FOURBERIE
(DiaUsve youletin.)
Viens , muletier, lu vas m'aider ; Il nous faut ourdir on mensonge; Nous l'imaginerons, et ce sera pour dire Que les loups ont dévoré mes brebis.
Viens, muletier, allons a la maison.
De la basse Navarre dans la Soûle.
Lorsque nous arriverons a la montagne Noire, Toi, tu resteras en arrière.
— Bonjour, mon bien-aimé pire.
— De même a toi , mon fils.
Ayant entendu que tu t'approchais , .
Je venais a (a rencontre.
Mes yeux trouvent un manque :
Je n'aperçois pas le mouton Karechc.
— Les loups me l'ont mangé, le mouton Ainsi que deux autres brebis. I Karechc,
— Ah le b....! fripon, que me dis-to? Je ne croirai pas que les loups te l'ont mangé. Va a l'instant chercher mes brebis ,
Ou donne-moi des détails certains.
— Salut, père, et salut, flls.
Vous avez quelques différends.
J'ai rencontré ce monsieur du côté d'Irati ; Il avait cioq lonps au milieu de ses brebis.
— Maintenant je vois clairement
Que tous deux vous voulez me tromper.
Vous ne me trompez pas, vous me forcez ; De tous vos mensonges je ne crois pas un seul.
LES 1»ASTEURS NÉGLIGENTS.
Ai-jument.
Lu chanson suivante présente une allégorie il deux lins : la première est pour reprocher à deux pasteurs leur peu de soin à veiller sur leurs troupeaux; la seconde, un trait de satire contre
CHANSONS DIVERSES. 411
la femme du rimeur, qui l'avait quitté pour s'attacher à un autre homme. Cette pièce, où le caractère de la poésie pastorale est bien soutenu, marche avec grâce, et ne perd rien quand l'auteur, faisant un retour sur lui-même , parle d'un ton calme et résigné d'un abandon qui eût excité la bile d'un autre.
Un pareil abandon n'était point chose rare autrefois chez les Basques, pendant la cohabitation qui précédait d'ordinaire le sacrement. « De toutes leurs coutumes, dit un écrivain du milieu du XVIIe siècle , la plus louable à mon gré, et la plus digne d'estre suivie de tout le monde, c est qu'icy il y a novitiat dans le mariage aus*i bien que panny nos moines. Après avoir couché un au ensemble, si Jean ne plaist pas à Jeanne, ny Jeanne à Jean, ils sont libres de se quitter; et panny les paysans on voit telle lille, qui a eu quatre ou cinq maris de cette manière , sans que pour cela elle en soit deshonorée 4. »
A HÇ ANE NEOLIENTAC.
( Sab«roUrr*. )
Belhaudico bortian orgambidesc-olha, Bere descantsiala han ardiac allia , Goican igorten tic olhape behera ,