SÉPARATION
Argumint.
Battu dans une partie de paume où se trouvaient engagés des paris considérables , le jeune Betiri quitte à bas bruit Sare t théâtre de sa défaite, et s'embarque pour les Antilles. Tout porte à croire qu'il s'appliqua à se faire oublier, il parait même qu'il ne donna plus de ses nouvelles ; mais nu ami , qui connaissait le cœur de l'exilé et l'amour qu'il gardait pour la jeune Magna, se fit l'interprète des deux amants. Pour rendre les sentiments qu'ils devaient
éprouver au moment de leur séparation , il imagina une dernière entrevue qui n'avait pas eu lieu , et composa un dialogue répandu aujourd'hui dans tout le Pays Basque. Si Ton fait attention à la grâce et au pathétique qui régnent dans cette petite scène, on verra qu'elle n'est point indigne d'un pareil honneur.
Je l'ai empruntée à un article de M. J. Duvoisin sur le jeu de paume, inséré dans Y Album pyrénéen f. S'il faut eu croire l'écrivain , l'auteur des vers qui suivent était un certain Christoval d'Oyhanto, poëte en renom dans son pays. Ils ne seraient pas plus vieux que 1830.
OEHEZCUN ZA.
(B*»« atf«rUrr«.)
BKT1RI.
Orai hasten naiz cantateen , nere penen deelarateen. Eztitasunez bethe lili bat aspaldi dut adorateen ; Harenganican urruntceaz b'diotza zait erdirateen.
Adios , nere maitea , nere penen ithurria. Zureganican urruntcea, iduritceu zait hilteia. Behin-bethicotzat jinen nuzu , galtcen oz badut bicia.
Ger derautazu erraiten? Orai nauzula kitateen? Egunac urthe idurilcen zaizkit, nun etciludan ikhuslen. lu galduzgueroz gueldituren naiz, pena changrinez iharlccn.