‹ Le pays basque et la Basse-NavarreChapitre 73 sur 75 · CHANT · texte numérisé non relu

CHANT

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Atharratz jaurégian bi zitroifl doratû:

Ongriako Erregek batto dû galthatû ; Arrapostii ûkhen dû eztirela huntû, Iluntii direnian batto (ikhencn dii.

Atharratzcko hiria hiri ordoki, Ilur handi bat badizû aide bateti ; Errege bidia erdi erditi, Maria — Maidalena l)cste aldeti.

Aïta, Saldil naizû idi bat bezala; Ama bizi ûkhen banû, aita, zii bezala, Enûndûzûn ezjuanen Ongrian behera, Bena bai ezkuntùren atharratze Salala !

Ahizpa, juan zite portaliala,

Ingoiti horra diizii Ongriako Erregia; Ilari erran izozû ni eri nizala, Zaspi urthe hunthan ohian nizala.

Ahizpa, enûkezù ez sinhetsia, Zaspi urthe huntan ohian zirela; Zaspi urthe huntan ohian zirela ; Bera nahi dûkezù jin zii zien lekhila.

Ahizpa jaunts ezazù arrauba berdia, Nik ère jauntsiren dit enechuria; Ingoiti horra diizû Ongriako Erregia ; Botzik kita ezazii zurc sor etchia.

l86 LES PYRÉNÉES.

— Aita, zû izan zira ene saltzale, Anaie gehiena dihariren harzale, Anaie artekua zamariz igaraile, Anaie chipiena ene lagùntzale.

Aita, juanen gira oro alkharreki; Etcherat jinen zira changri handireki, Bihotza kargatiirik, begiak bustirik, Eta zure alhaba thumban ehortzirik.

Ahizpa, zuza orai Salako leihora, Ipharra ala hegua dinez jakitera; Ipharra balimbada goraintzi Salari. Ene Khorpitzaren, cherkha jin dadila sarri.

Atharratzeko, zeniak berak ai -rapikatzen ; Hanko jente gazteriak beltzez beztitzen, Andere Santa-Klara hantik phartitzen; Haren peko zamaria ûrhez da zelatzen.

TRADUCTION

Au château de Tardets sont deux citrons dorés ; Le Roi de Hongrie 1 en a demandé un ; On lui a répondu qu'ils ne sont pas (encore) mûrs, Que lorsqu'ils auront mûri., on lui en donnera un.

1. Une version sans doute corrompue de ce beau chant nous avait d'abord passé sous les yeux, et. dans le texte, au chapitre de Tardets, nom avons dit que le fiancé malgré elle de Sainte-Claire était un seigneur basque espagnol du nom d'Onriagaray.

Il paraît que le texte vrai, rétabli par M. Sallaberry, porte « le roi de Hongrie» — Ongriako Erregek. Cette deuxième version est, d'ailleurs, plus poétique.

La ville de Tardets est en plaine;

Elle a une rivière d'un côté,

Le chemin royal (la traverse) par le beau milieu.

(La chapelle de) Marie-Magdelaine est de l'autre côté.

Père, vous m'avez vendue comme un bœuf; Si ma mère avait été (encore) en vie, père, comme vous, Je ne serais pas allée, non, au fond de la Hongrie, Mais je me serais mariée chez Sala de Tardets.

(Ma) sœur, allez au portail (d'entrée), Sans doute le Roi de Hongrie arrive déjà; Dites-lui que je suis malade, Que depuis sept ans je suis alitée.

(Ma) sœur, je ne serai pas crue, (Si je dis) que vous êtes alitée depuis sept ans ; (Si je dis) que vous êtes alitée depuis sept ans ; Lui-même il voudra venir à l'endroit où vous êtes.

(Ma) sœur, revêtez-vous de (votre) robe verte, Moi, de^mon côté, je mettrai ma (robe) blanche ; Sans doute le Roi de Hongrie arrive déjà ; Quittez, joyeuse, la maison qui vous a vue naître.

Père, c'est vous qui m'avez vendue.

(Mon) frère aine a touché le prix (de la vente). (Mon) frère puîné m'a aidée à monter à cheval, (Et mon) plus petit frère m'a accompagnée.

Père, nous irons tous ensemble;

(Puis) vous reviendrez à la maison avec grande douleur,

Le cœur gros, les jeux mouillés de larmes,

Et votre fille sera mise au tombeau.

(Ma) sœur, allez maintenant cala fenêtre de chez Sala, Savoir si c'est le vent du nord ou du sud qui souffle. Si c'est le vent du nord, faites mes compliments à Sala, Et qu'il vienne tantôt chercher mon corps.

Les cloches de Tardets carillonnent toutes seules; La jeunesse de cette ville s'habille de noir, (Parce que; sainte Claire part ; Le cheval qui la porte a une selle d'or.

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