‹ Le Pays BasqueChapitre 64 sur 152 · COLLOQUE AMOUREUX · texte numérisé non relu

COLLOQUE AMOUREUX

(Dialocte »>ou>lia.}

La raille chantait en juillet et en août dan» les champs de froment; Lorsque je retournais cette année de chez mon amie, je l'ai entendue

l avec plaisir cinq fois.

L'amour me poussait, amie, vers votre porte et votre croisée.

L'amour qui veut avoir de l'amour peut en avoir *.

Je me suis épris d'amour pour une jeune fille, jamais je ne la quitterai,

Non, jamais, jusqu'à ce que je descende dans la tombe.

Le coucou met ses petits dans un petit trou sur la cime du chêne. Mère, je veux aussi me marier quand j'aurai l'âge. Mes camarades sont mariés il y a déjà longtemps.

Que la tleur de la violette est belle au printemps!

Il y a longtemps que je n'ai vu l'œil de ma bonne amie;

Peut-être la pauvre se souvient-elle de la foi qu'elle m'a jurée.

— Je m'en souviens, oui , je m'en souviens, je ne l'ai point oublié. Je souffre dans le monde autant qu'une Madeleine peut souffrir, Je mouille de mes larmes même le pain que je mange.

' Le 309* des |iroverbes recueillis par Oibenart «I ainsi conçu :

Mailazeac roailarc du harxe. < L'amour se paie par l'amour. >

— Gaua iihun, bidia luce, ez deia pena handia ï Cure ikhoustera jiten guira, izar charmagarria ; Bortha idecaguçu, eu tendreciaz bethia.

Gaua ilhun içanagatic argui mentsic cz dugu :

Izar charmagarri hura leihuan omen dagoçu;

Gu ctcliian sarthu artino, liarc arguituren deraicu.

— La nuit est sombre, longue est la route, n'est-ce pas une grande Nous venons vous voir, étoile charmante; j peine?

Ouvrez-nous la porte , 6 vous pleine de tendresse !

Quoique la nuit soit obscure, il ne nous manque pas de lumière :

Cette étoile charmante se tient, dit-on , à sa croisée;

Jusqu'à ce (pie nous soyons entrés dans la maison , elle nous éclairera.

Sl'IET BERA.

( Uto» n»'»rt4rra )

Zazpi urzo badohalci hamalaur hegalez, Oihanian bai tira haciren ezeurrez :

Ene biholza da bethea dolorez Cure begiii eztiac ikhnsi beharrez.

Muridu huntau bada nescato ederric; Bainan ez dut ikhuslen çuri parc dénie. Gaur curekin egoiteco fortuna banu nie , Bihotzeco doloren ez nuke beldurric.

— Cembat ère baitakic ederki minteateeu,

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(Oi«U:t« d« la tM:« I.'at»it« )

(Je vois) sept ramiers planant sur leurs quatorze ailes , Dans la forêt allant se nourrir de glands : Mon cœur accablé de chagrins iest aussi en proie i Au besoin de voir vos doux yeux.

Sur mes pas j'ai rencontré de belles filles ;

Mais je n'en vois point qui vous égalent.

Si pendant la soirée j'avais chance de vous entn'lenir,

Des chagrins du cieur je n'aurais plus souci.

— Malgré les accents flatteurs de ton beau langage,

LE PATS BASQUE.

Ez nue ez, hic uste beçain aise, trompaturen ; Egiiian mintça nadin , erraiten deraiat : Orai logale bainiz, juan hadi etcherat.

— Logale ciradeia , maitea , logale :

Orai ezaguteen dut ez nuçula maite.

Çaharren erranelan eguia guertliatcen :

Placerrari changrina ez delà fallatcen.

Santa-Catalinaren ondoco igandean, Maitia, orhoit cireia cer hilz cman cindaulan? Gau hotz terrible huntan çuganat nuçu jin : Bortha idecadazu barnerat sar nadin.

— Ama di/.u ohean, e t'ai ta sukhaldean; Heien bien artetic borthala ecin jin.

Icbilic egoileco heia eguiçu cin , bortha idekiren dut placer bacina jin.

— Oihanean cein eder den iratee berdea ! Iti hilz eguiteco banuke lchia;

Icbilic egoitera ni ez naiz hunat jin : liorlha idecadazu, barnerat sar nadin.

Non, non, aussi facilement que tu penses tu ne pourras pas me Et même pour te parler avec franchise je te dis : ; tromper ; J'ai sommeil à présent, retire-toi dans ta demeure.

— Vous avez sommeil, amie, vous avez sommeil : Maintenant je comprends que vous ne tenez plus a moi. Des anciens le dicton se trouve vrai ,

Qu'au plaisir le chagrin jamais ne manque.

Le dimanche suivant de Sainte-Catherine, Amie, vous souvenez-vous quelle promesse vous m'aviez faite? Dans cette nuit froide et cruelle vers vous je suis venu : De grâce ouvrez-moi que dans votre maison j'entre.

— Ma more, je l'ai au lit, et mon pore au foyer; Leur présence m'empoche d'aller jusqu'à la porte. Jurez de rester sans parler,

Et la porto vous sera ouverte, s'il vous plaît d'accepter.

— Dans les bois combien me plaît la fougère verte ! Vous dire deux seuls mots me serait aussi agréable; Mais pour rester en silence ici je ne suis pas venu :

La porte ouvrez-moi donc, que dans la maison j'entre.

8UIET BERA, [Dm Bifirtirra.j

Arlhizarra jalguitcn da goicetan lehcnic; H ura delà diote ororen ederrenic; Lurrian ikhusten dut bat ederchagoric , Ceruan ère ez baitu harc bere pareric.

Izar ederra , cira charmaz lutherie ; Ni ez naiteke bici çu ikbusigaberic :

Bortha idek'adaçu cne amoreagatic , Etchecoac obean baitira engoitic.

— Borlha idekiren dut çuri;

Bîiinan trompa neçaçun bcldur niz hargatic : Jaun gaztc chapeldunetan confidatu dénie, Nie ez dizut ikhusten trompatu ez dénie.

— Certaco niintço zira beraz eni hola?

Ez dakizua çuc guiçon galant bat nnicela Y Çuc ez dakizua bada galduco ez çaitudala , Troiuperiaric seculan phenxatu ez dudala?

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( Dt&l«ct« bao C4v»rrât9.)

L'étoile du matin se lève à l'horizon la première; Elle est, dit on, de toutes la plus belle; Mais sur la terre j'en vois une plus belle encore, Qui au ciel n'a pas sa pareille.

Belle étoile, vous êtes pleine de charmes;

(Pour) moi, je ne pourrais plus vivre sans votre présence :

Ouvrez-moi donc la porte au nom de l'amour,

Puisque vos parents sans doute sont dans le sommeil.

— J'ouvrirai la porte au nom de l'amour;

Je crains cependant que vous ne me trompiez :

De celles qui ont eu confiance en de jeunes messieurs portant

J'en vois peu qui n'aient pas été dupes. [chapeaux,

— Pourquoi donc me parlez- vous sur ce ton?

Ne savez-vous donc point que je suis homme d'honneur ?

Ne savez vous pas que je ne veux point vous nuire,

Que je n'ai jamais conçu de fourberies dans mes pensées?

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