‹ Le Pays BasqueChapitre 103 sur 152 · DIALOGUE ENTRE UN PARESSEUX ET UN VIEUX GALANTIN · texte numérisé non relu

DIALOGUE ENTRE UN PARESSEUX ET UN VIEUX GALANTIN

Argument.

Dans la pièce que l'on va lire est retracée la rencontre d'un jeune désœuvré du village de Barcas avec un homme d'un âge mûr, de Moncayolle, qui poursuivait toujours les femmes. Le barde les met en scène pour arriver à cette conclusion, que la paresse, aussi bien que le libertinage, engendre la misère, personnifiée ici dans l'individu nomme Petiri Sanlz.

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C0NVERSAG10NEA AFBRBATEN ETA NAPHUR ZAHARBATEN

ARTIAN.

(8ub«rot «ri-».)

Idiarte naphurra

Aspaldian hala da, Partidu bat nie tunikec hirctaco aberaxa, Mithikileco duc eta Petiri Santzen allia lia :

Hareki eguic escontza.

— Beiiat, esker dereiat; Doi-doia liitz enian diat.

Petiri Santzen alhabaric etcherat nahi eztiat; Harcn aitaren eçaguteera Barcocherat jin guei diat. Hirekin duc, jakin diat.

— Idiart , hobe huke hic Bilho lintzia uteiric.

Nie perruca emanen dat, sagnrroi larruz cguioic ; Buru chourien gordateeeo, haree kalilate badie; Halacobat behar duc hic.

— Benat, esker dereiat,

MF ALOQL'K ENTRE t'N PARESSEUX ET IN VI El .X 0 KL A NT l\.

(SouWtla. j

Idiart le galantin

Et depuis longtemps le même, J'aurais un riche parti à L'indiquer, A Moncayolle, la fille de Petiri Saniz :

Marie-toi avec elle.

— Bernard , je te rends grâces ; Je viens en effet d'engager ma foi.

De fille de Petiri Santz, je n'en veux pas autour de moi; Mais je compte, cependant, aller le visiter lui-même à Barons. Il loge chez toi , je le sais.

— Idiart, il vaudrait mieux pour toi

Renoncer à tes vains efforls pour imir tes cheveux. Je puis te faire don d une perruque faite de peau de hérisson; Pour cacher ta UMe chauve elle a qualité;

Tu ne saurais t'en passer.

— Bernard , je te rends grâces ,

SATIRES

Hirur calota batiat :

Hire sagorroi larruzcoaz beharric batere ezliut. Ihauretaco beguira ezac, joaiteco ohiarat,

Petiriekin lotcerat.

Idiarte naphurrac

Eta Beftat aulierrac Hola çutien algarri eguin caresa ederrac. Gaztiac raaite lan eguina, Petiri Santzen lagunac ;

Khunac gueiac nescatilac.

Bai , jente hounec erri ,

Coblac beitira berri.

Airia ola egiiitatiac çaharrac çaitzat iduri , Auher edo nescatilekin Petiri Sanlzen askaci;

Hola bethi dut ikhoussi.

J'ai trois bonnets de nuit :

Le tien en peau de hérisson me serait inutile. Héserve-le pour t'en coiffer le soir en te mettant au lit,

Et pour dormir avec Petiri (SanU).

Idiart le galantin

Et Bernard le libertin Ainsi mutuellement se faisaient de beaux compliments. La jeunesse qui aime le travail fait, aura pour compagnon Petiri Santz ;

Qui veut devenir gendre doit aimer les filles.

Oui (et autour d eux) les honnêtes gens de rire

A cause de la nouveauté de cette poésie. Quant à moi , le ton et la chanson me paraissent de longue date , Les paresseux aussi bien que les amateurs de femmes parents de

Ainsi toujours je l ai vu. [ Petiri San l* ;

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