COMPLAINTE
(Bas a»T«rr»\ 3 . )
Borthagaray d'Ossès,
Borthagaray d'Ezpelette,
Toi à Bordeaux , moi à Bayonne ,
Ah! quels hommes vont perdre la vie!
Le vergne ne porte point de fruit .
Le mou fromage n'a point d'os :
Je n'eusse jamais cru
Que parmi les fils de Dieu il y eût des menteurs.
LE PATS BASQUE.
Chizpa nuen cargatu Urcaraico lephoaa , Bai eta ère descargatu Hozta plaza erdian , Aphez belcharen gainian.
Aphez belcharen arreba , Ala nescacha adretat Ni galerazico, bainan Ktzaun pizturen anaia.
Ehun behi baditut Bere zezenareki :
Nie guziac emanen ditut Bizia ukhaitiareki.
Ai la, zoazi etcherat, Ene arropac harturic , Eta haurrer emozkozuto, Bere neurrian josiric.
— Ez, ez nue ez joanen , Hire arropac harturic ;
Je chargeai mon fusil au col d'Urcuray, Et je le déchargeai Dans la place de Hosta , Sur le prêtre à l'habit noir.
La sœur du prêtre à l'habit noir,
Quelle fille pleine d'adresse!
Tu causeras ma perte, mais
Tu ne feras pas ressusciter ton frère.
J'ai cent vaches Avec leur taureau :
Moi, je les donnerais toutes Pour conserver la vie.
Mon père , allez à la maison ,
Emportez-y mes habits,
Et donnez-les à mes enfants ,
Après les avoir fait coudre suivant leur taille.
— Non, non, je n'irai point, Je n'emporterai point tes habits ;
CHANSOKS DIVERSES
Nie Baionan utziren diat Arropac beno minagoric.
— Eneseme Erremoutto, aita ikhousi gabia, Aita ikhousi gabia eta aita urkhatu aemia, Hargatic eztuc adituco Aita ohoinaren semia.
Urtheac zembat egun tu ?
Hemezortzitan hoghoi baditu.
Borlhagaray gazte horrec Hauc ditu conponditu.
Je laisserai, moi, à Bayoune,
Un objet plus précieux que les habits.
— Mon fils, mon petit Raymond , toi qui n'as pas vu ton père, Toi qui n'as pas vu ton père et qui seras fils de père pendu , Pour cela , tu ne t'entendras pas appeler Pila de père voleur.
L'année combien a-t-elle de jours?
Elle en a dix-huit fois vingt.
Ce Borlhagaray le jeune A composé ces vers.
PROPOS DE ni'VEURS.
Cette chanson , espèce de dialogue tour à tour déclamé et chanté, a été improvisée dans une auberge. Chaque partie du dialogue a sa mesure ci son air différent ; c'est, en un mot, un pot-pourri , vrai caprice de buveurs qui veulent égayer Bacchus par les Muses , et que Ton peut, saus trop de hardiesse , interprêter ainsi :
L'un des acteurs commence à gorge déployée, un autre reprend, puis un troisième qui vient de vider son verre. Un barde de la compagnie , mis en verve par ces chants d'ivrognes attardés , leur adresse des remontrances interrompues par l'un d'eux : alors tous en chœur confessent leur faute et en énumèrent les couséquenecs ; ils pensent à l'accueil de leurs femmes , que le
barde allait leur rappeler. Le coupable leur confessera la vérité avec une audace semi- confidentielle. Fiers d'avoir trouvé le moyen de se tirer d'affaire , les ivrognes se remettent de plus belle à boire et à chanter.
Les trois vers qui terminent ce morceau méritent une observation. Imiter le ehant du coq, faire la question qui sommes-nous? ainsi que la proclamation de la localité que Ton habite , sont choses très-communes dans le Pays Basque , principalement dans la Soûle. C'est un cri de défi lancé à tous ennemis ou envieux ; il tire son origine des dangers auxquels s'exposent les jeunes gens qui vont la nuit parler mariage à des filles d'autres villages, dangers qu'ils bravent et provoquent en indiquant par le chant du coq , à la jeunesse de l'endroit, l'objet de l'excursion nocturne et le nom de l'audacieux. Des rixes et des malheurs en sont fréquemment la suite.
EDAI.EN EI.HEAC. PnOPOS DE BUVEURS.
La , la , la , la , la , la , la , Icn ! Restons un moment dans ces liens.
La , la , la , la , la , la , la , len ! Mémento no bal egon gai len.
— La , la . la , la , la , la , la , In ! Oraino un Isa guiluça.
— La, la. la, h. la, la. la, lu!
Jusqu'ici nous nous en trouvons bien.
— Sarriflo joanen guituçu.
— Johan behar eta ce in phartl , Erorl eta ecin chuti
— L'heure venue et ne pouvoir pas partir.
— Nous songerons tantôt a partir.
Tomber et ne savoir pas se relever....
— Le chien aboie, Le chat miaule,
— Clueurrac haur,
(iathiac gnaur, Arnoac huntala em»n nu gaur.
El moi, le vin me réduit en l'état où je suis.
Gaua çaucu pasateen, Arnoac gu trompa teen.
Campoiie etchera onduau.
Andria oh ton ,
Colera bandian,
Euscara burian,
Latina gnlkhuan , Frantreseï minlçatno :
La nuit pour nous s'écoule,
Le vin nous trompe.
Une fois rentrés dans notre maison, La femme (se trouvera ) au lit En grande colère.
Le basque a la tète , Le latin a la gorge ,
Parlant le français (elle non* dira )
« Guiçon.i , Hiwlia , Galdu ,
« Homme, Ivrogne , Perdu ,
C H AN SOIS S DIVERSES
Non ago aircn ? » Qo'es-tu donc devenu 1 ? >
— Icho... o! Amila niagon gaur. — Chol! Accablé je me trouve ce soir.
Iclio... o, o,o! Arnoac hunlalaeman iiiu Chut donc! Le vin en ecl état m'a mis ce soir.
[gaor.
Le chant de joie, Exempt de tristesse, Est dans le bon vin :
Nous sommes riches, Tous les trésors (Sont) maintenant nôtres.
La nuit pour nous s'écoule, etc.
Quand le co<| chantera cucurueu, Alors vers nos demeures nous partirons , Les uns comme-ci , Les antres comme ça , Sans nul souci du qu'en dira-t-on.
Cucttrucu.
Qui sommes -nous?
Landibarriens nous sommes.
canloria Eta tristura gabia , Arno huoin daude :
Aberals gui rade , Trésor gociac Orai guriac.
Gaua çaucu pasateen , etc.
Oillarrac joitiau Ordian etcheraco guira gu ,
Balcice bala,
Bertciec boula , Errana gatic acbolaric extugu.
Cucttrucu.
Nor guira gu?
Landihartarrac gnirade gu.
Gaua çaucq pasateen, clc.
La nuit pour nous s'écoule, clc.
• Une autre chanson, dont nous nous garderions bien de donner la totalité, nous monlre l'accueil fait a l'ivrogne par sa famille :
H0R01 ETCHF.A.
(Lapkur terra./
Ortiirale arratsian Garruzellc yin nindian ; Araldu beharbidian, Paluac bartu nitian.
Ondoco cgun goician, Zopicunac eltiian, Gosaldu bebar bidian , Eltzla hautsi guindian.
Ama semiac bi lotie Lothu zai/kidan gogotic; Debri cmazliac ederki Mahain azpirat artbiki.
Emaztc mila debruia , L'tzdautan pacienteia, Ala nabi nan naia Arras ideUbicia?