‹ Le pavillon canadien [microforme]Chapitre 6 sur 6 · PERTE EU · texte numérisé non relu

PERTE EU

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diat. Les auteurs de ces lettres concluaient au régime déjà en vigueur qui consistait à retenir les Acadiens, mais il était bien compris par eux que, dès l'instant où l’on pourrait se procurer des colons, es Acadiens seraient chassés sans miséricorde, L'un de ces hommes alla mème jusqu’à demander que l'on dispersät les victimes de la spoliation dans les colonies de la Nouvelle- Angleterre afin de les éloigner des centres français.

Armstrong, vers 1736, demandait au ministère un ou deux régiments pour exterminer les Micmacs et, par suite, ouvrir le pays aux colons a:iglais.

Les Acadiens n'étaient pas sans savoir un peu ce qui se brassait, aussi étaient-ils d'une prudence consommée dans leur conduite publique. En 1747, pendant la guerre, ils écrivaient à Londres se plaignant que, d'après certaines rumeurs, il existait un pla de déportation dressé contre eux. Le secrétaire d'État leur donna l’assurance solennelle que cela n'aurait point lieu.

Nous avons maintenant à dévoiler le plus monstreux complot que l'histoire ait à enregistrer.

Le gouverneur Hopson avait tellemcat apaisé les craintes des Acadiens que l'âge d’or régnait de nouveau parmi eux, lorsqu'il partit en 1753 laissant les affaires aux mains de Laurence. Celui-ci continua la tradition de son prédécesseur jusqu’au mois de juillet 1754 où il prit la détermination de s'enrichir au détriment des Acadiens. De concert avec Boscawen, de les Derniers, Shirley, Winslow, Deschamps et quelques autres, il prépara au Massachussetts un armement pour s'emparer du fort Beauséjour et ensuite occuper l’Acadie. On attendait pour agir la déclaration de guerre. Tout marcha au gré des désirs de Laurence. Beauséjour fut réduit à se rendre, et à la même minute on fouilla les maisons des Acadiens pour enlever leurs armes. Sur l'humble remontrance que firent ces pauvres gens, déclarant que jamais il ne leur était venu à l’idée de se rebeller, on les traita de conspirateurs et on les embarqua sur des bâtiments qui les dispersèrent par toute l'Amérique. Ce crime abominable souleva l'horreur des populations allemandes, écossaises, etc., du reste de la péninsule.

— Ils se révoltaient, je les ai chassés parce que nous avons assez de la guerre avec les Français, disait Laurence, pour toute explication.

Il faut voir la manière dont les terres, les chevaux, le bétail des Acadiens furent partagés entre les six ou sept bandits qui avaient mené l'affaire! C’est ainsi que l'aristocratie territoriale de la Nouvelle-Écosse se trouva

en

fondée. Le juge Deschamps reçut 20 000 arpents de belles cultures. Jamais ces hommes re purent faire oublier leur forfait. Le pasteur Brown en a connu deux ou trois dans leur vieillesse ; il dit qu'ils vivaient dans la terreur d'être assassinés. |

Laurence et Boscawen moururent pendant que le Ministère ordonnait un examen solennel de leur conduite.

Ainsi, l'expulsion des Acadiens a eu le vol pour mobile.

Tout ce que raconte Parkman et d'autres Américains, est une négation de la vérité. Parkman a vu tous les papiers que possède Richard, il les passe sous silence et fait plus, il affirme le contraire, sans rien pouvoir fournir en pr.uve. ;

Le livre de Richard, publié en anglais, pour mieux atteindre le bat

ue se propcse l'auteur, fait le tour des Etats-Unis en ce moment. Nous, q

aurons bientôt l'édition française qui renferme le texte original de M. Richard.

VOLCANS DU GUATEMALA Par M. Daniez LENOIR

Deux Allemands, K. et R. Sepper, ont entrepris l'étude détaillée de quelques volcans dans le sud de ce pays. Les pentes abruptes de l’Acatenango (3,950 m.) furent gravies par eux le 13 août 1894, celles du S. Pedro [3,050 m.) et du Lacandon {2,300 m.}, les 18 et 19 août. Complètement couverts de forèt:, le S. Pedro et le La:andon n'offrent plus la moindre trace d'activité; l'Acatenango, boisé dans sa partie inférieure, montre un sommet aride et déchiqueté; dans les fissures fusent encore quelques fumerolles. Ils font partie du système volcanique qui s'étend du. Tacanä (3,500 m.) à l'Agua (3,000 m.), en passant par le Tajumulc> (3,500 m.}, le S. Maria (3,000 m.}, le S. Pedro qui domine ! merveilleux lac Atitlan, l'Atitlan (3,000 m.), l'Acatenango et le Fuego.

Les géologues français, Dollfus et Montserrat, avaient exploré plus spécialement les volcans du nord et le Fuego ; les travaux combinés de ces hardis champion: de la science géographique nous dévoilent les secrets de l'activité plutonienne dans l'Amérique Centrale.

Ext, des Mitth., n° 5, 1895.

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