SANGUINE
Aplati dans la foule, derrière deux forts de la halle qui me masquent le spectacle , j'admire un hercule qui travaille les poids en plein air. Mais, entre les nuques épaisses des deux gros hommes, et sous les ailes de leurs immenses chapeaux, je n'aperçois qu'un bout du ciel où se profile un bras noueux. La chair est rouge, tendue par l'effort. Les muscles vont et viennent, se gonflent, s'allongent, si bien que les lignes varient incessamment. On dirait les ratures multiples et rapides d'un dessin longtemps cherché, toujours incomplet, jeté à la hâte par une main fiévreuse. Et, dans le petit carré de firmament où ma vue est bornée, cela s'enlève sur l'azur comme une étude à la sunLMiinc mu- du pnpici'