‹ Le pavé, comédie en un acteChapitre 31 sur 79 · SCÈNE SEIZIEME. H · texte numérisé non relu

SCÈNE SEIZIEME. H

DURAND

Ce n'est pas la dernière des impertinences de se vanter de ton

affection?

LOUISB.

C'est selon comme il en parle. Il ne sait guère s'expliquer. S'il vous a dit que je l'aimais de grande amitié, il n'a pas menti. N'avons-nous pas été élevés ensemble sous vos yeux? Ne dois-je pas le regarder comme mon frère ?

DURAND, «Tec colère*.

Non , car je ne le considère pas comme mon fils. Il est trop audessous de toi par l'intelligence.

LOUISE

Bah!... l'esprit!... c'est une belle chose, je n'en disconviens pas, mais ça n'est pas tout. La bonté vaut encore mieux, et je n'oublierai jamais que, quand tous les autres enfants de mon âge me repoussaient en me traitant de champie, — les pauvres enfants sans savoir ce qu'ils disaient et croyant me faire une grande honte, — il y en avait un qui me consolait et me protégeait toujours, et celui-là, c'était Jean ! Jean tout seul , pas d'autre que lui.

DURAND, BTec douleur, assis à son boreau.

Et moi 1 Et moi ! Je ne t'ai donc pas consolée ? Je ne t'ai donc pas protégée, moi ?

LOUISE

Vous, ça n'est pas étonnant, un homme comme vous, qui n'a que l'idée de bien faire et qui est au-dessus de tout le monde!... C'est comme le bon Dieu, il n'a pas de mérite à être ce qu'il est, il ne pourrait pas être autrement ! Mais ce pauvre petit Jean qui, avant d'entrer chez vous, n'avait pas été mieux élevé qu'un autre...

DURAND *

Ah! toujours lui ! toujours ce Jean, cet imbécile, ce Jocrisse ! Oh ! les femmes ! les femmes ! Il y a de quoi devenir fou ! (Regnniaat

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