LEHEN FLOR1A. LA PREMIÈRE FLEUR
(3ub«roUrr«.) ( T«t« BoulUtn )
Eigcrra cira, maitia, Ma bien-aiméc, vous êtes jolie, je
Krraiten deizut eglria ; vous le dis en vérité ; je serais curieux
LE PAÏS BASQIE
Nourc eraman olhe «lcizii Zure lehen floria?
— Eztizu eghin izolcic , Ez eta ère kharrounic , Ene lehen floriari
K halte eghin dienic.
— Landan eder iratze , Bchia edcrrac aretche :
Zu bezalaco pollitetaric Désir nuke bi seme.
— Horren maite banaizu , Obrac eracats ilzazu ; Elizala eraman eta
Han espousa nezazu.
— Aphezac dira Espanan, Berretherrac Errounian.
Hourac hanti jin artino , Ghitian tehosta khamberan.
— Aita dizut hil berri, Amac eztizn ourth'erdi ; Zurckilan liberlitceco , Dolia dizut barnegui.
de savoir par qui votre première fleur a été cueillie.
— 11 n'a point fait do gelée, nous n'avons point vu de glace ou de froidure qui ait pu endommager ma première fleur.
— La fougère embellit les landes solitaires, la génisse donne son fruit au laboureur : de celles qui sont belles comme vous , je voudrais qu'il me naquit deux fils.
— Puisque vous m'aimez à ce point, montrez-le par vos actions; conduisezmoi à l'église et là épousez-moi.
— Les prêtres sont en Espagne, les clercs à Rome. En attendant qu'ils reviennent de ces pays-là, amusons-nous, ma belle, dans votre chambre.
— La mort de mon père est récente, celle de ma mère n'a pas une demiannée ; pour m 'amuser avec vous, mon deuil est trop profond.
— Oihaneco otsoua , Dolu dereiat, gaichoua.
Anchiekin lo'ghin , eta Zcren barouric beihoua.
— Euun ez ni otsoua, (îutiago gaichoua.
Anchiekin lo'ghinic ère, Countent gabez beinoua.
— Bortu goretan lanhape, Hour bazterretan ahate :
Zu bezalaco falsietaric Eztizut nabi deusere.
— Loup de la forêt, pauvret que tu es, je te plains en vérité. Tu as dormi avec l'agnelette blanche , pourquoi t'en retournes-tu à jeun ?
— Je ne suis pas un loup, moins encore suis -je un pauvret digne de pitié. J'ai dormi avec l'agnelette blanche, et je m'en vais à jeun parce qu'elle ne m'a point tenté.
— Le brouillard couronne les hautes montagnes, le canard barbol te et chante au bord des rivières : allez, Je n'ai que faire des perfides qui vous ressemblent.
komainces.