta petite chainlire ?

MARCEL. Puisque vous savez tout , laissez-iiioi... Plus que jamais, mainleiiant , il f.mt que je lu’éloigue. . A ous êtes riche, heureux, je n’ai pins rien à faire ici.

jtCQUES. Ah! c’est parce qu’à mou tour , je puis te rendre un peu du bien que lu m’as fait , que lu veux t’éloigner , (■goïstc! Ah! tu n’as rien à faire ici... Eh bien ! quand je serai tout-à-fait vieux , moi et que je ne pourrai plus marcher qui est-ce donc qui me soutien

dra... hein? Est-ce qu’elle aura la force, cette chère enfant ? De ce bras (montrant son bras gauche) je m’appuierai bien sur elle... mais cet autre.... cet autre.... (^ui donc viendra le prendre?... Ah! tu nas plus rien à faire ici!...

AMÉLIE. Monsieur Marcel (Marcel

faitun mouoemrat.) nous verrons votre capitaine.... vous n’échapperez pas à notre reconnaissance. (Elle lui tend la main.) Vous ne partirez pas , n’est-il pas vrai ?

MARCEL , allant prendre l’autre bras de Jacques , et serrant la main d’Amélie. Ah !

macicinoiselle... si vous l’ordonnez.

JACQUES. Voyez-vous ça comme il

est obéissant avec elle! Ah! mais, c’esl juste... je me rappelle... (Marcel lui remue le bras pour le Jaire taire.) Eh bien... c’esi bon , c*cst bon... non, je ne dirai rien....

mais plus tard, nous en causerons.... Oh!

mon Dieu ! que je suis donc heureux ! (A Bernard, en tenant tuujours le bras de Marcel et celui d’Amélie.) Monsieur Bernard , vous voyez... je ne puis plus vous vendre mon opéra... je pourrai le faire représenter ; car moi aussi je suis riclie. (Wrganlant Amélie et Marcel.) Oh ! oui , bien riche! .... et maintenant — oh! maintenant... il n’y a plus de pauvre Jacques.

CHOdin.

Ain. ' GtntUU Moscovite. (De Lejtocq.)

Plu5 (l'cnnuu, (riofortuoe,

Après tant de douleur ,

La tristesse importune A fait place au bonheur.

JACQUES , au public- Ain de Prévint et Tneonnet.

Quand aujourd’hui tout cumbh: mrs souhaits, Je crois rêver... je crois cnlcodre dire Bravo!., très-bien... noussunmics saiisratts !

Kl de tous les côtés chacun semble suunrc.

Mais... par malheur. . et c’cil U mou elTroi , Souvent ma tète cl s'égare cl s'ouhiie...

Suis-je en délire?., ah ! messieurs, i'rouvfa*mut Que mon espoir n'est point de la folie, ibis-) riKPRlSR bU CllfKUH.

Plus d'eunuis, d'iufurtuoe ,

Après, etc.

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