SCÈNE I
ABD-EL-RAHMAN à Ambrou.
Nous avons à jamais abattu la puissance des chiens de chrétiens ; nous avons montré au monde de quoi sont capables les enfants du saint prophète. Pour ma part, Ambrou, je vous rends les grâces que vous avez méritées pour avoir, en ce jour, délivré du joug tous les musulmans.
AMDROD.
Non , seigneur, je ne suis pas digne de tant de louanges pour avoir fait fuir les méchants; c'est au grand Mahomet que vous devez rendre grâces; c'est lui qui toujours ranime le cœur de vos soldats *.
Osman vient annoncer au calife que San tarin est arrivé avec quatre prisonniers de condition. Il raconte comment ils ont été atteints dans une gorge de montagne, et que Santarin a tué un cinquième prisonnier, qui était une femme. C'était la reine de Navarre.
Deux sont hommes; il y avait trois femmes. L'une, bien
âgée, tenait en main une croix. Santarin, furieux, l'a pourfendue avec son cimeterre. Elle est tombée dans les bras d'une jeune fille qui , poussant des cris déchirants , la pressait tout ensanglantée contre son sein *.
Le calife donne à Hassan l'ordre d'introduire les prisonniers, et , s'adressant au plus ancien , il lui dit d'un ton irrité :
Quel nom as-tu, malheureux chrétien?
ABARCA , avec dignité.
Soldat du Christ, roi de Navarre *.
1 ADEBBAB.
Ehortcl ditugB-bai, Arobro, Cristau ueurrae. Cer dlrcn eracuxi profetearen baurrac.
Riboriecn deraiikitrot merecilu eskerrae; Zoc librala dJtotxv, egun , Mabometarrac,