DURAND, MADAME BER.NAV
D u R A N u , sans voir madame Bernar.
Ouf: Bouf! quelle charité !
MADAME BERNA y, à part.
Que diantre a pporte-t-ii là? un pave! Ali! oui, la minéralogie!
(Appuyant sur chaque syUabe ironiquement. ) La géologie ! l'enlomologie !
toujours les mômes bôtises! (Haut.) Bonjuui-, mon ami Durand!
U U 11 A N D , se retournant et allant à elle.
Ail ! peste! c'est-à-dire... je suis charmé de vous voir, ma chère voisine! (u lui baise la main. J La santé est toujours...
MADAME BERNAI
Comme vous voyez! un peu cassée, mais je trotte encore.
DURAND, à part.
Beaucoup trop! c'est égal! une si bonne l'enmie! (Haut.) Je n'ai pas vu votre voiture dans la cour ?
MADAME BERNA Y
Hst-ce que vous voyez jamais rien , vousV Vous êtes si distrait* !
DURAND, à part , préoccupé.
OÙ est-elle donc? Pourquoi n'est-elle pas ici quand j'arrive? ( Haut. ) Permettez que je me débarrasse de ma sacoche ! Ils m'ont mis dos courroies neuves qui me coupent les épaules, (ii cherche i>
se débarrasser de la sacoche qu'il u'a pus. )
MADAME BERNAY, riant.
Qu'est-ce que vous croyez donc avoir sur le dos?
DURAND, se tàtant et riant aussi.
Je n'ai rien , c'est vrai ! Je viens de l'ôter apparemment dans le vestibule. Oui, oui, je me souviens : j'ai dû la mettre au portemanteau. Donnez-vous donc la peine de vous asseoir. J'aurais dû
vous le dire déjà, (u offre une chaise et passe à son bureau oii il jette un
coup d'œii) "-. Ah! ail! maître Jean Coqueret se sem exercé en mon absence. Voilà un outil ébréché, hors de service!... l'animal!...
( 11 prend un autre marteau. )
MADAME BERNAV.
C'est votre l'aute, vous voulez faire, do \os valets, des minéralogistes...