‹ Le Pays BasqueChapitre 116 sur 152 · CONTRE UN TAILLEUR · texte numérisé non relu

CONTRE UN TAILLEUR

(Di»l«0U da la b«3M N»r*rre.)

Depuis très-longtemps je vis dans les soucis,

Ne pouvant pas façonner deux vers à l'adresse d'un tailleur borgne.

IVnil-êtrc aurais-je mieux fait de n'y jamais songer;

Car comment je les composerai , Dieu le sait.

Bohémien, à la noire figure, homme efïronU», Qui crois-tu ici en peine de te voir?

Malgré ton luxe d'habits, (à côté de toi ) je parais habillé de soie flne Et mieux vêtu, en dépit des habits grossiers que je porte.

1 El Caueionrro dt J*a* Alfa**) de Boeta, ttr. Madrid, Unprenta de ht Publirldarf, 1851, granJ ln-8°, p. xxxiii-xxxïiii.

SATIRES

Sastriac eman omen du bertsu neretaco ; Arropa charrac dudala guizon prestulaco.

Ez die ez eguiten arropec guizona , Bere baitharic ez badu fundamenta ona.

Irunen nindagoelaric San Fermin eirian , Fer m in portalepian, Nafarrerian, Sastrc picaro hori han çagoen guardia , Gogoan beitzerocan picardcria.

Le tailleur, dit-on, a fabriqué des rimes à mon adresse; (Il prétend) que pour être honnête homme j'ai des habits trop misé- ( Apprends donc) non que les habits ne font pas l'homme , [ rables. S'il n'a dans sa propre personne des mérites réels.

Me trouvant à Pampelune vers la fête de Saint-Firmin , Sous la porte Saint-Firmin (à Pampelune), ville do Navarre, (Je vis) ce perfide tailleur s'y tenant au guet et en sentinelle, S'y tenant au guet et méditant quelque dessein perfide.

Page 1