scène m
Abd-el-Hahman reçoit les chrétien* au milieu de tout ce que sa cour a de plus brillant. 11 prend la parole avec solennité et s'exprime en ces termes :
Chrétiens, vos infortunes ont cessé. Voici le jour où la renommée publiera votre bonheur dans tous les lieux que le soleil éclaire1....
Soudain, un bruit épouvantable retentit aux portes du palais. C'est Tannée catholique qui a surpris les infidèles. Centulle et Stephana , voyant leur trahison découverte , fuient avec les Maures ; Fernan et Marie se retrouvent avec bonheur. Voilà le dénouement de la pièce, qui se termine par ces paroles d'Abarca :
Enfin, le Maure affreux est donc vaincu! Grâces en soient rendues au souverain Maître du ciel , et grâces à vous , ô cher Fernan ! Prends ma fille, ô main valeureuse! Le don de ma couronne ne serait pas une récompense suffisante pour tout ce que je le dois; mais les biens de ce monde n'ont pas de durée, des biens plus précieux te sont réservés dans le ciel *.
Maiobata naiecla idbkiden odolean.
Hz die naski izanen blre ailac placcrlc , Traidore bati bicia oral nie ntelric.
' Cristaoae, akbaboda latù dohacabeiasuna.
Efun da cgun bura non xoen iorioia
Iguzklac argilcen dnen toki orotau
NetMuren baita famaz
1 Bentzitu dire bebln Maini icifarriar *.
REPIÉSENTATIO.NS DRAMATIQUES. 85
Exposition, intrigue, dénouement, tout se lie sans que l'intérêt se refroidisse un seul instant. Le début est noble, les caractères se soutiennent , le naturel n'est jamais altéré. Si les règles de la tragédie française sont quelquefois blessées, on n'en sera pas surpris : un génie sans guide ne peut atteindre la perfection. L'auteur révèle partout beaucoup d'art dans la conduite de l'intrigue. Dès le début, l'héroïne de la pièce devient intéressante; le roi de Navarre est ce qu'il doit être, grand dans les fers. Sa réponse à Abd-el-Rahman est du sublime du premier ordre. La deuxième scène du second acte se détache de tout le reste par l'éclat de ses beautés , et ce
Hil!
Bai, ehun miletan hil!
qui ne peut être rendu en français que si imparfaitement, suffit pour nous remplir d'admiration.
M. Duvoisin termine ainsi l'analyse que nous venons de reproduire : « En distribuant quelques palmes aux poètes tragiques des Pyrénées, nous n'avons pas eu la pensée de leur donner au delà de ce qu'ils ont mérité. On concevra que les hommes qui ont mis au jour des compositions pareilles à celle que j'ai analysée , ne sont pas dépourvus de ce feu sacré qui fait le poète ; et si , après quelques siècles, quand ce petit peuple aura perdu, avec sa nationalité phénoménale , la langue qu'il parle aujourd'hui , si , dis-jc, on retrouve encore ses pièces dramatiques, on sera tenté de croire qu'elles ne sont pas l'œuvre de pauvres gens qui n'ont eu aucune teinture des lettres : alors encore un rayon de gloire brillera sur eux. »
E>kerrac ditucla Jaungoico ccrucoac, Eu tskerrac tari , oi Fernando maitea ! Ei noie aski kboroa zurl cmatea ; Et dnt hartan coniplitccn obligacionca.
Mundneo ontaauac ez dire betbicotzat ; Hobeagoric bada ceruetan zuretzat !
Xmflè^H etnperm-rj — fM«f**« /|f« «f M «raidie*.
Nous donnerons encore l'analyse de deux pièces du théâtre basque, en commençant par celle qui offre incontestablement le plus d'intérêt, non par sa date (elle est d'hier), mais par la grandeur du sujet et par l'influence qu'elle a dû exercer sur l'esprit du pays.
Comme toutes les pastorales basques, la pièce de Napoléon empereur commence par un prologue où sont résumés les faits qui se passent sur la scène.
Au début de l'ouvrage, Ducos, Barras, Sieyès et Cambacérès, en présence du premier Consul et de sa femme , déclarent que la France ne saurait être mieux gouvernée que par un empereur; Napoléon seul, par les services qu'il a rendus, est digne d'un honneur semblable. Sur cette proposition, accueillie avec faveur, Bonaparte envoie Barras à Rome prier le pape de venir le sacrer à Paris. En même temps une conspiration se trame à Nantes entre Finot, George, Pichegru et Morot. Dénoncé à Napoléon par un décrotteur qui a tout entendu, ce complot est déjoué, et ses auteurs paient leur crime de la liberté et de la vie. Bonaparte se fait alors sacrer empereur par le pape Pie VII, venu à Paris accompagné par le cardinal Caprara.
A cette nouvelle, presque tous les souverains de l'Europe se coalisent : François, empereur d'Autriche, Alexandre, empereur de Russie, George, roi d'Angleterre, le prince Charles, Baleuton et Soliman. Irrités des nouvelles grandeurs de Napoléon , ils déclarent la guerre à la France. Sans attendre plus longtemps, l'empereur dirige une armée contre Vienne et s'en rend maître. Les alliés ne se découragent pas; ils concentrent leurs forces dans les plaines d' Austerlitz , et attendent de pied ferme l'arrivée des troupes françaises; mais Napoléon culbute leurs bataillons et en fait un horrible carnage. A ce nouvel échec, l'ennemi se décide à demander la paix, et c'est le prince Charles qui est chargé de cette mission. Arrivé devant l'empereur, il s'agenouille et implore sa clémence. Napoléon pose des conditions qui sont acceptées, et
signe an traité de paix. Il dirige ensuite ses armes contre la Hollande , qui se soumet sans combat. Il n'en est pas de même de Naples; son roi, Ferdinand, ne se rend qu'après plusieurs batailles, qui sout, suivant l'usage, rendues sur la scène. Toutes ces victoires amènent la paix, des fêtes et une distribution de récompenses et de couronnes. Par une faveur accordée à Joséphine , sa fille Stéphanie épouse Piembino de Saxe.
Jaloux de ces accroissements , Guillaume , roi de Prusse , après avoir pris avis de son conseil , envoie Bûcher, son ambassadeur, déclarer la çuerre à la France. Napoléon harangue ses maréchaux et se dirige avec eux sur Berlin. De son côté, Guillaume cherche îi enflammer son monde ; mais il est battu à léna. L'empereur Alexandre se joint à lui ; leur alliance n'a d'autres résultats qu'une nouvelle défaite et la perte de la moitié de la Prusse et de toute la Pologne. Forcés de demander la paix , ils acceptent les dures conditions imposées à Tilsitt par Napoléon. Celui-ci , après avoir visité le tombeau de Frédéric et s'être emparé de sa couronne et de son epée, s'en retourne à Paris. Immédiatement après, Jérôme est couronné roi de Westphalic. Une nouvelle conspiration se trame : Bâtas et Carnot veulent faire périr toute la cour au moyen d'un barril de poudre ; ils sont découverts et exécutés.
La scène se transporte en Espagne. Ferdinand, prince des Asturies , complote , avec son secrétaire , de faire mourir Godoy et de forcer son père à lui abandonner la couronne. Charles IV ne s'y refuse pas d'abord ; mais, humilié de sa déchéance, il dépêche un courrier à Napoléon pour lui demander du secours. L'empereur fait venir le père et le fils à Bayonnc. Là il les détrône tous les deux, envoie l'un à Fontainebleau , l'autre à Gremane 1 , et proclame roi d'£spagne son frère Joseph. Celui-ci part pour Madrid. Il y rencontre beaucoup d'obstacles ; mais avec l'aide du maréchal Lannes, il parvient à les surmonter, et il s'asseoit tranquillement sur le trône.
• napoléon.
Charl .-s çu MU Prince Asloria a Mil ,
Franciaral cina ginen , Cretuaiuco hirlao eg onen ,
Fontainehlocobirian Sei ehun tnlla franco
Bt ii circule egonen. Arrandn dir n ughenen.
Cette dernière conquête met le comble à l'irritation des alliés. Ils tentent un dernier effort pour apporter un terme à l'ambition de Bonaparte, et ils lui envoient un message pour lui faire part de leurs intentions. Napoléon parait bientôt avec son état-major. On livre bataille à deux différentes reprises, et, malgré la mort du maréchal Lanncs, les Français ont le dessus. Ce dernier coup oblige François à implorer la paix. Pour unique conditiou, Napoléon lui demande la main de sa fille Marie - Louise , en lui annonçant l1 intention où il est de divorcer avec Joséphine. L'empereur d'Autriche résiste d'abord; mais il finit par céder. Bonaparte envoie Jourdan prier le pape de casser sou premier mariage et de venir à Paris célébrer le second ; Jourdan ne tarde point à revenir avec une réponse négative. Malgré ce refus, Napoléon assemble sa cour et les rois ses alliés ; de leur consentement , il déclare sou divorce avec Joséphine, qui est envoyée à Fontainebleau, et il épouse Marie-Louise , qui ne tarde point à être couronnée impératrice des Français. Après le couronnement , a lieu le repas des noces.
Napoléon ne pouvait laisser Pie VU impuni; il envoie Jourdan avec cent mille hommes s'emparer de Home. Le pape est pris, amené en France et interné à Fontainebleau. A l'instigation de Bernadotte, le tailleur et le chapelier de l'empereur conspirent contre sa vie; mais leur complot est découvert, et ils sont punis de mort .
George, roi d'Angleterre, et Alexandre, empereur de Russie, toujours poussés par la même idée, veulent encore déclarer la guerre à la France, et faire entrer dans leur alliance le roi de Prusse. Il s'y refuse. Les troupes rassemblées contre Napoléon vont attaquer Frédéric ; mais, secouru par l'empereur, il leur fait éprouver une défaite.
Encouragé par ce succès et voulant mettre un terme aux entreprises de George et de Frédéric, Bonaparte lève une immense armée et se dirige sur Moscou. Il bat en plusieurs rencontres l'armée des alliés , et arrive ainsi de victoire en victoire devant la capitale de la Moscovie ; mais cette ville , brûlée par les ordres de son gouverneur, Rostopchin, ne leur offre qu'un amas de ruines.
Forcé de battre en retraite, il rentre en France, toujours poursuivi par l'ennemi. Frédéric, Murât et plusieurs de ses maréchaux lui conseillent de rendre ses conquêtes ; Napoléon préfère mourir plutôt que de céder. Bien que trahi par son beau-père, il se défend courageusement, jusqu'à ce que le sénat , par l'organe de Chabrot , lui annonce sa déposition. Il abdique en faveur de son (ils et se résigne à partir pour l'ile d'Elbe, qui lui est assignée pour demeure. Avant de partir, il fait ses adieux en termes touchants à sa couronne et à la France. Marie-Louise se présente à lui ; mais il la repousse avec dédain , et se contente d'embrasser son tiLs . son unique espoir.
Ainsi se termine la tragédie, si l'on ne compte pas un discours final prononcé par l'auteur le plus hàbile à manier la parole , discours qui est encore une récapitulation de la pièce, couronnée par une salutation amicale au public. On voit que cette longue composition n'est qu'une espèce de chronique dialoguée, puisée directement dans les Victoires et conquêtes ou dans une Histoire de Napoléon , par un savant de village qui n'avait que du dédain pour les contes populaires dont le petit caporal est le héros. Sans doute on aura remarqué dans les noms , dans les faits et dans leur succession, nombre d'erreurs trop grosses pour entrer dans un livre imprimé, et qui sont certainement du fait du rimeur basque. Ces erreurs sont peu de chose quand on pense aux étranges déguisements sous lesquels nos anciens trouvères nous présentent Charlcmagne et les autres héros dont les actions avaient frappé l'imagination des masses ; mais ces personnages épiques étaient morts depuis longtemps , et à partir du moment où ils avaient disparu de la scène du monde, la pensée populaire, sans cesse fixée sur eux , n'avait réussi qu'à opérer la décomposition de ces grandes figures, tandis que celles de Napoléon, de ses lieutenants et de sas contemporains étaient encore présentes à l'esprit de plus d'un des spectateurs du drame où elles sont évoquées.
Si partout le peuple se montre plein d'admiration pour la puissance triomphante , même quand elle pèse sur lui , la faiblesse
courageuse qui entre en lutte avec elle lui inspire un tendre intérêt, et il n'a pas assez d'applaudissements pour les victoires de la prestesse sur la force. Chez nos voisins, Robin Hood et Foulques Fitz-Warin ont été longtemps les favoris de la foule ; chez nous , Eustache le Moine a trouvé un trouvère pour chanter ses exploits contre Renaud de Dampmartin, comte de Boulogne; mais le renom de ces héros n'a pas dépassé un certain rayon, un certain espace de temps, pendant que la popularité des quatre fils d' Aimon est devenue pour ainsi dire universelle et n'a que très-peu pâli au flambeau d'une civilisation plus avancée. Tout le monde a lu ou peut lire le livret de la Bibliothèque bleue*. Voyons ce que la légende des valeureux frères est devenue dans le Pays Basque entre les mains d'un auteur de pastorales.
Après le prologue obligé qui résume toute la pièce , celle des quatre fils d' Aimon s'ouvre par une scène entre Charlemagne accompagné de Turpin et de quelques-uns des douze pairs, et Aimon suivi de ses quatre fds. Charlemagne vient de faire exécuter le frère de ce baron : repentant ou plutôt voulant montrer qu'il tient à la famdle, et que le châtiment infligé à l'un de ses membres n'était qu'un acte de justice, il va nommer sénéchal Renaud, fils d' Aimon; mais loin d'être apaisés par ce choix, les quatre héros de la pièce n'en conçoivent que plus d'acharnement contre le traître qui a fait périr leur oncle. Leur devoir est de le venger. Après cette exposition, la scène, restée un moment vide, est occupée par Bertelot, neveu de Charlemagne, et Renaud. Tous deux commencent à jouer aux cartes. Une querelle s'engage , et Renaud tue Bertclot . Furieux , Charlemague ordonne à ses douze pairs de s'emparer des quatre frères et de les pendre ; mais ceux-ci se défendent courageusement et mettent en fuite les soldats venus pour les arrêter. A la suite de cette action , la mère d' Aimon conseille à ses fils de s'en aller en Allemagne pour échapper à la colère de l'empereur. Pour toute réparation, il ne demande, d'après
* Il en existe une analyse dans la Bibliothèque uniterselle des romans, juillet , 1778 , premier tolnme. p. 60-113, et dans l'Histoire des livres populaires cudêU littérature, du colportage, etc., par M. Charles Xisard. Paris, librairie d'Ainyot, MUCCCLlV, in-8°, ehap. XIV, i. Il , p. 501-528.
Tavis de Naimes, que le petit Richard. Renaud repousse cette offre avec indignation. Charlemagne alors fait jurer à Aimon de ne point aider ses fils , qui savent cependant IV contraindre à force de menaces et de prières, et la guerre est renvoyée au printemps. Dans l'intervalle , les quatre preux reçoivent un message du roi de Gascogne, Yon Golart, qui les prie de venir à son aide pour combattre les Sarrasins. Cette offre est acceptée, et les mécréants sont vaincus dans la personne de leur chef, Burgon, qui se convertit au christianisme. En même temps, l'archevêque Turpin bénit l'union de Renaud et de Claire, sœur de Golart. Cependant Charlemagne envoie un message au roi de Gascogne pour l'engager à lui livrer les quatre fils d' Aimon. Golart s'y refuse d'abord résolument; mais un second messager, porteur d'une lettre de Charlemagne , change sa résolution ; il persuade à Renaud et à ses frères que l'empereur veut faire la paix avec eux et qu'il les invite à sa cour. Pleins de confiance dans les paroles de Golart , les quatre fils d' Aimon enjambent leurs mulets et partent pour la cour; mais ils n'y trouvent que des ennemis. Forcés de se battre , ils en sont quittes pour quelques blessures. Un nouveau personnage qui n'a fait que se montrer au commencement de la pièce, parait alors : c'est Maugis, le cousin des quatre héros , qui a des remèdes pour toutes les maladies et le pouvoir d'enchanter les personnes. Averti par Golart , hors d'état de cacher plus longtemps son crime , du triste sort qui attendait Renaud et ses frères, il accourait en toute hâte à leur secours. Heureusement ses talents ne servent qu'à panser les blessures du jeune Richard, qui venait d'être délivré de prison. Cependant Yon est tourmenté par les cris de sa conscience, qui lui reproche son crime. Après avoir été la risée de Roland et d'autres, il entre en religion , et devient encore par là l'objet de nouvelles moqueries. Il repousse toutes ces insultes et se résigne à paraître devant ceux qu'il a si lâchement trahis. Touchés de son repentir, Renaud et ses frères lui pardonnent. Bientôt après a lieu entre les quatre fils d' Aimon, Charlemagne et ses pairs, un combat dans lequel le petit Richard est de nouveau fait prisonnier. Il est condamné à mort. Ripus allait l'exécuter, lorsque le patient est délivré par ses
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frères , qui font subir son sort au bourreau. Richard endosse les habits de celui-ci, et , se présentant devant Charlemagnc, il lui cause une affreuse surprise en lui apprenant ce <|ui s'est passé. Nouveau combat ; l'empereur et ses pairs sont mis en fuite. Cependant Maugis, dans une entrevue particulière, se laisse prendre par Olivarès. Chargé de chaînes, il est conduit devant Charlemagnc. Mais il a pour lui l'art de la magie ; au moyen de quelques herbes, il endort l'empereur et ses pairs, leur enlève couronne et épées, et se dégage ensuite de ses chaînes pour aller rejoindre ses cousins. Ceux-ci, enchantés de ce magnifique butin, consentent néanmoins à le rendre, pourvu que Charlemagnc veuille bien leur accorder la paix. L'empereur s'y eugage, mais à la condition que Maugis lui sera livré. Les fils d'Aimon ne peuvent s'y résoudre, ce qui occasionne un nouveau combat dans lequel Richard est encore pris. Après la bataille, Renaud dépêche un envoyé à Charlemagnc pour le menacer, s'il ne veut pas accorder la paix, de faire pendre le prisonnier. L'empereur persévère dans son obstination. Irrités d'un tel entêtement, les douze pairs et l'archevêque Turpin l'abandonnent, et c'est seulement alors que Charlemagnc consent à oublier l'injure qu'il avait reçue des quatre fds d'Aimon, et à leur rendre ses bonnes grâces. De son côté, Renaud fait sa soumission; et tout en se promettant bien de déboucher ensemble quelques bouteilles de bon vin vieux, ces ennemis d'autrefois s'agenouillent pour invoquer Dieu par un cantique d'adoration qui finit la pièce.
AMFSEMRKTS.