‹ Le Pays BasqueChapitre 80 sur 152 · LA JEUNE FILLE TROMPÉE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE TROMPÉE

Rien de gracieux comme les quatre couplets dans lesquels une pauvre fille conte pudiquement sa mésaventure sous le voile de l'allégorie. Victime d'une séduction, elle envoie son enfant au citadin qui l'a trompée ; mais celui-ci refuse de le recevoir et déclare n'avoir aucun souvenir de cette paternité. Que va dire la malheureuse mère? Elle va, sans doute, se répandre en plaintes et en reproches ? Rien de tout cela. Elle rouvre ses bras à son enfant, lui prodigue les paroles les plus tendres, et promet de lui donner le nom de son père, seule vengeance qu'elle veuille tirer d'un ingrat.

Dans un dernier couplet, elle parle de sa tristesse, dont elle ue nous avait rien dit , et propose son exemple à ses jeunes compagnes en les engageant à ne pas le suivre. Ces deux nouveaux traits , joints à la qualité d'auteur qu'elle semble prendre en parlant à la première personne , complètent le portrait et achèvent la conquête de notre sympathie eu faveur de l'original.

NESCATO GaZTIA TROMPATI A .

( Baoa nafartarra.)

Arrosa bouqueta bat oxailan sorthuric Igorri içan dacot jaun hari goraintci , Landaria nuiela liaren baratcetic; Hura beguira deçan nitaz oroituric.

Jaun harec uste bainuien placer çukela Bcre landarelican içaitiaz bouqueta , Guibelerat igorri du nahi ez duela, Landareric emanic orhoitcen ez delà.

Bouqueta charmagarria, ongui ethorri circla! Nie ez zaitut uteiren jaun harec beçala. Frescoki çaitut hachen neure bulharrian , Deithatcen çaitudalaric jaun baren icenian.

Ene gaztc lagunac, liberti raitezte; Aspaldian ni hemen nagoçu triste.

Jaun gazte chapelduner ihes eguiçute :

Heien errecontruec ni galdu bainaute.

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