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LB8 PASTEURS NÉGLIGENTS

( Di»l«ote soulttln.)

Sur le mont Belhaudi (est) un chalet avec charrière*, Là tout à leur aise paissent les brebis, Le matin lancées au-dessous du chalet,

• Amitiés, amours, et amourettes, par M*. le Pays. Amsterdam, 1695, petit ta-tt, lettre 11, p. 5.

» Il est à regretter que l'Académie ait répudié ce mot, encore usité dans les provinces. Il Taisait autrefois partie de notre langue :

Pois entra en une charrière , Qui toi jors avant lou mena, etc.

( Do Chevalier à Vttfte , v. 65. — Nouveau Recueil de fabliaux et contes, etc., t, lw, p. 1Ï9.)

Et Gauvaln l'a après féru...

Si durement, si con moi senble,

LE PATS BASQUE.

Bure artçan hora emanic guida , Arresen utçulcia gomendaturic ounlsa.

Artçan horac çulien ardiac trompaUi ; Goiz bâtez joan eta arratsen ez RarLlm. Mercateale cireiten hourac abiatu , Ilhiac culiela bchar ingajatu Kta jarraikile bat hounic acordatu.

Otsogorrin beliara ardiec lasterca, Çalhe igaran cien Gastambid' uhailea; Bide-handdaluric barachtu urhalsa , Biden gainen bathuric Ardaneco trupa , Han ciren artçainekin jarri mintçatcora.

Artoainec mehatchureki galtatu ardier, Norat joaiten ciren iliesi nausier.

Haiec arrapostia , ezta hambat ejor :

Ayant leur chien de garde pour unique guide , ' Et bien averties de rentrer vers la nuit tombante.

Mais ces brebis jouèrent un mauvais tour à leurs pasteurs, Parties le matin , on ne les vit pas rentrer le soir. Elles avaient pris leur roule vers un marché, Se promettant d'y vendre leur laine Et de se procurer un bon gardien.

Sur la pente d'Otsogorri les brebis trottinent , Prestes elles ont traversé le ruisseau de Gastambidc ; Et arrivées sur la grande route, leur pas s'est ralenti , Car elles ont fait rencontre du troupeau d'Ardan, Avec les pasteurs duquel elles se mettent a causer.

Ces pasteurs avec courroux demandent aux brebis Où elles se dirigent ainsi fuyant leurs maîtres. Elles de répoudre, et ce n'est pas très-joli :

Que lui et Ion cheval ensamblc Abati en une ckarriere.

tlbld., v. Uti. -Md., p. m.)

El cil qui cri en la charriere Monla , etc.

( Le Roumain de Clari s et de Larn, Ms. de la Btbt. imp. n° 7M4-S, fol. Itt reelo, col. 2, v. 16. Cf. fol. 146 recio, col. I, ». 17.)

CHANSO.NS DÎVFRSFS.

« Berrien i rouai tera hagoatça pettarrer Ahalceric guirela guro artçain jauner. »•

Artçaiiiec ceren erran joaitiareki

Eia eteienez batliu Felipe Arainti.

« Bai bathu ukben dugu Pette ITharleki ;

Biec i garai te ra beicutie utci,

Ari beitcen euria, nabi gabez busli. »

Uantoren eguiliac eztu ez beldumc Bz bortian , ez etehen, galdeçan ardirir. Bat berbera beiteian, erras napliiirliirii', Besle arçain bateki adiskideturic.

Orai phausian dago beraber ulciric.

« Nous allons redire dans la vallée

A nos seigneurs pasteurs qu'ils nous ont trop longtemps oubliées.

Les pasteurs en s'éloignant leur dirent

Si elles n'avaient pas pour les garder Philippe Arainty.

«« Oui, et nous l'avons vu avec Pierre Uhart ;

Mais tous les deux nous ont laissées passer,

Parce qu'il pleuvait et par crainte de se mouiller. »

L'auteur de ces chansons n'a pas à craindre

De perdre des brebis, ni dans sa maison, ni sur les montagnes.

Il en possédait une seule, qui, devenue volage,

S'est attachée à un autre pasteur. ! elle-même.

Désormais elle le suit en paix, depuis qu'elle se sent abandonnnée à

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